Profil d'espèce

Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa Population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie

Nom scientifique : Calidris canutus rufa
Autres noms/noms précédents : Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa
Taxonomie : Oiseaux
Répartition du COSEPAC : Territoires-du-Nord-Ouest, Nunavut, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2020
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: A2bc+4bc
Justification de la désignation du COSEPAC: Cet oiseau de rivage de taille moyenne se reproduit dans le centre de l’Arctique canadien et hiverne dans la Terre de Feu, sur la pointe sud de l’Amérique du Sud, ce qui équivaut à une migration de plus de 30 000 km, aller-retour, chaque année. Les relevés hivernaux annuels indiquent que la population de quelque 7 500 individus matures a connu un déclin de 73 % au cours des 3 dernières générations. La qualité de l’habitat est à la baisse dans les sites de reproduction, les haltes migratoires et les sites d’hivernage. Les déclins de la population et de la qualité de l’habitat devraient se poursuivre. La population se rassemble pendant la migration dans quelques sites clés sur la côte est de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud ainsi que dans les lieux d’hivernage, ce qui la rend très vulnérable aux menaces. Les menaces sont notamment la pêche aux limules (dont les œufs sont une source de nourriture essentielle aux individus migrant vers le nord) dans la baie du Delaware, la perturbation et la prédation causées par les populations de faucons en voie de rétablissement, l’exploitation pétrolière et les perturbations dues aux activités récréatives. Les risques posés par l’exposition à des tempêtes et à d’autres phénomènes météorologiques violents pendant les très longs vols migratoires transocéaniques pourraient augmenter sous l’effet des changements climatiques.
Historique du statut du COSEPAC: La sous-espèce rufa a été considérée comme une seule unité (composée uniquement d'oiseaux hivernant dans le sud dans la Terre de Feu et en Patagonie) et a été désignée « en voie de disparition » en avril 2007. Selon le rapport sur les unités désignables du Bécasseau maubèche (COSEPAC, 2019), une nouvelle structure de population a été proposée et acceptée par le COSEPAC; deux groupes précédemment évalués sous le « type roselaari » ont été transférés à la sous-espèce rufa (population hivernant dans le nord-est de l’Amérique du Sud et population hivernant dans le sud-est des États-Unis, le golfe du Mexique et les Caraïbes). La population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie de la sous-espèce rufa a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2020.
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2012-06-20

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Taxinomie

Il existe actuellement six sous-espèces de Calidris canutus, le Bécasseau maubèche. Parmi ces sous-espèces formant des populations distinctes, trois sont présentes au Canada : le C. c. rufa, le C. c. roselaari et le C. c. islandica.

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Description

Le Bécasseau maubèche est un oiseau de rivage de 25 cm de longueur. Comme tous les bécasseaux, il possède un long bec droit, une petite tête, de longues pattes et des ailes longues et effilées donnant au corps un profil allongé et fuselé. Durant la saison des amours, le plumage du Bécasseau maubèche change de couleur : la face, le cou, la poitrine et une bonne part des parties inférieures de l’oiseau prennent une coloration cannelle roussâtre. Les ailes portent une barre blanche et les plumes des parties supérieures sont brun foncé ou noires, avec du roux et du gris, ce qui donne au dos une apparence pailletée. Les mâles tendent à avoir une coloration plus éclatante que celle des femelles, leurs parties inférieures présentant davantage de roux. En plumage d’hiver, le Bécasseau maubèche est terne, ses parties inférieures étant blanches et son dos, gris pâle. Le haut de la poitrine et les flancs sont parcourus de rayures grisâtres ou brunâtres, et la tête présente un motif grisâtre terne et une raie blanchâtre au-dessus de l’oeil. Le plumage des jeunes ressemble à celui des adultes, mais se distingue par son apparence écailleuse. Ils peuvent aussi présenter une coloration diffuse chamois pâle terne sur la poitrine.   Les individus de la sous-espèce rufa se distinguent des autres Bécasseaux maubèches, notamment par leur plumage nuptial roux plus pâle.

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Répartition et population

Les Bécasseaux maubèches de la sous-espèce rufa se reproduisent dans le centre de l’Arctique canadien et hivernent dans la Terre de Feu, à la pointe sud de l’Amérique du Sud. Ils migrent ainsi sur des milliers de kilomètres. Durant la migration vers le sud, d’importants effectifs de Bécasseaux maubèches passent par la côte sud-ouest de la baie d’Hudson (Manitoba et Ontario) et les côtes ouest et sud de la baie James (Ontario) en juillet et en août. L’extrémité sud-est de l’île Akimiski, dans la baie James, semble aussi un secteur important pour l’espèce. Des Bécasseaux maubèches ont aussi été signalés en petit nombre sur la côte sud de la baie James, au Québec. Actuellement, les secteurs les plus importants pour les Bécasseaux maubèches de la sous-espèce rufa en migration dans l’est du Canada se trouvent le long de la rive nord du Saint-Laurent, au Québec. Durant la migration vers le nord, de grandes volées de Bécasseaux maubèches, probablement en provenance de la baie du Delaware, ont été observées dans le sud de la baie James. De grandes concentrations sont parfois observées autour du lac Ontario.   Au Canada, les Bécasseaux maubèches de la sous-espèce rufa nichent dans les îles Coats et Mansel dans le nord de la baie d’Hudson, dans l’île Southampton, sise près de la côte est de la même baie, dans les îles du bassin de Foxe, dont l’île du Prince-Charles et l’île Rowley, ainsi que sur la côte ouest de l’île de Baffin, probablement dans la région de la péninsule de Boothia, dans l’île du Roi-Guillaume, et dans les secteurs sud de l’île Victoria.     La taille de la population de Bécasseaux maubèches de la sous-espèce rufa est de 13 500 à 15 000 adultes en 2007, selon les dénombrements effectués dans ses quartiers d’hiver. Ces données laissent penser que la population a diminué de 70 % entre le début des années 1980 et la fin des années 2000. Les nombres d’oiseaux observés dans les principaux lieux d’hivernage, dans la Terre de Feu, sont demeurés assez stables jusqu’en 2000, après quoi ils ont fortement chuté. Il reste peu de rufa aux autres sites d’hivernage qu’on trouve le long de la côte patagonienne, où des effectifs importants étaient observés dans les années 1980. Des déclins similaires ont été signalés dans l’ensemble de la voie de migration du rufa, ce qui confirme que les oiseaux ne sont pas répartis dans des endroits différents et qu’on assiste à un déclin réel de la population.

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Habitat

Les Bécasseaux maubèches utilisent différents habitats pour leur reproduction ainsi que durant leur hivernage et leurs migrations. Dans l’Arctique, ils nichent dans des habitats très dénudés, notamment sur des crêtes, des pentes et des plateaux balayés par le vent. Les sites de nidification se trouvent habituellement dans des endroits secs orientés au sud, proches de milieux humides ou de lacs, où les petits sont amenés après l’éclosion. Les Bécasseaux maubèches s’alimentent habituellement dans des zones humides ou dénudées, pouvant se trouver jusqu’à 10 km de leur nid. Les haltes migratoires et les lieux d’hivernage sont de vastes zones côtières balayées deux fois par jour par les marées, le plus souvent des plages de sable, mais parfois des vasières. Les oiseaux y trouvent les mollusques, les crustacés et les autres invertébrés dont ils se nourrissent. L’espèce fréquente les bancs de tourbe riches, les marais salés, les lagunes saumâtres, les mangroves, les moulières, et, en Amérique du Sud, les restingas, qui consistent en des plateformes rocheuses balayées par les marées, riches en invertébrés. Les différents habitats des maubèches doivent aussi leur procurer des zones de repos propices, à l’abri des prédateurs.   Il est peu probable que des changements importants de l’étendue de l’habitat de nidification de l’espèce soient survenus dans l’Arctique, mais des changements dus aux changements climatiques vont sans doute avoir une incidence, probablement négative, sur les Bécasseaux maubèches.

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Biologie

Les Bécasseaux maubèches arrivent dans l’Arctique canadien pour se reproduire au début de juin. Ces oiseaux migrateurs commencent généralement à se reproduire à l’âge de deux ans. Les couples produisent habituellement une seule couvée par année, dans la deuxième moitié de juin. Le nid consiste en une simple dépression aménagée au sol, habituellement dans de petites touffes de végétation, et peut être garni de lichens et d’autres éléments végétaux.  La femelle y dépose quatre œufs, parfois trois, qu’elle couve pendant 22 jours avec l’aide du mâle. Elle part peu après l’éclosion, vers la mi-juillet, laissant le mâle accompagner les petits jusqu’à ce qu’ils prennent leur envol, vers l’âge de 18 jours. Après l’envol des jeunes, les mâles adultes partent, suivis des jeunes une à trois semaines plus tard. Le taux de survie des jeunes varie considérablement d’une année à l’autre, selon les conditions météorologiques et l’abondance de prédateurs. Le nombre de prédateurs fluctue à son tour au fil des ans, selon l’abondance des lemmings, de petits mammifères dont ils se nourrissent principalement. Dans les lieux de nidification de l’Arctique canadien, les principaux prédateurs des nids et des œufs comprennent le renard arctique, le Labbe à longue queue, et, parfois, le loup gris de l’Arctique. Ces espèces, et d’autres espèces de labbes, des goélands, des faucons et des hiboux peuvent prélever des oisillons et, parfois, des adultes. Les Bécasseaux maubèches vivent généralement jusqu’à l’âge de 7 ou 8 ans.   Les Bécasseaux maubèches se nourrissent de mollusques, de crustacés et d’autres invertébrés. Dans la baie du Delaware durant la migration printanière, ces oiseaux s’alimentent sur les plages de sable où pondent les limules, dont ils mangent les œufs.   La sous-espèce rufa effectue l’une des plus longues migrations parmi celles des sous-espèces du Bécasseau maubèche. La migration vers le sud commence dans la deuxième moitié de juillet, et les oiseaux atteignent la Terre de Feu en octobre.   Partout où on les retrouve, les Bécasseaux maubèches semblent très fidèles à leurs sites. En dehors de la saison de reproduction, ces oiseaux de rivage se rassemblent en grandes bandes dans les haltes migratoires et les quartiers d’hiver, s’alimentant dans les zones côtières balayées par les marées et se reposant sur les plages et dans les marais ou les champs voisins, là où ils peuvent trouver des habitats dégagés, non perturbés.

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Menaces

La principale menace pesant sur les Bécasseaux maubèches de la sous-espèce rufa découle de la surpêche du limule qui a été pratiquée dans la baie du Delaware et qui a conduit à la décimation des œufs de cet invertébré. Ces œufs constituent pour les oiseaux l’aliment le plus important durant leur dernière halte migratoire printanière avant de rentrer au pays. Ces bécasseaux s’en trouvent particulièrement affectés du fait de leur migration beaucoup plus longue que celles des autres sous-espèces.   Au nombre des autres menaces qui pèsent sur l’espèce, plus particulièrement sur les sous-espèces rufa et islandica, on compte la diminution de la quantité d’habitats humides disponibles durant leur migration dans l’est de l’Amérique du Nord.   La perturbation des oiseaux par les humains, l’accroissement du nombre et de la force des ouragans durant la migration, la pollution par les hydrocarbures et d’autres produits chimiques utilisés en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, comptent aussi parmi les menaces possibles.   Enfin, les effets des changements climatiques, dont l’élévation du niveau de la mer et l’altération des conditions existant dans les lieux de reproduction de l’Arctique ainsi que l’accroissement de la prédation associée à un regain des populations de prédateurs, dont celles des faucons, pourraient menacer à long terme les populations de Bécasseaux maubèches. Comme le réchauffement climatique devrait refouler la zone arctique vers le nord, les individus de la sous-espèce rufa, qui nichent dans la partie sud de l’Arctique, seraient particulièrement touchés.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa, Population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement et Plan de gestion du Bécasseau maubèche (Calidris canutus) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Personne contact en matière de rétablissement

  • Québec: Unité de planification de la conservation - Service canadien de la faune - Président/Contact -
     Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

64 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Bécasseau maubèche (Calidris canutus) au Canada (2007-08-28)

    Le Bécasseau maubèche (Calidris canutus) est un oiseau de rivage de taille moyenne présentant les caractéristiques morphologiques typiques du genre Calidris : long bec et petite tête, ailes longues et effilées donnant au corps un profil allongé et fuselé, et longues pattes. Le plumage nuptial du Bécasseau maubèche est très caractéristique, la face, le cou, la poitrine et une bonne part des parties inférieures prenant une coloration cannelle roussâtre. Les plumes des parties supérieures sont brun foncé ou noires, avec du roux et du gris, ce qui donne au dos une apparence pailletée. En plumage d’hiver, le Bécasseau maubèche est terne, ses parties inférieures étant blanches et son dos, gris pâle. Les six sous-espèces actuellement reconnues dans le monde forment toutes des populations biogéographiques distinctes différant quant à leur répartition et au calendrier de leur cycle annuel. Les sous-espèces présentes au Canada sont le C. c. rufa, le C. c. roselaari et le C. c. islandica.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Bécasseau maubèche (Calidris canutus), sous-espèce islandica (Calidris canutus islandica), type roselaari (Calidris canutus roselaari) et sous-espèce rufa (Calidris canutus rufa) au Canada (2021-10-12)

    Le Bécasseau maubèche (Calidris canutus) est un oiseau de rivage de taille moyenne présentant les caractéristiques morphologiques typiques des bécasseaux : bec moyen-long, petite tête, longues pattes, et ailes longues et effilées donnant au corps un profil allongé et fuselé. En plumage nuptial, le Bécasseau maubèche a la face, le cou, la poitrine et une grande portion des parties inférieures de couleur rousse. Les plumes des parties supérieures sont brun foncé ou noires, avec du roux et du gris. En plumage d’hiver, le Bécasseau maubèche est blanc sur les parties ventrales et gris pâle sur le dos. Notez : Le ministre a reçu cette évaluation du COSEPAC le 12 octobre 2021.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (2007-12-04)

    Cette sous-espèce est un oiseau de rivage de taille moyenne, qui se reproduit seulement dans l’Arctique canadien et qui migre sur des milliers de kilomètres entre ses aires arctiques de reproduction et ses aires d’hivernage à la pointe de l’Amérique du Sud. Cette sous-espèce a subi un déclin de 70 % de son abondance au cours des trois dernières générations (15 ans). Elle est menacée par la pénurie d'œufs de limules, aliment essentiel durant la migration vers le nord. Aucune immigration à partir d'autres populations n’est possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement et Plan de gestion du Bécasseau maubèche (Calidris canutus) au Canada (2017-11-24)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard du Bécasseau maubèche et a élaboré ce document, conformément aux articles 37 et 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l’Île du Prince-Édouard, la Nouvelle Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador, les territoires du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest et tout autre personne ou organisation définie en vertu des paragraphes 39(1) et 66(1) de la LEP.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2017-08-24)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de l’Île-du-Prince-Édouard (2016-11-22)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de l’Île-du-Prince-Édouard couvre les terres et les eaux se trouvant à l’intérieur des limites du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard (PNIPE) établies dans la Gazette du Canada, ainsi que les terres publiques adjacentes au parc détenues et administrées par Parcs Canada, y compris le secteur Greenwich. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action établies par la Loi sur les espèces en péril (LEP, art. 47) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un plan d’action et qui sont observées régulièrement à ces endroits. Les mesures décrites dans ce plan procureront aussi des avantages aux autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui se trouvent régulièrement dans le PNIPE ou les terres publiques fédérales adjacentes.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016-07-05)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada du Gros–Morne (2016-03-29)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada du Gros–Morne est un plan d’action relatif à la LEP (art. 47 de la LEP) pour les espèces suivantes : pluvier siffleur (sous-espèce melodus), martre d’Amérique (population de Terre-Neuve) et bec-croisé des sapins (sous-espèce percna). Le plan porte aussi sur les mesures de surveillance et de gestion de onze autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui se trouvent périodiquement dans le parc. Ce plan n’est applicable que dans les terres et les eaux situées à l’intérieur des limites du parc national du Gors–Morne.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kouchibouguac et les lieux historiques nationaux du Canada associés (2016-11-22)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kouchibouguac et les lieux historiques nationaux du Canada associés vise les terres et les eaux se trouvant dans les limites de quatre endroits: le parc national du Canada Kouchibouguac (PNK) et d’autres terres administrées par Parcs Canada relevant de l’unité de gestion du Nord du Nouveau-Brunswick qui fournissent un habitat adéquat aux espèces ciblées dans le présent plan d’action (le lieu historique national [LHN] du Canada du Fort-Beauséjour – Fort-Cumberland, le LHN de Beaubassin – Fort-Lawrence, le LHN de Grand-Pré). Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action établies dans la Loi sur les espèces en péril (LEP) (article 47) en ce qui concerne les espèces pour lesquelles un tel plan est nécessaire et que l’on trouve régulièrement à ces endroits. Les mesures décrites dans le présent plan d’action apporteront aussi des bienfaits à d’autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui fréquentent régulièrement le PNK et les LHN associés.

Plans de gestion

  • Programme de rétablissement et Plan de gestion du Bécasseau maubèche (Calidris canutus) au Canada (2017-11-24)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard du Bécasseau maubèche et a élaboré ce document, conformément aux articles 37 et 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l’Île du Prince-Édouard, la Nouvelle Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador, les territoires du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest et tout autre personne ou organisation définie en vertu des paragraphes 39(1) et 66(1) de la LEP.

Déclaration sur l'habitat essentiel

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (volume 145, numéro 23, 2011) (2011-11-09)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (volume 146, number 14, 2012) (2012-07-04)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 (2007-08-30)

    Le rapport annuel de 2007 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC 2020 à 2021 (2021-10-12)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a évalué un total de 66 espèces sauvages, dont quatre fut attribuée le statut de non en péril. Sur ces 66 espèces sauvages, le COSEPAC a réexaminé la situation de 41 espèces; parmi eux, 80 % a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 826 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, soit 369 espèces en voie de disparition, 196 espèces menacées, 239 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 19 espèces sauvages, les données de 62 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes, et 202 espèces ont été désignées non en péril.

Permis et accords connexes

Documents de consultation

  • Consultations sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril - Espèces terrestres (2008-03-10)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 25 mars 2008 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 27 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Descriptions dans la Gazette du Canada sur l'habitat essentiel

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016-07-06)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 2 décembre 2021
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