Hirondelle noire
(Progne subis)

Sommaire

Photo d’un oiseau
© Christian Artuso
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L'Hirondelle noire, la plus grande hirondelle d'Amérique du Nord, est un oiseau répandu dans la plus grande partie de l'est et du centre du Canada; il y a également une population isolée sur la côte de la Colombie-Britannique. Le Relevé des oiseaux nicheurs révèle que la population a subi une diminution d'environ 42 % depuis 1970. Le déclin le plus important a été observé dans la région de conservation des oiseaux de la Plaine du Saint-Laurent et des lacs Ontario et Érié, où l'espèce atteint sa plus forte densité. Depuis le début des années 1900, l'Hirondelle noire a été presque entièrement dépendante des nichoirs d'origine humaine pour les sites de nidification (Brown et Tarof 2013). Cette espèce a été identifiée comme étant une priorité de conservation et/ou d’intendance dans une ou plusieurs stratégies régionales de conservation des oiseaux au Canada.

Désignations

Principales désignations pour l’espèce
DésignationÉtatDateSous-espèces, population
UICN (Mondial)Préoccupation mineure2018 
Espèces Sauvages (Canada)En sécurité2015 
Régions de conservation des oiseauxEspèces prioritaires2013 

État de la population

Région géographique ou populationVariation de la population par rapport à environ 1970FiabilitéSituation de la population par rapport à l’objectif
CanadaDiminution modéréeÉlevéeInférieure au niveau acceptable
 

Estimation de la population

Région géographique ou populationEstimation de la population
Canada50,000 à 500,000 adultes
 

Cartes de répartition

 

Stratégie de migration, occurrence

Migrateur sur de longues distances

La responsabilité pour la conservation

Région géographiqueResponsabilité basée sur le % de la population mondiale
CanadaFaible

Période générale de nidification au Canada

La période de nidification débute entre la fin avril et la fin mai et se termine à la mi-août, selon la région. Avant ou après cette période, la probabilité de présence d'un nid actif est plus faible.
 

Conservation et gestion

La population de nombreuses espèces d'hirondelles, de martinets et d'engoulevents a diminué dans la plus grande partie de l'Amérique du Nord, et les tendances montrent des changements négatifs dans les années 1980 (Smith et al. 2015). Le déclin important de la population d'Hirondelles noires dans la région des Grands Lacs donne à penser que l'espèce pourrait être touchée par certains des facteurs qui sont également à l'origine de la baisse d'autres oiseaux insectivores en vol (p. ex. changements des populations d'insectes volants, ainsi que changements du paysage, produits chimiques toxiques et changements climatiques; Blancher et al. 2009, Nebel et al. 2010). À l'heure actuelle, dans la portion est de son aire de répartition en Amérique du Nord, cette espèce cavernicole niche presque exclusivement dans des structures et des nichoirs construits par l'homme (Brown et Tarof 2013). L'Hirondelle noire pourrait être touchée négativement dans certaines régions en raison de la disponibilité restreinte des sites de nidification et de la concurrence avec le Moineau domestique et l'Étourneau sansonnet, ainsi qu'à cause de l'utilisation de pesticides sur les aires d'hivernage (Brown et Tarof 2013). À partir de 1985, l'Hirondelle noire a presque disparu de la Colombie-Britannique, mais la population s'est rétablie après l'installation de nichoirs dans la zone intertidale (Cousens et Davidson 2015). L'espèce est particulièrement sensible au froid, et ce facteur réduit la capacité de l'oiseau à trouver des insectes proies; les intempéries tuent un plus grand nombre d'Hirondelles noires que l'ensemble des autres causes de mortalité (Brown et Tarof 2013).

 

Stratégies régionales de conservation des oiseaux

Environnement et Changement climatique Canada et ses partenaires ont mis au point des Stratégies régionales de conservation des oiseaux dans chacune des Régions de conservation des oiseaux (RCO) au Canada. Dans ces stratégies, une espèce est identifiée comme étant prioritaire pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

  • à cause des préoccupations à propos de sa conservation (c.-à-d., une espèce qui est vulnérable en raison de la taille de sa population, de sa répartition, de sa tendance démographique, de son abondance ou de menaces)
  • à cause d’une responsabilité d’intendance (c.-à-d., une espèce qui caractérise l’avifaune régionale, ou qu’une proportion importante de son aire de distribution ou d’abondance se situe dans la région)
  • à cause d’une responsabilité de gestion (c.-à-d., une espèce qui nécessite une gestion continue en raison de son importance socioéconomique comme espèce d’intérêt cynégétique ou en raison de son effet sur d’autres espèces ou habitats)
  • à cause d’autres préoccupations (c.-à-d., des experts régionaux jugent une espèce comme étant prioritaire pour des raisons autres que celles énumérées ci-dessus ou parce qu’elles sont inscrites en tant qu’espèces en péril ou préoccupantes à l’échelle provinciale)

Sélectionnez l’une des sous-régions ci-dessous pour accéder à la stratégie RCO pour plus d’informations.

RCO, unités biogéographiques marines et sous-régions dans lesquelles l'espèce a été identifiée comme étant prioritaire
RégionSous-région et type de priorité
Forêt mixte boréaleForêt mixte boréale, sous-région et type de priorité : Ontario et Manitoba -- Conservation
Forêt pluviale du nord du pacifiqueForêt pluviale du nord du pacifique, sous-région et type de priorité : Pacifique et Yukon -- Autre
Plaine du Saint-Laurent et des lacs Ontario et ÉriéPlaine du Saint-Laurent et des lacs Ontario et Érié, sous-région et type de priorité : Ontario -- Conservation
Plaine du Saint-Laurent et des lacs Ontario et ÉriéPlaine du Saint-Laurent et des lacs Ontario et Érié, sous-région et type de priorité : Québec -- Autre
Plaines de la taïga boréalPlaines de la taïga boréal, sous-région et type de priorité : Prairies et Nord -- Autre
 

Références