Pic de Lewis
(Melanerpes lewis)

Sommaire

Photo d’un oiseau
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Le Pic de Lewis niche dans des prairies, des forêts claires de pins ponderosas et de douglas de Menzies, des peupleraies riveraines et d’anciens brûlis du sud de la Colombie-Britannique. Une population côtière a disparu et la petite population hivernante a été réduite à un ou deux individus. La population nicheuse canadienne est estimée entre 315 et 460 paires (Environnement Canada 2014). Les données du Relevé des oiseaux nicheurs laissent entendre que l'espèce a subi un déclin modéré au Canada depuis 1970 environ. En 2010, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a révisé son évaluation du statut de cette espèce en le faisant passer d'« espèce préoccupante » à  « menacée », en raison de sa faible population, du  déclin continu et des menaces qui pèsent sur son habitat de reproduction (COSEPAC 2010a, COSEPAC 2001). Cette espèce a été identifiée comme étant une priorité de conservation et/ou d’intendance dans une ou plusieurs stratégies régionales de conservation des oiseaux au Canada.

Désignations

Liste des principales désignations pour l’espèce
DésignationÉtatDateSous-espèces, population
COSEPAC (Canada)Menacée2010 
LEP (Canada)Menacée2012 
UICN (Mondial)Préoccupation mineure2012 
Partenaries d'envol (Amérique du nord)Liste d'intendance, Liste de surveillance2012 
Espèces Sauvages (Canada)Possiblement en péril2010 
Stratégies régionales de conservation des oiseauxEspèces prioritaires2013 

État de la population

Région géographiqueÉtatFiabilité
CanadaDiminution modéréeMoyenne
 

Estimation de la population

Canada< 5,000 adultes
 

Cartes de répartition

 

Stratégie de migration, occurrence

Migrateur sur de courtes distances

La responsabilité pour la conservation de la population mondiale

CanadaFaible

Conservation et gestion

Le Pic de Lewis nidifie généralement dans des prairies, des forêts claires de pins ponderosas, ainsi que dans les peupleraies matures. L'espèce bénéficierait de travaux d’aménagement visant à maintenir ou à restaurer ces habitats. On recommande de conserver les importants habitats de nidification, notamment les peupleraies anciennes, de cesser l’abattage (pour du bois de chauffage) d’arbres susceptibles d’être utilisés par l’espèce, de modifier la gestion des arbres dangereux de façon à éliminer le danger sans abattre ces arbres, et de pratiquer des brûlages dirigés afin de maintenir un sous-étage dégagé dans ces forêts (Environnement Canada 2014, Vierling et al. 2013). L'espèce nidifie également dans les forêts de douglas et de pins brûlées, mais ces habitats ne lui sont propices que durant moins de 30 ans avant que les nouvelles forêts ne deviennent trop denses (Vierling et al. 2013). À l'avenir, des relevés scientifiques effectués en Colombie-Britannique pourraient fournir des données sur les tendances à long terme (Environnement Canada 2014). Pour obtenir des renseignements sur le statut juridique de cette espèce en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et pour visualiser les documents pertinents relatifs au rétablissement, consulter le Registre public des espèces en péril.

 

Stratégies régionales de conservation des oiseaux

Environnement et Changement climatique Canada et ses partenaires ont mis au point des Stratégies régionales de conservation des oiseaux dans chacune des Régions de conservation des oiseaux (RCO) au Canada. Dans ces stratégies, une espèce est identifiée comme étant prioritaire pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

  • à cause des préoccupations à propos de sa conservation (c.-à-d., une espèce qui est vulnérable en raison de la taille de sa population, de sa répartition, de sa tendance démographique, de son abondance ou de menaces)
  • à cause d’une responsabilité d’intendance (c.-à-d., une espèce qui caractérise l’avifaune régionale, ou qu’une proportion importante de son aire de distribution ou d’abondance se situe dans la région)
  • à cause d’une responsabilité de gestion (c.-à-d., une espèce qui nécessite une gestion continue en raison de son importance socioéconomique comme espèce d’intérêt cynégétique ou en raison de son effet sur d’autres espèces ou habitats)
  • à cause d’autres préoccupations (c.-à-d., des experts régionaux jugent une espèce comme étant prioritaire pour des raisons autres que celles énumérées ci-dessus ou parce qu’elles sont inscrites en tant qu’espèces en péril ou préoccupantes à l’échelle provinciale)

Sélectionnez l’une des sous-régions ci-dessous pour accéder à la stratégie RCO pour plus d’informations.

RCO, unités biogéographiques marines et sous-régions dans lesquelles l'espèce a été identifiée comme étant prioritaire
RégionSous-région et type de priorité
Forêt pluviale du nord du pacifiqueForêt pluviale du nord du pacifique, sous-région et type de priorité : Région du Pacifique et du Yukon
Grand bassinGrand bassin, sous-région et type de priorité : Région du Pacifique et du Yukon
Rocheuses du NordRocheuses du Nord, sous-région et type de priorité : Région du Pacifique et du Yukon
 

Références