Vous pouvez la consulter à des fins de recherche ou à titre de référence.Pour accéder aux renseignements actuels, visitez le site « NatureCounts - L’état des populations d’oiseaux du Canada » (lien externe).
Les tendances de population pour cette espèce nichant dans l’Arctique ne sont pas bien connues. Le Canada abrite environ 1 000 colonies de nidification de taille généralement assez modeste – certains couples nichant même seuls – réparties dans l’Arctique, ce qui rend difficile le suivi de l’espèce (Petersen et al. 2015). Des relevés de Goélands bourgmestres ont été effectués de manière irrégulière à quelques lieux de reproduction au Nunavut. L'effectif de l'espèce a diminué d’environ 50 % entre 1985 et 1997 aux îles Belcher, et entre 1980 et 2008 dans le détroit de Digges (Gilchrist et Robertson 1999, Gaston et al. 2009). À l’île Coats, l'une des deux colonies a connu peu de changement alors que l’autre a connu une diminution importante entre 1979 et 1995 (Petersen et al. 2015). Une baisse d’effectif de 80 % a été observée à une colonie de l’île Prince Leopold de 1975 à 2008 (Petersen et al. 2015). Fait intéressant, les chasseurs inuits des régions de Resolute Bay, Grise Fiord, Iqaluit et Arctic Bay, au Nunavut, ont rapporté que les populations locales de l’espèce ont augmenté au cours des dernières décennies (Petersen et al. 2015). Des baisses d’effectif semblent aussi avoir eu lieu dans des colonies de l’Extrême-Arctique (Gaston et al. 2009), mais seule une petite partie de la population nicheuse y est suivie. Bien que l'effectif ait augmenté dans des zones habitées de l'Alaska (Noel at al. 2006), probablement en raison des décharges publiques, on ne connaît pas bien les tendances de population dans l'ouest de l'Arctique canadien. Le Recensement des oiseaux de Noël (RON) fait état d’effectifs observés en hiver, mais les échantillons sont de faible taille et le pourcentage d’oiseaux canadiens qu’ils renferment est inconnu. Les résultats du RON laissent croire à des hausses d’effectif dans la région des Grands Lacs et dans certaines parties des provinces maritimes, mais la tendance générale, aux échelles tant nationale que continentale, est une diminution importante (Meehan et al. 2018). Somme toute, la population canadienne du Goéland bourgmestre a très probablement diminué de façon modérée depuis environ 1970, mais la fiabilité de cette évaluation est jugée faible du fait que des changements de répartition pourraient expliquer certains des changements à petite échelle observés (Petersen et al. 2015). Étant donné le peu de données sur l’état de la population du Goéland bourgmestre par rapport à 1970, et l’incertitude concernant l’état actuel de la population, une population nationale cible de l'espèce n'a pas encore été déterminée.