État de la population

Albatros à queue courte
(Phoebastria albatrus)

La plupart des Albatros à queue courte nichent sur une île volcanique, active par intermittence, du Japon. L’aire de répartition de l’espèce s’étend de la péninsule de la Basse-Californie au sud jusqu’au détroit de Béring au nord; elle fréquente parfois les mers de Béring et des Tchouktches. Elle ne niche pas au Canada, mais elle fréquente les eaux au large de la Colombie-Britannique. Par le passé, lorsque sa population mondiale était estimée à des millions d’individus (COSEPAC 2013g), l’Albatros à queue courte était sans doute très commun sur la côte ouest du Canada. Toutefois, après que l’espèce eût été chassée pour ses plumes dans ses colonies durant 70 ans, on croyait qu’elle était disparue en 1949 (Austin 1949; Tickell 2000). Elle a cependant persisté, apparemment grâce à un petit nombre d’individus qui parcouraient le Pacifique durant les dernières chasses (Austin 1949, COSEPAC 2013g). Depuis, sa population mondiale a remonté à environ 3500 individus (USFWS 2012). Sa population reproductrice totale est actuellement estimée à 592 couples (ACAP 2014). La population augmente actuellement d’environ 7 % par année (USFWS, 2005, ACAP 2014), et on prévoit que l’espèce deviendra plus commune dans les eaux canadiennes (Kenyon et al. 2009). Les observations annuelles le long de la côte ouest des États-Unis et de la Colombie-Britannique augmentent. De 1960 à 1995, seulement 11 observations de l’espèce ont été signalées dans les eaux canadiennes du Pacifique et à proximité, tandis que 76 observations (environ 82 individus) y ont été signalées depuis 1996 (COSEPAC 2013g, voir l’annexe 1; K. Morgan, Environnement Canada, comm. pers.). Les données de surveillance sont insuffisantes pour déterminer si la population qui fréquente les eaux canadiennes a changé depuis 1970. Toutefois, depuis une décennie, les observations fortuites de l’espèce au large de la côte britanno-colombienne ont augmenté d’environ 6,5 % par année (COSEPAC 2013g), bien que cette valeur soit peut-être en partie attribuable à l’intensification des activités de recherche.

 

Références