Vous pouvez la consulter à des fins de recherche ou à titre de référence.Pour accéder aux renseignements actuels, visitez le site « NatureCounts - L’état des populations d’oiseaux du Canada » (lien externe).
Le Goéland bourgmestre se reproduit dans l'Arctique circumpolaire; au Canada, il niche depuis le nord du Labrador jusque dans l’Extrême-Arctique. Des relevés effectués dans l'est de l'Arctique et dans l’Extrême-Arctique indiquent des baisses d’effectif, mais ces relevés ont été réalisés de façon irrégulière et n’ont couvert qu'une faible partie de la population. Les résultats du Recensement des oiseaux de Noël laissent penser que la population hivernante diminue, mais la diminution indiquée par ces résultats pourrait s’expliquer en partie par une redistribution des oiseaux. Somme toute, la population canadienne de l’espèce a probablement connu une diminution modérée depuis environ 1970, mais la fiabilité de cette évaluation est jugée faible.
On a découvert qu'au Canada et dans l'Arctique circumpolaire, les Goélands bourgmestres renferment de fortes concentrations de contaminants tels que des composés organiques persistants et des métaux lourds (Weiser et Gilchrist 2012). Parmi les autres menaces pesant sur l’espèce, on compte la récolte d’œufs et le manque de nourriture, ainsi que diverses menaces qui pourraient l’affecter dans l’ensemble de l’aire qu’elle occupe en dehors de la période de reproduction (Petersen et al. 2015). La prédation accrue d’œufs et de poussins et/ou l’abandon de nids dû au dérangement sont de plus en plus préoccupants, phénomènes liés à la perte de glace de mer qui force les ours blancs à se tourner vers de nouvelles proies, sur la terre ferme, faisant des oiseaux de mer nichant au sol des cibles faciles (Kuletz et al. 2017 et références y incluses). Les Goélands bourgmestres se nourrissent souvent dans des décharges publiques aux alentours des collectivités de l'Arctique et à l'extérieur de l'Arctique en hiver. Ce comportement a contribué à l'augmentation d’effectif observée en Alaska (Noel at al. 2006). Le programme Conservation de la faune et de la flore arctiques a retenu le Goéland bourgmestre comme une des quelques espèces d’oiseaux de mer qui seront suivies par tous les pays circumpolaires (tendances de population, reproduction annuelle et contaminants; Weiser et Gilchrist 2012), mais on ne dispose pas pour le moment de données de tendance de population pour le Canada (Kuletz et al. 2017).
Environnement et Changement climatique Canada et ses partenaires ont mis au point des Stratégies régionales de conservation des oiseaux dans chacune des Régions de conservation des oiseaux (RCO) au Canada. Dans ces stratégies, une espèce est identifiée comme étant prioritaire pour une ou plusieurs des raisons suivantes :
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