Goéland bourgmestre
(Larus hyperboreus)

Sommaire

Photo d’un oiseau
© Ted Krug
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Le Goéland bourgmestre se reproduit dans l'Arctique circumpolaire; au Canada, il niche depuis le nord du Labrador jusque dans l’Extrême-Arctique. Des relevés effectués dans l'est de l'Arctique et dans l’Extrême-Arctique indiquent des baisses d’effectif, mais ces relevés ont été réalisés de façon irrégulière et n’ont couvert qu'une faible partie de la population. Les résultats du Recensement des oiseaux de Noël laissent penser que la population hivernante diminue, mais la diminution indiquée par ces résultats pourrait s’expliquer en partie par une redistribution des oiseaux. Somme toute, la population canadienne de l’espèce a probablement connu une diminution modérée depuis environ 1970, mais la fiabilité de cette évaluation est jugée faible.

Désignations

Principales désignations pour l’espèce
DésignationÉtatDateSous-espèces, population
UICN (Mondial)Préoccupation mineure2018 
Espèces Sauvages (Canada)Apparemment en sécurité2015 

État de la population

Région géographique ou populationVariation de la population par rapport à environ 1970FiabilitéSituation de la population par rapport à l’objectif
CanadaDiminution modéréeFaibleDonnées insuffisantes
 

Estimation de la population

Région géographique ou populationEstimation de la population
Canada50,000 à 100,000 oiseaux nicheurs
 

Cartes de répartition

 

Stratégie de migration, occurrence

Migrateur sur de courtes distances

La responsabilité pour la conservation

Région géographiqueResponsabilité basée sur le % de la population mondiale
CanadaFaible

Période générale de nidification au Canada

La période de nidification débute entre la fin mai et la mi-juin et se termine à la fin juillet, selon la région. Avant ou après cette période, la probabilité de présence d'un nid actif est plus faible.
 

Conservation et gestion

On a découvert qu'au Canada et dans l'Arctique circumpolaire, les Goélands bourgmestres renferment de fortes concentrations de contaminants tels que des composés organiques persistants et des métaux lourds (Weiser et Gilchrist 2012). Parmi les autres menaces pesant sur l’espèce, on compte la récolte d’œufs et le manque de nourriture, ainsi que diverses menaces qui pourraient l’affecter dans l’ensemble de l’aire qu’elle occupe en dehors de la période de reproduction (Petersen et al. 2015). La prédation accrue d’œufs et de poussins et/ou l’abandon de nids dû au dérangement sont de plus en plus préoccupants, phénomènes liés à la perte de glace de mer qui force les ours blancs à se tourner vers de nouvelles proies, sur la terre ferme, faisant des oiseaux de mer nichant au sol des cibles faciles (Kuletz et al. 2017 et références y incluses). Les Goélands bourgmestres se nourrissent souvent dans des décharges publiques aux alentours des collectivités de l'Arctique et à l'extérieur de l'Arctique en hiver. Ce comportement a contribué à l'augmentation d’effectif observée en Alaska (Noel at al. 2006). Le programme Conservation de la faune et de la flore arctiques a retenu le Goéland bourgmestre comme une des quelques espèces d’oiseaux de mer qui seront suivies par tous les pays circumpolaires (tendances de population, reproduction annuelle et contaminants; Weiser et Gilchrist 2012), mais on ne dispose pas pour le moment de données de tendance de population pour le Canada (Kuletz et al. 2017).

 

Stratégies régionales de conservation des oiseaux

Environnement et Changement climatique Canada et ses partenaires ont mis au point des Stratégies régionales de conservation des oiseaux dans chacune des Régions de conservation des oiseaux (RCO) au Canada. Dans ces stratégies, une espèce est identifiée comme étant prioritaire pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

  • à cause des préoccupations à propos de sa conservation (c.-à-d., une espèce qui est vulnérable en raison de la taille de sa population, de sa répartition, de sa tendance démographique, de son abondance ou de menaces)
  • à cause d’une responsabilité d’intendance (c.-à-d., une espèce qui caractérise l’avifaune régionale, ou qu’une proportion importante de son aire de distribution ou d’abondance se situe dans la région)
  • à cause d’une responsabilité de gestion (c.-à-d., une espèce qui nécessite une gestion continue en raison de son importance socioéconomique comme espèce d’intérêt cynégétique ou en raison de son effet sur d’autres espèces ou habitats)
  • à cause d’autres préoccupations (c.-à-d., des experts régionaux jugent une espèce comme étant prioritaire pour des raisons autres que celles énumérées ci-dessus ou parce qu’elles sont inscrites en tant qu’espèces en péril ou préoccupantes à l’échelle provinciale)

Sélectionnez l’une des sous-régions ci-dessous pour accéder à la stratégie RCO pour plus d’informations.

RCO, unités biogéographiques marines et sous-régions dans lesquelles l'espèce a été identifiée comme étant prioritaire
RégionSous-région et type de priorité
AucunAucun
 

Références