Profil d'espèce

Cisco à mâchoires égales

Nom scientifique : Coregonus zenithicus
Taxonomie : Poissons
Répartition du COSEPAC : Territoires-du-Nord-Ouest, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario
Date de l’évaluation et le changement de statut: mai 2003
Statut du COSEPAC : Menacée
Critères d'évaluation du COSEPAC: L’espèce est « menacée » même si elle qualifie comme espèce « préoccupante » pour la raison suivante : les déclins généralisés des populations en Amérique du Nord, particulièrement dans les Grands Lacs et les lacs de grande taille tels que le lac Nipigon et le Grand lac des Esclaves, ont laissé les populations restantes fragmentées.
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette espèce a disparu des lacs Huron et Érié et connait un déclin dans le lac Supérieur et le Grand lac des Esclaves Elle est toujours présente dans le lac Nipigon et dans de nombreux lacs de plus petite taille où son statut n’est pas bien connu. Les menaces comprennent la pêche, l’introduction d’espèces exotiques et le changement climatique.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « menacée » en avril 1987. Réexamen et confirmation du statut en mai 2003.
Statut de la LEP : Annexe 2, Menacée   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ):

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Cisco à mâchoires égales

Cisco à mâchoires égales Photo 1

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Description

Le cisco à mâchoires égales est un poisson des profondeurs membre de la famille des Corégoninés. Son corps elliptique est couvert de grandes écailles lisses. De couleur argent, il a un dos olive ou brun clair et un ventre blanc. La bouche est petite et édentée et, comme son nom l’indique, la mâchoire inférieure est plus courte que la mâchoire supérieure, ou égale à celle ci. Le cisco à mâchoires égales se distingue des autres ciscos par le nombre de branchicténies (os sous les plaques branchiales). Ce poisson a d’habitude moins de branchicténies que les autres ciscos, et elles sont souvent plus courtes. Il pèse en général environ 300 g et sa longueur standard varie entre 150 mm et plus de 300 mm; il est présent dans des lacs, à des profondeurs allant de 20 à 180 m.

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Répartition et population

Le cisco à mâchoires égales est associé aux Grands Lacs, mais il est largement répandu dans tout le centre du Canada. Cette espèce a déjà été présente dans les lacs Huron, Michigan, Supérieur et Nipigon, mais on ne trouve plus l’espèce dans les lacs Huron et Michigan. Sa présence a été signalée dans au moins 22 lacs du Canada, outre les Grands Lacs, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et dans les Territoires du Nord Ouest. Le cisco à mâchoires égales semble subir un déclin dans la région des Grands Lacs. L’espèce n’existe plus dans le lac Michigan et, selon les estimations, les populations ont considérablement diminué dans les lacs Huron et Supérieur. Les tendances démographiques dans les autres lacs de son aire de répartition ne sont en général pas connues.

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Habitat

Le cisco à mâchoires égales vit dans les eaux profondes de grands lacs. Sa présence a été constatée à des profondeurs allant de 55 à 114 m dans les lacs Supérieur, Michigan et Huron. Des déplacements saisonniers ont été remarqués dans le lac Supérieur : l’espèce a été observée à des profondeurs allant de 110 à 114 m au printemps, de 55 à 71 m en été et de 73 à 90 m en hiver. Ses préférences en matière d’habitat dans les petits lacs sont mal connues.

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Biologie

Le frai a lieu à l’automne ou au printemps dans les Grands Lacs. Le frai se déroule à l’automne dans les lacs Michigan, Huron et Erie, et soit à l’automne ou au printemps dans le lac Supérieur. Les œufs sont pondus sur le fond du lac, puis se développent pendant trois ou quatre mois, selon la température de l’eau. La ponte d’un cisco à mâchoires égales de 271 mm de longueur totale est estimée à 3 230 œufs et celle d’un poisson de 305 mm de longueur totale à 18 768 œufs. Comme d’autres espèces de poisson, le cisco à mâchoires égales croît rapidement au cours de la première année de sa vie. Les femelles prennent en général du poids plus rapidement que les mâles, mais le rythme de leur croissance en longueur est similaire à celui des mâles. Ce poisson arrive à maturité sexuelle à l’âge de cinq ans. Le cisco à mâchoires égales est un consommateur opportuniste qui n’ingère d’habitude qu’une seule proie à la fois. Il se nourrit de minuscules organismes dans la colonne d’eau et sur le fond du lac, et est lui même une source importante de nourriture pour des prédateurs comme le touladi et la lotte. Il est possible que le cisco à mâchoires égales soit vulnérable à la prédation par les lamproies puisque les proies préférées de celles ci sont devenues rares.

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Menaces

La surpêche d’espèces comestibles au début des années 1900 a vraisemblablement conduit au déclin de cette espèce dans les lacs Huron et Michigan. Au cours des 30 dernières années, la compétition et la prédation par l’éperlan et le gaspareau, deux espèces exotiques introduites, ont eu un effet négatif sur les populations de ciscos à mâchoires égales. Parmi les autres menaces, il y a la dégradation et la perte de l’habitat qui résultent des activités urbaines, agricoles et industrielles.

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Protection

Protection fédérale

La Loi sur les pêches fournit une protection générale et interdit la destruction de l’habitat du poisson.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du Cisco à mâchoires égales (Coregonus zenithicus)
État d'avancement : Mise sur pied des planificateurs de rétablissement

Nom : Ébauche du plan de rétablissement du Cisco à mâchoires égales de l'Alberta 2006-2011
État d'avancement : Processus d'approbation amorcé

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement du Cisco à mâchoires égales

  • Ken Cullis - Président/Contact - Gouv. de l'Ontario
    Tél. : 807-475-1375  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports sur les progrès de la mise en œuvre du document de rétablissement

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le cisco à mâchoires égales (Coregonus zenithicus) au Canada – Mise à jour (2003-05-01)

    Le cisco à mâchoires égales (Coregonus zenithicus) est une espèce répandue de Salmonidé appartenant à la sous-famille des Corégoninés. Décrite pour la première fois à partir d'un spécimen prélevé par Jordan et Evermann (1909) dans le lac Supérieur à Duluth, au Minnesota, l'espèce a par la suite été découverte dans la plupart des Grands Lacs et dans de nombreux petits lacs du centre de l'Amérique du Nord. Les grands individus pèsent habituellement autour de 300 g et les poissons exceptionnellement gros peuvent peser jusqu'à 1 kg. La biologie de ce cisco est mieux connue dans les Grands Lacs (y compris le lac Nipigon), où l'espèce, qui était autrefois une des principales espèces ciblées par une activité intense de pêche vivrière, occupait des profondeurs intermédiaires de 20 à 180 m.

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Cisco à mâchoires égales (2004-04-21)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce et dans le parc marin national du Canada Fathom Five (2016-11-22)

    Le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce (PNPB) et le parc marin national du Canada Fathom Five (PMNFF) sont situés à l'extrémité de la péninsule Bruce qui sépare la baie Georgienne du lac Huron. La péninsule s'étend sur 90 km de long, l'escarpement du Niagara, qui longe toute sa bordure du côté est, en constitue la caractéristique la plus notable. À l'intérieur du PNPB, l'escarpement forme la rive de la baie Georgienne et est reconnu comme faisant partie de l'aire centrale de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO dénommée “ Escarpement du Niagara ”. Le PNPB a été créé par le gouvernement fédéral en 1987 pour protéger un exemple représentatif de la région naturelle des basses terres des Grands Lacs et du Saint-Laurent. En raison de la nature fragmentée des terrains du parc, bon nombre des pressions exercées sur son écosystème proviennent de l'extérieur de ses limites. C'est la raison pour laquelle les Premières Nations, les résidents locaux, les organismes non gouvernementaux, d'autres groupes ainsi que les utilisateurs des terres jouent un rôle important dans la gestion, la restauration et la protection de l'écosystème du nord de la péninsule Bruce.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Pukaskwa (2017-04-28)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Pukaskwa couvre les terres et les eaux se trouvant à l’intérieur des limites du parc national du Canada Pukaskwa. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le parc national Pukaskwa (PNP) pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2005) (2005-07-27)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret de prorogation du délai d'évaluation de la situation d'espèces sauvages (2006-06-14)

    Le délai prévu pour l'évaluation de la situation des espèces sauvages visées à l'annexe est prorogé pour une période de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de l'article 14 de la Loi sur les espèces en peril.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (volume 140, numéro 8, 2006) (2006-04-19)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#DFO-CA SECT 73 SARA C&A 11-025), en vertu de l'article 73 de la LEP (2011-08-11)

    Le but du permis est d'effectuer des relevés exhaustifs des poissons et des moules présents en Ontario. Ces relevés sont conçus pour que l'on puisse répondre aux exigences particulières en matière de recherche de divers organismes. Ces relevés produiront de l'information importante qui contribuera au rétablissement des espèces en péril en Ontario. Cette recherche comprendra l'évaluation de la répartition géographique actuelle et des associations à un habitat d'espèces de poissons en péril en Ontario. Projet 1 : Habitat essentiel du méné camus au Canada : structure de la population, seuil de détection, préférences en matière d'habitat et effets de la turbidité et de l'appauvrissement en l'oxygène. Projet 2 : Mise à jour de l'état des stocks du méné-miroir en Ontario Projet 3 : Répartition du méné camus et du méné d'herbe dans l'est de l'Ontario Projet 4 : État des populations de lépisostés tachetés du havre Hamilton, en Ontario Projet 5 : Relevé de la communauté de poissons benthiques de la rivière Détroit, en Ontario Projet 6 : Relevé du dard gris dans la rivière Détroit, en Ontario Projet 7 : Relevé du dard gris dans la rivière des Outaouais et ses tributaires, en Ontario Projet 8 : Relevé au chalut dans le cours inférieur de la rivière Grand
  • Raison pour l'émission du permis(#SECT 08 SCI 029), en vertu de l'article 73 de la LEP (2008-05-16)

    L'objectif de la recherche est d'effectuer des relevés exhaustifs des espèces de poissons dans l'ensemble de la province de l'Ontario. Cette recherche comprendra l'évaluation de la répartition géographique et des associations à un habitat actuelles des espèces de poissons en péril en Ontario. En outre, elle inclura une étude radiotélémétrique sur le lépisosté tacheté, qui nous permettra d'examiner l'habitat essentiel et les interactions avec le lépisosté osseux.

Documents de consultation

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