Profil d'espèce

Microséris de Bigelow

Nom scientifique : Microseris bigelovii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique
Date de l’évaluation et le changement de statut: avril 2006
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: B1ab(ii,iii)+2ab(ii,iii)
Justification de la désignation du COSEPAC: Une petite plante herbacée annuelle présente dans quelques sites fragmentés, restreinte à une mince bande côtière dans le sud-est de l’île de Vancouver, dans une région urbaine densément peuplée. L’aménagement, les activités récréatives, les pratiques d’aménagement des sites et la compétition avec des plantes exotiques envahissantes continuent d’avoir des incidences sur l’espèce.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2007-12-13

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Description

Le microséris de Bigelow est une petite plante herbacée annuelle sans tige de la famille des asters. Les feuilles étroites se trouvent donc à la base du plant, et mesurent de 3 à 25 centimètres de longueur. Elles peuvent être entièrement ou profondément découpées avec des lobes larges et effilés. Chaque plant développe une tige sans feuille, d’une longueur de 4 à 35 centimètres, ne portant qu’une seule fleur jaune ou orangée dont les pétales ont la forme de languettes. Cette hampe florale est pendante jusqu’à maturité. Les fruits, appelés « akènes », sont bruns ou bronze et parfois tachetés. Ils sont surmontés de cinq écailles se terminant chacune par une longue soie semblable à un cheveu et ne renferment qu’une graine chacun.

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Répartition et population

Le microséris de Bigelow pousse le long de la côte Ouest, depuis l’île de Vancouver, au nord, jusqu’en Californie, au sud. Au Canada, l’espèce est confinée au sud-est de l'île de Vancouver, de l’île Hornby à Victoria et les environs.   L’espèce pousse dans six sites répartis sur une bande de terre d’au plus 50 mètres de large le long de la côte sud-est de l’île de Vancouver, dans une région urbaine densément peuplée.     D’après des observations datant de 2002, 2003 et 2004, les six sites existants du microséris de Bigelow sont petits et accueillent des populations dont la taille varie de 100 à 2 500 plants, ce qui représente un total de 5 500 à 6 500 individus. L’espèce a disparu d’au moins quatre, voire six, sites historiques au Canada. Puisqu’il n’existe aucune information fiable sur les tendances passées dans la taille des populations, il est impossible de déterminer les fluctuations et les tendances à cet égard pour les populations existantes. Cette espèce, à l’instar de nombreuses autres annuelles, connaît d’importantes fluctuations.

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Habitat

Au Canada, le microséris de Bigelow pousse sur des falaises rocheuses dégagées, dépourvues de végétation haute, et autour de dépressions peu profondes des rochers situés à moins de 100 mètres de l’océan. De tels sites restent dégagés parce qu’ils sont exposés au vent du large, parce que leurs sols minces subissent des torts causés par les sécheresses estivales ou parce que des suintements les saturent d’eau. Les sites sont humides en automne, en hiver et au printemps, mais secs en été.   La bande de faible altitude d’environnement côtier, où se trouve l’espèce en Colombie-Britannique, est étroite et cède rapidement la place à des hautes terres ne présentant pas les conditions qui sont propices à l’espèce.

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Biologie

On dispose de peu d’information sur la biologie de cette espèce au Canada. On sait toutefois que le microséris de Bigelow est une plante annuelle qui fleurit et produit ses fruits à la fin du printemps. La dispersion des semences d’une touffe à l’autre ne se fait probablement que sur de courtes distances. Cette espèce dépend donc de l’autopollinisation pour se reproduire, ses fleurs étant essentiellement fécondées par leur propre pollen. La majorité des graines se dispersent probablement sur de petites distances grâce au vent et à la gravité. Les graines ne semblent pas être dotées d’un mécanisme de dormance, certaines germant à l’automne et d’autres à la fin de l’hiver.

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Menaces

La perte et la détérioration de l’habitat sont la principale menace pour l’espèce au Canada. Environ 95 % de l’habitat potentiel a disparu au cours du XXe siècle et les pertes d’habitat se poursuivront probablement à l’avenir. Le développement urbain et industriel constitue une menace grave pour cette espèce qui se trouve au cœur d’une des régions croissant le plus rapidement en Amérique du Nord.   Les activités récréatives et de plein air comptent parmi les principales menaces auxquelles sont confrontées les populations existantes de microséris de Bigelow. Plusieurs populations poussent dans des secteurs où la randonnée pédestre est populaire. Les usages récréatifs se multiplieront sans doute sur tous ces sites à mesure qu’augmentera la population dans le sud-est de l’île de Vancouver. L’installation de nouvelles structures, comme des bancs de parc ou des panneaux d’interprétation, constitue également une menace indirecte découlant des activités récréatives.   L’espèce est également menacée par les herbes et les arbustes exotiques envahissants qui prennent d’assaut des sites accueillants. Ces espèces peuvent entrer en concurrence pour l’humidité et les nutriments. Certaines populations existantes du microséris de Bigelow poussent dans des sites dominés par de nombreuses espèces exotiques envahissantes.   Enfin, les mesures de suppression des feux sont des facteurs qui limitent les populations canadiennes. L’augmentation de l’ensoleillement et la diminution de la concurrence survenant après des feux de brousse sont favorables à la croissance de plantes herbacées basses comme le microséris de Bigelow.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Microséris de Bigelow est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, le microséris de Bigelow n’est protégé par aucune loi provinciale. Mais en vertu de la Parks Act, il est interdit de cueillir l’espèce dans les parcs provinciaux et dans les aires protégées.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du microséris de Bigelow (Microseris bigelovii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Microséris de Bigelow (2006-11-29)

    Une petite plante herbacée annuelle présente dans quelques sites fragmentés, restreinte à une mince bande côtière dans le sud-est de l’île de Vancouver, dans une région urbaine densément peuplée. L’aménagement, les activités récréatives, les pratiques d’aménagement des sites et la compétition avec des plantes exotiques envahissantes continuent d’avoir des incidences sur l’espèce.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du microséris de Bigelow (Microseris bigelovii) au Canada (2013-06-21)

    En 2006, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la population canadienne du microséris de Bigelow (Microseris bigelovii) comme étant en voie de disparition et, 2007, l'espèce a été inscrite sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada. Le Microseris bigelovii est une petite plante herbacée annuelle mesurant de 4 à 35 cm de hauteur. Elle ne porte qu’une seule fleur jaune. Son aire de répartition s’étend depuis la Colombie-Britannique vers le sud le long de la côte de la Californie, mais la population canadienne est très isolée de la population la plus proche, en Oregon. La population canadienne de l'espèce représente moins de 1 % de son aire de répartition mondiale. Au Canada, la présence du microséris de Bigelow a été confirmée à 10 à 12 sites, mais il a disparu d’au moins 3 de ces sites. Les sept populations existantes se retrouvent le long de la côte sud-est de l’île de Vancouver.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2007) (2007-05-16)

    Le Décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation de 40 espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en vertu de l'alinéa 15(1)a) et conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition — de la planète ou du Canada seulement — des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, ont disparu du pays, sont en voie de disparition ou menacées, et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (volume 141, numéro 26, le 13 décembre 2007) (2007-12-26)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2006 (2006-08-30)

    Le rapport annuel de 2006 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-PYR-2009-0126), en vertu de l'article 73 de la LEP (2010-02-04)

    Ce projet vise à protéger l'habitat des populations d'espèces rares sélectionnées qui est menacé par les espèces envahissantes ou l'empiètement des conifères. Ces espèces sont : Bartramia stricta, bartramie à feuilles dressées Dryopteris arguta, dryoptère côtière Entosthodon fascicularis, entosthodon fasciculé Epilobium densiflorum, epilobe densiflore Limnanthes macounii, limnanthe de Macoun Lotus formosissimus, lotier splendide Lupinus densiflorus, lupin densiflore Meconella oregano, méconelle d'Orégon Microseris bigelovii, microséris de Bigelow Minuartia pusilla, minuartie naine Ranunculus alismifolius, renoncule à feuilles d'alisme Sanicula arctopoides, sanicle patte-d'ours Sanicula bipinnatifida, sanicle bipinnatifide Tortula laevipila laevipila, tortule à poils lisses Le permis proposé est destiné aux activités pluriannuelles d'intendance des espèces en péril sur plusieurs sites du ministère de la Défense nationale dans la partie sud de l'île de Vancouver. Les espèces en péril sur chaque site résident dans des prés ouverts qui sont exposés à certaines espèces envahissantes, notamment : le genêt à balais, le lierre, l'ajonc d'Europe, le houx commun, le daphné à feuilles de laurier, l'aubépine monogyne, les mauvaises herbes annuelles et bisanuelles, les graminées annuelles et vivaces et/ou les conifères. L'objectif est d'enrayer ces espèces du secteur et des zones adjacentes où logent les populations d'espèces à risque sélectionnées.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres: Décembre 2006 (2006-12-28)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 16 mars 2007 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 14 mars 2008 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Exceptions

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