Profil d'espèce

Sanicle patte-d'ours

Nom scientifique : Sanicula arctopoides
Taxonomie : Plantes vasculaires
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2015
Statut du COSEPAC : Menacée
Critères d'évaluation du COSEPAC: B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette fleur sauvage vivace n’est présente au Canada que le long d’une bande côtière de 30 km dans l’extrême sud-est de l’île de Vancouver. Bien que cette fleur sauvage puisse vivre pendant plus de 10 ans, elle fleurit et produit des fruits une seule fois, puis meurt. Elle occupe de petites zones d’habitat de pré restant, lequel se voit modifié par l’envahissement des plantes exotiques. Plusieurs nouveaux sites, découverts depuis la dernière évaluation de l’espèce, ont réduit le risque pour cette plante. La majeure partie de la population canadienne est présente à un site, qui est également menacé par le broutage d’une population non migratrice et nouvellement résidente de la Bernache du Canada. Un important piétinement par les humains affecte également quelques sites. Bon nombre des sous-populations connues ont relativement peu d’individus et pourraient ne pas persister. 
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2015.
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2003-06-05

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Sanicle patte-d'ours

Sanicle patte-d'ours Photo 1

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Description

La sanicle patte-d’ours est une plante à fleur herbacée vivace basse à racine pivotante. Les feuilles basilaires, profondément lobées et bordées de dents pointues, forment une rosette compacte. Les inflorescences sont compactes et se composent de nombreuses fleurs jaune vif qui produisent des fruits munis de soies terminées par des crochets. La sanicle patte-d’ours fait partie d’un groupe de plus de 50 espèces qui sont rares à l’échelle nationale et limitées (au Canada) aux chênaies de Garry et aux écosystèmes connexes, dans le sud de l’île de Vancouver et les îles Gulf adjacentes. (Mise à jour 2016/12/15)

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Répartition et population

Au Canada, la sanicle patte-d’ours est présente uniquement dans une bande côtière de 30 km à proximité de Victoria, en Colombie-Britannique. Neuf sous­populations de sanicle patte-d’ours existantes sont connues au Canada. Aux États-Unis, l’espèce est présente dans les îles San Juan, dans l’État de Washington, et le long de la côte dans les États de Washington d’Oregon et de Californie. Dans l’État de Washington, les sous­populations sont très petites, et l’espèce est en péril. L’occurrence des États-Unis qui se trouve la plus près des sous-populations canadiennes (îles San Juan) est à environ 25 km de celles-ci et en est séparée par plusieurs kilomètres d’océan, de sorte que la dispersion entre ces sites est peu probable. (Mise à jour 2016/12/15)

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Habitat

Au Canada, la sanicle patte-d’ours pousse uniquement dans des prés maritimes sujets à la sécheresse, à de faibles altitudes, sur le littoral. Les individus de l’espèce sont soumis à de grandes fluctuations saisonnières de la disponibilité de l’eau; des pluies abondantes sont généralement reçues à partir du milieu de l’automne et se poursuivent durant le reste de l’automne et l’hiver, puis cessent pour faire place aux sécheresses estivales, durant lesquelles la sanicle patte-d’ours demeure en dormance. Les conditions sèches en été empêchent la croissance d’arbres et d’arbustes indigènes, mais le genêt à balais, espèce exotique envahissante, est souvent présent. La sanicle patte-d’ours se rencontre généralement dans des milieux dominés par des plantes herbacées non graminoïdes et des graminées basses (moins de 20 cm de hauteur). Quelques espèces indigènes sont parfois relativement communes dans ces milieux, mais les espèces exotiques envahissantes de plantes herbacées non graminoïdes et de graminées sont généralement dominantes. (Mise à jour 2016/12/15)

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Biologie

La sanicle patte-d’ours est une espèce vivace monocarpique, ce qui signifie que les individus meurent entièrement après avoir fleuri et produit des graines. La germination des graines est observée à partir du début décembre et se poursuit parfois jusqu’en mars. Les plantes atteignent généralement leur grandeur maximale annuelle en avril ou en mai. Les petits individus non reproducteurs entrent en dormance, ou leurs parties aériennes meurent, à la fin mai ou au début juin, lorsque les sécheresses estivales s’intensifient. Les individus plus âgés et plus gros fleurissent en mars ou en avril, et leurs fruits sont mûrs au milieu ou à la fin de juin. Les fruits, secs et petits, sont couverts de soies terminées par des crochets qui peuvent rester accrochés à la fourrure ou au plumage des animaux ou aux vêtements des passants et ainsi favoriser la dispersion des graines. Les individus en dormance reprennent leur croissance en octobre ou en novembre et poussent lentement durant l’hiver. La majeure partie des graines germent durant l’automne suivant leur dispersion, ou alors elles meurent dans le sol. La plupart des semis meurent après quelques mois, et les survivants poussent lentement. La durée d’une génération est estimée à 14 ans. (Mise à jour 2016/12/15)

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Menaces

Dans l’ensemble de l’aire de répartition de la sanicle patte-d’ours, le principal facteur limitatif est le fait que l’espèce ne pousse que dans un type d’habitat rare, dans une très petite région du Canada. La principale menace pesant sur l’espèce est le déclin continu de la qualité de son habitat causé par l’augmentation de l’abondance des espèces envahissantes. Les autres menaces importantes sont l’herbivorie par la population non migratrice, nouvellement résidente et croissante de Bernache du Canada, observée dans plusieurs localités de sanicle patte-d’ours au Canada, les activités de construction et d’exploitation, le piétinement dans les sites fortement utilisés par les humains ainsi que le changement climatique, qui devrait entraîner une diminution du caractère convenable de l’habitat occupé. (Mise à jour 2016/12/15)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Sanicle patte-d'ours est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement multi-espèces visant les espèces en péril des prés maritimes associés aux chênaies de Garry au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Le programme de rétablissement d’espèces multiples dans les prés à chênes de Garry de l’Équipe de rétablissement de l’écosystème des chênes de Garry porte, entre autres, sur la sanicle patte d’ours. L’objectif du rétablissement de cette espèce consiste à maintenir les populations existantes et à restaurer ou à établir deux nouvelles populations. Résumé des activités de recherche et de surveillance Les chercheurs effectuent des études sur le cycle biologique et la dynamique des populations de cette espèce, notamment sur la stabilité des populations et leurs limites. Ces études révèlent de nouveaux renseignements importants sur des aspects du cycle biologique, la répartition et les besoins en matière d’habitat de cette plante.Les activités en cours comprennent le recensement et la surveillance des populations, la poursuite de l’étude de la phénologie et de la démographie de cette espèce, la définition de son habitat essentiel et l’examen de la possibilité de restaurer ou d’établir de nouvelles populations. Résumé des activités de rétablissement Les sites connus de sanicles patte d’ours sont protégés. Adresses URLGarry Oak Ecosystems Recovery Team Backgrounder :http://www.goert.ca/docs/rsbackgrounder.pdf (en anglais seulement)Registre public de la LEP : Sanicle patte d’ours :http://www.registrelep.gc.ca/species/speciesDetails_f.cfm?sid=674#10

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

18 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la sanicle patte-d’ours (Sanicula arctopoides) au Canada (2016-10-13)

    La sanicle patte-d’ours est une plante à fleur herbacée vivace basse à racine pivotante. Les feuilles basilaires, profondément lobées et bordées de dents pointues, forment une rosette compacte. Les inflorescences sont compactes et se composent de nombreuses fleurs jaune vif qui produisent des fruits munis de soies terminées par des crochets. La sanicle patte-d’ours fait partie d’un groupe de plus de 50 espèces qui sont rares à l’échelle nationale et limitées (au Canada) aux chênaies de Garry et aux écosystèmes connexes, dans le sud de l’île de Vancouver et les îles Gulf adjacentes.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Sanicle patte-d'ours (2017-01-11)

    Cette fleur sauvage vivace n’est présente au Canada que le long d’une bande côtière de 30 km dans l’extrême sud-est de l’île de Vancouver. Bien que cette fleur sauvage puisse vivre pendant plus de 10 ans, elle fleurit et produit des fruits une seule fois, puis meurt. Elle occupe de petites zones d’habitat de pré restant, lequel se voit modifié par l’envahissement des plantes exotiques. Plusieurs nouveaux sites, découverts depuis la dernière évaluation de l’espèce, ont réduit le risque pour cette plante. La majeure partie de la population canadienne est présente à un site, qui est également menacé par le broutage d’une population non migratrice et nouvellement résidente de la Bernache du Canada. Un important piétinement par les humains affecte également quelques sites. Bon nombre des sous-populations connues ont relativement peu d’individus et pourraient ne pas persister. 

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement multi-espèces visant les espèces en péril des prés maritimes associés aux chênaies de Garry au Canada (2016-11-04)

    Le présent programme de rétablissement vise sept espèces végétales et deux espèces de papillons ainsi que leurs habitats. Ces espèces présentent l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : déclin de la population totale, aire de répartition peu étendue avec déclin ou fluctuation, perte d'habitat, petite population en déclin, ou très petite population ou aire de répartition restreinte (COSEPAC, 2003b). Si des mesures de rétablissement ne sont pas prises, ces espèces pourraient disparaître du Canada ou de la planète à l'état sauvage.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi : TR/2018-40 (2018-06-13)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (volume 153, numéro 5, 2019) (2019-03-06)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème de s’adapter aux changements ou de se défendre contre les perturbations). Vu l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écologiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème peuvent mener à la perte d’individus et d’espèces, et entraîner des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016-10-13)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#16), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-05-12)

    L'objectif immédiat de ce projet est de protéger des populations choisies contre la dégradation de l'habitat due à des espèces envahissantes ou à l'empiètement des conifères. Les espèces en péril de chaque localité se trouvent dans des prés ouverts envahis par le genêt à balais, le lierre commun, l'ajonc d'Europe, le houx commun, le daphné lauréole, des chardons ou des conifères. Notre but est d'éliminer les espèces envahissantes dans les zones adjacentes aux sous populations choisies. Il est probable que l'enlèvement des espèces envahissantes accroîtra la disponibilité d'habitat et réduira la compétition future si jamais ces plantes tendaient à envahir les prés. En outre, on pense que l'élimination de cette compétition accroîtra la vigueur des plantes et la production de graines et donc, avec le temps, la taille des populations.
  • Raison pour l'émission du permis(#17), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-05-12)

    Le but immédiat de ce projet est de protéger certaines populations d'une dégradation de l'habitat causée par les espèces envahissantes et les activités humaines, et des effets du broutage. Dans le cas du Sanicula arctopoides et du Lotus formosissimus, qui sont présents dans des prés ouverts que colonise le genêt à balai, les chardons et le séneçon jacobée, ces espèces envahissantes seront enlevées de la zone adjacente aux sous-populations visées et feront l'objet d'une surveillance. Des cages de filet ont déjà été installées sur des individus pour les protéger du broutage. On suppose que les espèces en péril vont tirer profit de ces activités du fait de la plus grande disponibilité de l'habitat et de la réduction de la compétition avec les espèces envahissantes. On pense aussi que l'élimination du broutage va accroître la vigueur des plantes, la production de graines et, avec le temps, la taille des populations. Il semble aussi que les sous-populations de Seriocarpus rigidus soient gravement menacées par la compétition des espèces envahissantes, quoique ces dernières puissent assurer une protection contre le broutage. Pour éviter les erreurs de gestion qui mettraient encore plus en danger les espèces, les demandeurs devront déterminer l'impact de l'enlèvement des plantes envahissantes sur la prédation par les herbivores à petite échelle. Le genêt à balai et les autres mauvaises herbes herbacées seront enlevés sur de petites parcelles des sous-populations qui sont dominées par le genêt à balai, tandis que les autres sous-populations seront laissées intactes. Avec le temps, on évaluera les impacts de cette opération en surveillant l'activité de broutage et la vigueur des plantes. Le Sanicula bipinnatifida est menacé par la dégradation de l'habitat (érosion du sol favorisée par les activités humaines) et par l'empiètement des espèces envahissantes à un endroit. Une clôture de perches a déjà été installée sur la crête de la pente supérieure de l'habitat de la sous-population pour ramener les promeneurs sur les sentiers établis et les éloigner de l'espèce en péril. De plus, on a enlevé du site en 2004-2005 environ un hectare d'espèces ligneuses envahissantes. Pour surveiller les effets de ces activités sur les espèces en péril, on évaluera les dommages aux feuilles tout au long de la saison de croissance.
  • Raison pour l'émission du permis(#5), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-04-01)

    Le but immédiat du projet est de protéger des populations choisies contre la dégradation de l'habitat et le broutage. Selon l'espèce et l'endroit, la dégradation de l'habitat est causée par des espèces envahissantes ou par l'activité humaine. Dans le cas du Sanicula arctopoides et du Lotus formosissimus, l'auteur du projet propose d'enlever les espèces ligneuses envahissantes autour des sous-populations choisies et de protéger les individus contre le broutage en les abritant sous des cages grillagées. L'enlèvement des espèces envahissantes devrait freiner la perte d'habitat ou la dégradation de l'habitat, et l'élimination du broutage devrait accroître la vigueur et la productivité des plantes. Pour établir le niveau de protection contre le broutage que le genêt à balai, espèce ligneuse envahissante, fournit au Seriocarpus rigidus et pour empêcher que des erreurs de gestion soient commises à l'avenir et que l'espèce se trouve davantage en péril, nous devons déterminer à petite échelle l'impact de l'enlèvement du genêt à balai sur la prédation par les herbivores. L'auteur du projet procédera à l'enlèvement expérimental du genêt à balai dans de petits îlots des sous-populations dominées par cette plante envahissante, en ne touchant pas aux autres sous-populations. L'activité de broutage et la vigueur des plantes dans les deux groupes de sous-populations seront comparées. Le Sanicula bipinnatifida et le Lupinus densiflorus var. densiflorus sont menacés à un endroit par la dégradation de l'habitat (érosion du sol accentuée par des activités humaines) et des espèces envahissantes. Pour prévenir le piétinement et freiner l'érosion du sol, l'auteur du projet va planter une clôture végétale au haut de la pente où est sise la sous-population, ce qui éloignera les marcheurs de ces espèces en péril.
  • Raison pour l'émission du permis(#59-04-0388), en vertu de l'article 73 de la LEP (2004-07-19)

    Le projet consiste à mettre à l'essai l'enlèvement des espèces envahissantes et l'aménagement de clôtures végétales à partir de populations de cinq espèces végétales en péril, en vue de mesures d'aménagement visant à rétablir les cinq espèces sur des terres fédérales. L'objectif immédiat du projet est de protéger certaines populations contre la dégradation anthropique de leur habitat, la compétition exercée par les plantes envahissantes et les effets du broutage. L'enlèvement des espèces envahissantes risque cependant d'exposer les espèces ciblées à un degré plus élevé de prédation par les herbivores. Cette hypothèse a des conséquences pour les mesures de rétablissement futures, et le projet permettra de la vérifier dans le cadre d'une expérience contrôlée.
  • Raison pour l'émission du permis(#59-05-0231), en vertu de l'article 73 de la LEP (2005-02-15)

    Le but immédiat du projet est de protéger des populations choisies contre la dégradation de l'habitat et le broutage. Selon l'espèce et l'endroit, la dégradation de l'habitat est causée par des espèces envahissantes ou par l'activité humaine. Dans le cas du Sanicula arctopoides et du Lotus formosissimus, l'auteur du projet propose d'enlever les espèces ligneuses envahissantes autour des sous-populations choisies et de protéger les individus contre le broutage en les abritant sous des cages grillagées. L'enlèvement des espèces envahissantes devrait freiner la perte d'habitat ou la dégradation de l'habitat, et l'élimination du broutage devrait accroître la vigueur et la productivité des plantes. Pour établir le niveau de protection contre le broutage que le genêt à balai, espèce ligneuse envahissante, fournit au Seriocarpus rigidus et pour empêcher que des erreurs de gestion soient commises à l'avenir et que l'espèce se trouve davantage en péril, nous devons déterminer à petite échelle l'impact de l'enlèvement du genêt à balai sur la prédation par les herbivores. L'auteur du projet procédera à l'enlèvement expérimental du genêt à balai dans de petits îlots des sous-populations dominées par cette plante envahissante, en ne touchant pas aux autres sous-populations. L'activité de broutage et la vigueur des plantes dans les deux groupes de sous-populations seront comparées. Le Sanicula bipinnatifida et le Lupinus densiflorus var. densiflorus sont menacés à un endroit par la dégradation de l'habitat (érosion du sol accentuée par des activités humaines) et des espèces envahissantes. Pour prévenir le piétinement et freiner l'érosion du sol, l'auteur du projet va planter une clôture végétale au haut de la pente où est sise la sous-population, ce qui éloignera les marcheurs de ces espèces en péril.
  • Raison pour l'émission du permis(#59-05-0365), en vertu de l'article 73 de la LEP (2005-04-13)

    Les effectifs de plantes, par stade phénologique et classe démographique, sont établis et décrits dans des quadrats marqués, au moyen de techniques d'échantillonnage non destructives. Quand cela est possible, les plantes sont simplement comptées par stade phénologique et classe démographique. Occasionnellement, des fruits sont recueillis pour dénombrement des graines à l'aide d'un microscope de dissection. Dans des études portant sur l'établissement des végétaux utilisant des parcelles de traitement expérimentales, la germination, l'établissement et la survie d'espèces choisies sont documentés. Les parcelles de traitement seront toutes des parcelles actuellement inoccupées par ces espèces ou d'autres espèces en péril. Les arbustes et herbes envahissants qui menacent les populations des espèces en péril susmentionnées sont enlevés dans le voisinage des plantes en péril.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-PYR-2007-0050), en vertu de l'article 73 de la LEP (2007-05-08)

    Afin de protéger un ensemble de plantes en péril inscrites à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) contre la dégradation de l'habitat sur diverses propriétés fédérales, des espèces envahissantes seront retirées de la zone adjacente aux sous-populations de ces espèces en péril. Pour ce faire, on aura recours à la coupe manuelle. L'invasion des espèces exotiques a été classée menace sérieuse et croissante à ces sous populations. La biomasse des espèces envahissantes sera supprimée de ces sites. On croit que la suppression des plantes envahissantes augmentera la disponibilité de l'habitat pour les plantes en péril, empêchera toute concurrence éventuelle, en plus d'accroître la vigueur des plantes, la production de graines et la taille de la population.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-PYR-2009-0126), en vertu de l'article 73 de la LEP (2010-02-04)

    Ce projet vise à protéger l'habitat des populations d'espèces rares sélectionnées qui est menacé par les espèces envahissantes ou l'empiètement des conifères. Ces espèces sont : Bartramia stricta, bartramie à feuilles dressées Dryopteris arguta, dryoptère côtière Entosthodon fascicularis, entosthodon fasciculé Epilobium densiflorum, epilobe densiflore Limnanthes macounii, limnanthe de Macoun Lotus formosissimus, lotier splendide Lupinus densiflorus, lupin densiflore Meconella oregano, méconelle d'Orégon Microseris bigelovii, microséris de Bigelow Minuartia pusilla, minuartie naine Ranunculus alismifolius, renoncule à feuilles d'alisme Sanicula arctopoides, sanicle patte-d'ours Sanicula bipinnatifida, sanicle bipinnatifide Tortula laevipila laevipila, tortule à poils lisses Le permis proposé est destiné aux activités pluriannuelles d'intendance des espèces en péril sur plusieurs sites du ministère de la Défense nationale dans la partie sud de l'île de Vancouver. Les espèces en péril sur chaque site résident dans des prés ouverts qui sont exposés à certaines espèces envahissantes, notamment : le genêt à balais, le lierre, l'ajonc d'Europe, le houx commun, le daphné à feuilles de laurier, l'aubépine monogyne, les mauvaises herbes annuelles et bisanuelles, les graminées annuelles et vivaces et/ou les conifères. L'objectif est d'enrayer ces espèces du secteur et des zones adjacentes où logent les populations d'espèces à risque sélectionnées.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-PYR-2011-0174), en vertu de l'article 73 de la LEP (2011-06-06)

    L'objectif du projet est de remplacer une conduite souterraine en mauvais état qui transporte de l'eau salée et qui laisse échapper de l'eau salée dans un pré maritime en raison d'un bris, menaçant ainsi la Sanicle patte-d'ours (annexe 1) située à proximité ainsi que la Castilléjie de Victoria. L'excavation du sol est nécessaire pour remplacer la conduite. Toutes les Sanicles patte-d'ours présentes le long de la conduite souterraine sont des spécimens juvéniles; ils seront retirés avant l'excavation puis replantés une fois que la conduite aura été remplacée et la tranchée, remblayée.Cette espèce est réglementée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. L'endroit où a lieu ces activités, est une terre fédérale.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017-01-16)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Réponse de la ministre de l’Environnement sur les évaluations des espèces en péril du COSEPAC : 13 octobre 2016 Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1

Renseignements connexes

  • Plan d'inscription 2016 à 2018 d’Environnement et Changement climatique Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) (2017-09-29)

    Le statut des espèces sauvages est évalué par un groupe d'experts indépendants, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). 149 espèces terrestres ont été évaluées comme étant en péril par le COSEPAC entre 2009 et 2016 et sont admissibles à être considérées par le gouverneur en conseil sur la recommandation de la Ministre de l'Environnement pour l'inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP): 86 espèces seraient de nouveaux ajouts, 54 espèces inscrites au registre seraient reclassifiées et l’inscription de 9 espèces serait mise à jour pour refléter les changements dans leurs unités désignables reconnues. Un plan d'inscription de trois ans a été élaboré pour les 149 espèces terrestres et les décisions d'inscription pour la majorité des espèces sont prévues d'ici la fin de 2018. Faire des modifications à l'annexe 1 de la LEP est un processus en deux étapes. La première étape consiste à ce que le gouverneur en conseil propose un amendement par décret publié dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de commentaires publics de 30 jours. La deuxième étape consiste à ce que le gouverneur en conseil prenne la décision finale de modifier ou non l'annexe 1 de la LEP en tenant compte des commentaires reçus pendant la période de commentaires publics de 30 jours. Les modifications sont apportées par décret publié dans la Partie II de la Gazette du Canada. Les deux décrets sont accompagnés d'un résumé de l'étude d'impact de la réglementation (REIR) qui présente les répercussions de l'inscription de l'espèce ou de la modification de son statut. La publication de ce plan dans le Registre public des espèces en péril vise à assurer la transparence au sujet du plan du gouvernement du Canada de prendre des décisions d'inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril. NOTE: Les renseignements présentés ci-dessous visent à assurer l'ouverture et la transparence en ce qui concerne le moment où les espèces terrestres pourraient être considérées pour ajout ou reclassification à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Il est destiné à aider tous ceux qui souhaiteront peut-être formuler des commentaires sur ces considérations. Comme de nombreux facteurs pourraient affecter la date de prise d’une décision d’inscription, le plan est sujet à changement. En conséquence, il sera mis à jour périodiquement.

Exceptions

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