Profil d'espèce

Ormeau nordique

Nom scientifique : Haliotis kamtschatkana
Autres noms/noms précédents : Haliotide pie
Taxonomie : Mollusques
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Date de l’évaluation et le changement de statut: avril 2009
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: A2bd
Justification de la désignation du COSEPAC: Très prisé pour sa chair, ce mollusque marin est réparti de façon dispersée le long de la côte ouest canadienne. Malgré un moratoire complet sur la récolte, décrété en 1990, l’espèce a été désignée comme étant menacée en 2000. Le braconnage est la plus grande menace qui pèse sur l’espèce et continue d’entraîner une diminution de l’abondance de la population, surtout chez les individus de grande taille et plus féconds. Cependant, toutes les catégories de taille d’individus ont subi un déclin considérable au cours des trois dernières générations (c.-à-d. depuis 1978), le nombre d’individus matures ayant diminué de quelque 88 ou 89 p. 100. Les faibles densités ont sans doute exacerbé le problème en réduisant le succès de fertilisation chez ce géniteur qui libère ses gamètes au hasard (l’effet d’Allee). Bien que des prédateurs, comme la population de loutres de mer en voie de rétablissement, ne sont pas responsables des récents déclins observés, ils peuvent éventuellement influer sur l’abondance future de l’espèce.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « menacée » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2009.
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2003-06-05

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Ormeau nordique

Ormeau nordique Photo 1

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Description

La coquille de ce mollusque est relativement petite, mince, aplatie et ovale. Près de la marge étroite de la coquille, il y a de 3 à 6 trous sur des projections tubulaires. Il y a une large rainure le long de la spirale sur la coquille, entre la suture et la rangée de trous. Des bosses irrégulières se superposent sur une spirale de larges nervures qui alternent avec de petites nervures. La coquille est mouchetée de rougeâtre ou de verdâtre et elle a des parties blanches ou bleues. L’intérieur de la coquille est d’un blanc nacré avec de légères irisations de rose et de vert.

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Répartition et population

L’haliotide pie se trouve le long de la côte du Pacifique, depuis l’Alaska jusqu’à Turtle Bay, en Basse-Californie, au Mexique. Ce mollusque était apparemment assez abondant au début des années 1970 puisque la loutre de mer, un de ses principaux prédateurs, avait disparue du Canada et il n’y avait pas d’activité importante de pêche à l’haliotide. Le mollusque a peut-être étendu son aire de répartition à des habitats plus ouverts en l’absence de ces causes de mortalité. La pêche à l’haliotide aux fins d’exportation a commencé en 1975 en Colombie-Britannique et culmina en 1977 et en 1978, avant que des quotas soient établis (en 1979). Cette pêche a été fermée en 1990 afin de conserver les stocks d’haliotides en déclin. Des relevés de Pêches et Océans Canada dans des sites indicateurs, effectués entre 1979 et 1997, indiquent un déclin continu de la densité de la population d’haliotides sur la côte centrale de la Colombie-Britannique. La densité de la population totale d’haliotides a diminué de 43,75 p. 100 entre les relevés de 1993 et de 1997.

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Habitat

À la limite nord de son aire de répartition, l’haliotide pie se trouve depuis la zone intertidale inférieure jusqu’à au moins 100 m de profondeur. En Colombie-Britannique, l’espèce se trouve surtout dans les zones infratidales; on trouve généralement les adultes à une profondeur de <10 m. L’haliotide préfère un substrat ferme, habituellement rocheux, et se trouve habituellement dans des zones d’échange d’eau modéré comme sur les côtes exposées ou semi-exposées. L’espèce est répartie de façon inégale dans cet habitat. La perte des algues marines le long du littoral de la Colombie-Britannique a probablement rendu les mollusques plus faciles à repérer par les prédateurs.

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Biologie

L’haliotide pie femelle pond ses oeufs dans l’eau où ils sont fertilisés par le mâle. La fertilisation est donc maximisée lorsque les haliotides se regroupent durant le frai. Il semble que la période larvaire soit brève (<10 jours), et que la dispersion des larves soit limitée en ce qui a trait à l’étendue géographique (de 10 à 100 m). Les adultes ne se déplacent probablement qu’à l’intérieur d’une aire de quelques centaines de mètres pendant leur vie qui, dans certains cas, peut durer jusqu’à 50 ans.

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Menaces

Il existe deux principaux facteurs limitants qui pèsent sur l’haliotide pie. D’abord, le braconnage du mollusque continue d’être un problème majeur. L’haliotide pie est vulnérable à la surexploitation parce qu’elle possède une courte période larvaire, qu’elle croît lentement, qu’elle vit relativement longtemps (et donc n’arrivent pas à maturité rapidement), qu’elle est sédentaire et qu’elle a un taux de recrutement faible ou sporadique. Les mollusques arrivés à maturité tendent à s’accumuler en eau peu profonde et sont d’accès facile aux pêcheurs. Des échantillons d’haliotides pêchées illégalement entre 1995 et 1998 laissent croire que les braconniers enlèvent principalement les grosses haliotides matures, mais ne tiennent pas non plus compte de la taille minimum légale, soit une coquille de 100 mm de long. Comme la pêche illégale a lieu sans le contrôle de la taille et du nombre d’individus pêchés, elle réduit non seulement les populations d’haliotides déjà petites, mais elle réduit également leur potentiel de reproduction en enlevant les grosses haliotides matures. L’arrêt de la pêche est une tentative de rétablissement des populations d’haliotides qui est ainsi entravée. D’après certaines sources, les prises illégales actuelles sont peut-être comparables aux quotas de pêche de 1989. La mise en application de la loi est difficile, mais sans la réduction des prises illégales, la protection de la progéniture, l’arrêt continu de la pêche et d’autres mesures efficaces de rétablissement, l’abondance de la population d’haliotides demeurera sans doute faible, et continuera plus probablement de connaître un déclin dans la plupart des zones de la Colombie-Britannique. En outre, la réintroduction de la loutre de mer sur la côte de la Colombie-Britannique a été une réussite, et l’abondance et l’aire de répartition de ce prédateur sont en pleine expansion. Si la loutre de mer retrouve toute son aire de répartition historique, cette aire comprendra presque tout l’habitat actuel de l’haliotide. L’haliotide peut coexister avec la loutre de mer, mais à une densité relativement faible. Plus les individus ont une coloration leur permettant de se camoufler, plus ils survivent longtemps.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Ormeau nordique est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’haliotide pie est la seule espèce invertébrée dont la pêche est totalement interdite en Colombie-Britannique en vertu de la Fisheries Act. Cependant, le braconnage continue d’être un problème sérieux, étant donné que la demande pour l’haliotide est élevée dans le monde entier. En fin de compte, c’est le degré d’efficacité des mesures d’application de la loi qui déterminera peut-être si les stocks d’haliotides auront l’occasion de se rétablir.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l’haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent De 1978 à 1984, l’abondance d’haliotides pies (également nommée ormeau nordique) le long de la côte ouest canadienne a diminué de plus de 75 p. 100. Dans le but de protéger la population restante et de permettre un rétablissement naturel, la récolte d’haliotides pies a été interdite en 1990. Cependant, la population n’a montré aucun signe de rétablissement, en grande partie en raison des récoltes illégales. Par conséquent, en 1999, une vaste stratégie de rétablissement de l’haliotide pie a été mise en œuvre en Colombie Britannique. En 2000, trois importants projets d’intendance ont été entrepris. Ceux-ci constituent actuellement la pierre angulaire de la recherche sur l’haliotide pie ainsi que des activités de rétablissement et d’intendance de l’espèce. En 2001, l’équipe de rétablissement de l’haliotide pie a été mise sur pied et, en 2002, la stratégie de rétablissement a été adoptée dans le cadre du programme de rétablissement de l’haliotide pie, en vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril. Il s’agissait du premier programme de rétablissement visant une espèce du Pacifique. Depuis, un certain nombre de communautés autochtones côtières ont mis en place un programme de surveillance des côtes visant l’haliotide pie; les activités d’information, les évaluations de populations ainsi que les projets de rétablissement vont bon train. Résumé des activités de recherche et de surveillance Depuis 2000, cinq importants projets ont permis d’explorer les stratégies de rétablissement des populations d’haliotide pie et de surveillance du recrutement et du rétablissement de l’espèce. Ces projets comprennent l’évaluation des méthodes et des facteurs susceptibles d’améliorer la reproduction et le recrutement chez l’haliotide pie, l’étude des courants océaniques et de la dérive des larves en vue de désigner les zones les plus susceptibles de constituer des sites de réintroduction, et la mise en liberté d’haliotides pies d’élevage. Un modèle de simulation océanique a été élaboré, et un échantillonnage sur le terrain a été réalisé en vue d’examiner la dispersion et la conservation des larves d’haliotides pies dans la réserve de parc national Pacific Rim. Ces études visent à définir les meilleurs sites et méthodes pour le recrutement des juvéniles et la conservation des larves. Des relevés d’haliotides pies sont encore menés tous les cinq ans dans les principaux sites de suivi. De nouveaux sites ont été établis afin de surveiller l’état de la population et l’efficacité des programmes de rétablissement. En 2003, des études génétiques visant à distinguer l’haliotide pie d’autres espèces d’haliotides commercialisées ont été réalisées. Des tests génétiques sont en cours en vue de détecter des haliotides pies récoltées illégalement et d’aider les agents des pêches à procéder à des accusations. Résumé des activités de rétablissement En 2001, plusieurs nouveaux sites de surveillance de l’haliotide pie marqués en permanence ont été établis, et un programme de surveillance des côtes visant l’haliotide pie a été mis en place en vue de suivre les populations le long de la côte britanno colombienne et de signaler toute activité suspecte ou illégale. Les deux importantes zones d’intendance ont été établies à Haida Gwaii (îles de la Reine Charlotte). Des haliotides pies matures y ont été rassemblées, de même que dans le territoire traditionnel Kitasoo/Xaixais, sur la côte continentale de la Colombie Britannique, afin d’améliorer le succès de la reproduction. Cinq sites expérimentaux ont été établis dans la réserve de parc national Pacific Rim et tout juste à l’extérieur de celle ci en vue d’étudier le succès de la translocation. On a introduit 200 haliotides pies marquées dans chaque site de traitement; leur densité, leur productivité reproductive et leur taille ont été mesurées. Ces mesures ont été comparées à celles effectuées dans deux sites témoins comptant 200 haliotides pies non introduites et marquées. À proximité, 75 000 juvéniles d’élevage et un million de larves ont été mis en liberté. Les mesures d’application de la loi se poursuivent. En février 2006, la plus importante arrestation pour braconnage au Canada a eu lieu : trois hommes en possession de quelque 11 000 haliotides pies (1 120 kg) étaient impliqués. En 2005, il y a eu trois affaires liées à l’haliotide pie, dans lesquelles toutes les personnes en cause ont été condamnées. Récemment, des amendes s’élevant à 25 000 et à 35 000 dollars ont été imposées. Les groupes d’intendance des Premières nations et des collectivités côtières continuent à promouvoir l’arrêt des récoltes illégales d’haliotides pies. En 2005, le Groupe de mise en œuvre des mesures de rétablissement de l’ormeau a été officialisé en vue de superviser la mise en œuvre du rétablissement au nom de l’équipe de rétablissement de l’haliotide pie. Adresses électroniques Oceanlink : Haliotide pie :http://oceanlink.island.net/oinfo/Abalone/abalone.html Ministère des Pêches et des Océans : Stratégie de rétablissement des ormeaux :www-comm.pac.dfo-mpo.gc.ca/pages/consultations/fisheriesmgmt/abalone/default_f.htm Ministère des Pêches et des Océans : Les ormeaux; page d’accueil :www.pac.dfo-mpo.gc.ca/ops/fm/shellfish/Abalone/default_f.htmMarine Matters : Haida Gwaii/îles de la Reine Charlotte :www.marinematters.org/

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

114 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports sur les progrès de la mise en œuvre du document de rétablissement

Rapports de situation du COSEPAC

  • Mise à jour Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’ormeau nordique Haliotis kamtschatkana au Canada (2009-08-28)

    L’ormeau nordique, Haliotis kamtschatkana Jonas 1845, est la seule espèce d’ormeaux fréquemment retrouvée au Canada. Il n’en existe qu’une seule population génétiquement uniforme le long de la côte de la Colombie-Britannique. L’ormeau nordique se reconnaît à sa coquille en forme d’oreille aplatie présentant un relief en bosses de forme irrégulière et de trois à six pores respiratoires sur des projections tubulaires. Une gouttière court habituellement en parallèle à la rangée de pores. L’extérieur de la coquille est mouchetée de rougeâtre ou de verdâtre et comporte également des plages bleues et blanches. L’intérieur, libre d’empreinte musculaire, est blanc nacré légèrement irisé de rose et de vert. Le pied est gros, de couleur havane et entouré d’un épipodium (structure sensorielle et prolongement du pied portant des tentacules); il porte des rayures quelque peu verticales et le bord ressemble à de la dentelle délicate.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Ormeau nordique (2009-11-25)

    Très prisé pour sa chair, ce mollusque marin est réparti de façon dispersée le long de la côte ouest canadienne. Malgré un moratoire complet sur la récolte, décrété en 1990, l’espèce a été désignée comme étant menacée en 2000. Le braconnage est la plus grande menace qui pèse sur l’espèce et continue d’entraîner une diminution de l’abondance de la population, surtout chez les individus de grande taille et plus féconds. Cependant, toutes les catégories de taille d’individus ont subi un déclin considérable au cours des trois dernières générations (c.-à-d. depuis 1978), le nombre d’individus matures ayant diminué de quelque 88 ou 89 p. 100. Les faibles densités ont sans doute exacerbé le problème en réduisant le succès de fertilisation chez ce géniteur qui libère ses gamètes au hasard (l’effet d’Allee). Bien que des prédateurs, comme la population de loutres de mer en voie de rétablissement, ne sont pas responsables des récents déclins observés, ils peuvent éventuellement influer sur l’abondance future de l’espèce.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l’haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) au Canada (2007-09-27)

    L'haliotide pie, ou ormeau nordique, affiche un déclin de ses effectifs et de sa répartition dans les zones étudiées du littoral de la Colombie Britannique (C. B.), au Canada, comme en témoignent les relevés qui y sont effectués de façon régulière depuis la fin des années 1970. En 1990, la pêche à l’haliotide pie a été fermée en C. B. afin de protéger ce qu’il reste de la population. Malgré l’interdiction complète imposée sur la pêche, la population a continué de décliner et n’a montré aucun signe de rétablissement. En conséquence, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a attribué à l’haliotide pie le statut d’espèce menacée en avril 1999. En juin 2003, l’haliotide pie était officiellement inscrite et protégée en tant qu’espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2017-08-24)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.
  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016-07-04)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.
  • Plan d’action pour l’haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) au Canada (2012-04-11)

    Ce plan d’action pour l’haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) au Canada fait partie intégrante de la mise en œuvre du programme de rétablissement de l’haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) au Canada (MPO, 2007). Il décrit les activités de rétablissement, l’habitat essentiel de l’espèce et les mécanismes de protection de l’habitat essentiel, dont un décret en vertu de la LEP interdisant la destruction de l’habitat essentiel. Pour des renseignements plus complets sur l’haliotide pie et son rétablissement au Canada, veuillez consulter le programme de rétablissement qui se trouve dans le Registre public des espèces en péril ou communiquer avec les présidents de l’équipe de rétablissement énumérés à l’annexe I. Le plan d’action pour l’haliotide pie est finalisé. Le document décrit les activités de rétablissement, l’habitat essentiel de l’espèce et les mécanismes de protection de l’habitat essentiel, dont un décret en vertu de la LEP interdisant la destruction de l’habitat essentiel.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009-08-28)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission d'autres documents similaires(#DFO-16-HPAC-01108), en vertu de l'article 74 de la LEP (2016-10-31)

    Le remorqueur Nathan E. Stewart s'est échoué dans des eaux peu profondes dans le chenal Seaforth, et son retrait est nécessaire pour réduire les impacts de sa présence sur les poissons et l'habitat du poisson. Pour ce faire, les premiers travaux consistent à sécuriser le remorqueur afin qu'il ne se déplace pas au fil des marées et du passage des vagues. Cela se fera à l'aide d'ancres d'affourches et de chaînes reliant le remorqueur aux barges et aux autres équipements. Les travaux suivants consisteront à maintenir en place la grande barge de levage à l'aide de grandes ancres, de chaînes et d'autres équipements pour la préparer à la traction du remorqueur. Ensuite, il faudra tirer le remorqueur sur 335 mètres environ, des eaux peu profondes vers les eaux plus profondes, sur le substrat, en direction de la barge de levage, où il pourra être récupéré. Une fois dans des eaux plus profondes, le remorqueur sera hissé sur la barge et éloigné du site. Bien que la relocalisation des ormeaux s'effectue avant les travaux, il se peut que des ormeaux soient tués ou blessés pendant les travaux, ou que l'habitat des ormeaux et d'autres organismes marins soit détruit.
  • Raison pour l'émission de la licence(#DFO-18-PPAC-00016), en vertu de l'article 73 de la LEP (2018-05-07)

    L'activité comprendra les tâches suivantes : Relevés annuels normalisés sur les ormeaux, y compris la mesure des ormeaux sous l'eau et leur remise à l'eau à leur emplacement d'origine. Relevés annuels de marquage-recapture au cours desquels les ormeaux sont marqués in situ sous l'eau. Ces deux activités permettront de recueillir des données sur la biologie, la démographie et la répartition des ormeaux nordiques.
  • Raison pour l'émission du permis(#18-HPAC-00373), en vertu de l'article 73 de la LEP (2018-06-08)

    Le projet comprend la remise en service d'une installation historique de mise à l'eau des billes de bois à Cliff Cove, près de Zeballos, en Colombie-Britannique. Les travaux comprennent l'installation d'un quai de chargement et le dépôt de débris de bois dans la zone qui fait face à ce quai. Il est possible que des ormeaux nordiques (Haliotis kamtschatkana) soient présents sur le lieu des travaux. Si des ormeaux nordiques sont trouvés sur place, ils seront récupérés et relocalisés avant le début des travaux. La récupération des ormeaux nordiques entraînerait la capture et la manipulation des individus.
  • Raison pour l'émission du permis(#18-HPAC-00501), en vertu de l'article 73 de la LEP (2018-06-04)

    Le projet consiste à faire l'assainissement du port d'Esquimalt; il fait partie d'un plus gros projet pluriannuel d'assainissement des sédiments à l'échelle du port. Les travaux prévus comprennent le dragage le remblayage, la déconstruction d'infrastructures existantes, le battage de pieux temporaires ainsi que l'enlèvement et la remise en place de défenses, de flotteurs et de pieux. Il est possible que des haliotides pies (Haliotis kamtschatkana) soient présentes dans la zone des travaux. Si c'est le cas, les haliotides présentes seront récupérées et relocalisées avant le début des travaux. Pour ce faire, il faudra les capturer et les manipuler.
  • Raison pour l'émission du permis(#18-HPAC-00839), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-10-01)

    Le projet consiste à réaliser des travaux de remplacement d'infrastructure de la gare maritime de Bear Cove, à Port Hardy, notamment le remplacement des plates-formes flottantes en bois par des plates-formes en acier. Il est possible qu'il y ait des haliotides pies (Haliotis kamtschatkana) dans la zone des travaux. Si c'est le cas, les individus présents seront récupérés et déplacés avant le début des travaux. Pour ce faire, il faudra les capturer et les manipuler.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-HPAC-00054), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-04-23)

    Le projet comprend la remise en service d'une installation historique de mise à l'eau des billes de bois et de deux lieux d'entreposage du bois à Griffin Passage. Un volume de 100 000 m3 de billes sera de mis à l'eau sur cinq ans d'exploitation. L'emplacement du projet se trouve dans l'habitat essentiel désigné de l'ormeau nordique (Haliotis kamtschatkana). L'ormeau nordique sera récupéré des zones d'impact potentielles aux trois sites (manutention du bois et deux installations d'entreposage du bois) et relocalisé avant les opérations. La récupération des ormeaux nordiques entraînera leur capture et leur manipulation.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-HPAC-00682 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2020-09-29)

    Les travaux prévus comprennent la construction d'une route de jonction de 5,5 km de long à Prince Rupert, en Colombie-Britannique. La construction du corridor de transport nécessitera des travaux de remblai et de dragage en mer sur le littoral ouest de l'île Kaien, dans le détroit d'Hécate, dans le port de Prince Rupert. Les travaux ont reçu une autorisation de Pêches et Océans Canada (MPO) [numéro de dossier 17-HPAC-00389]. Avant le début des travaux, une récupération des poissons et des invertébrés marins sera effectuée afin de les protéger contre des dommages ou la mortalité pendant les travaux. Comme le site se trouve dans une zone où l'ormeau nordique (Haliotis kamtschatkana) peut être présent, le MPO a délivré un permis en vertu de la LEP pour autoriser la capture et la manipulation des individus de cette espèce pendant les activités de récupération des poissons. Le site n'est pas désigné comme habitat essentiel de l'ormeau nordique. Il est interdit de tuer des ormeaux nordiques.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PPAC-00004 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-06-01)

    L'activité comprendra les tâches suivantes : Inspection et surveillance de l'ormeau nordique présent dans 35 habitats artificiels («?condos?») par des plongeurs. Ces «?condos?» sont constitués de briques de béton disposées au hasard et logées dans un casier à crabe commercial modifié. Le relevé de chaque condo est effectué en enlevant et examinant soigneusement les briques de béton. Enlever, mesurer et enregistrer les données (in situ) sur chacun des individus de l'ormeau nordique présents dans les «?condos?». Notamment : Combien d'individus d'ormeaux nordiques sont présents dans chaque habitat artificiel? Quelle est la taille de ces ormeaux?
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PPAC-00009 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-04-01)

    L'activité comprendra les tâches suivantes : Mesurer la longueur de tous les ormeaux nordiques observés sous l'eau à l'aide d'un vernier Recueillir (y compris) jusqu'à environ 30 ormeaux nordiques (pour un total maximal de 150 individus pour les 5 sites), en faisant appel à des plongeurs. Ramener au bateau les ormeaux nordiques recueillis et les garder dans de l'eau de mer fraîche et aérée. Prélever, préserver et conserver des échantillons de tissu en respectant les procédures décrites dans Withler et coll. (2003). Notamment : Prélever 2 à 4 épipodes par ormeau nordique, puis entreposer ces échantillons de tissu dans de l'éthanol à 95 % aux fins d'analyse génétique ultérieure. Mesurer le poids et déterminer le sexe de chaque ormeau nordique ramené à la surface aux fins de prélèvement de tissus. Ramener les ormeaux nordiques au site où ils avaient été recueillis.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PPAC-00015 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-07-10)

    L'activité 1 (marquage) comprendra les tâches suivantes : i. Recueillir, en faisant appel à des plongeurs, jusqu'à (y compris) 500 ormeaux par secteur de traitement (pour un total maximal de 1 000 individus). ii. Ramener au bateau les ormeaux nordiques recueillis et les garder dans de l'eau de mer fraîche et aérée. iii. Sécher la coquille de chaque ormeau nordique et y coller une petite étiquette en plastique avec de la résine époxyde. iv. Mesurer chaque ormeau nordique. iv. Ramener les ormeaux nordiques au site où ils avaient été recueillis. vi. Cela se produira en 2019 et 2020. L'activité 2 (échantillonnage aux fins d'analyse des isotopes) comprendra les tâches suivantes : 1. Recueillir, en faisant appel à des plongeurs, jusqu'à (y compris) 20 ormeaux par site (pour un total maximal de 80 individus sur tous les sites). ii. Ramener au bateau les ormeaux nordiques recueillis et les garder dans de l'eau de mer fraîche et aérée. iii. Prélever, préserver et conserver des échantillons de tissu d'épipode en respectant les procédures décrites dans Withler et al. (2003). En particulier, prélever jusqu'à 10 épipodes par ormeau nordique, puis entreposer ces échantillons de tissu dans de l'éthanol à 95 % aux fins d'analyse ultérieure. iv. Mesurer chaque ormeau nordique et en déterminer le sexe. v. Ramener les ormeaux nordiques au site où ils avaient été recueillis. Cela se produira en 2019 et 2020. L'activité 3 (relevés sur le terrain) comprendra les tâches suivantes : i. Effectuer des relevés de la taille et de la fréquence de l'ormeau nordique à 8 sites permanents à Gwaii Haanas. Une proportion des ormeaux nordiques rencontrée dans chaque transect sera mesurée à l'aide d'étriers.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PPAC-00016), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-10-15)

    Les jeunes ormeaux nordiques trop petits pour être détectés visuellement sont parfois prélevés accidentellement lorsqu'ils se déposent sur des substrats à leur stade planctonique. Par la suite, ils se développent à leur stade juvénile sur certains substrats et structures (p. ex. roches) et sont ensuite remarqués. Aucune méthode ne peut empêcher ce prélèvement accidentel. La coquille de la larve juvénile de l'ormeau nordique est fragile et sujette aux dommages structuraux. Les individus prélevés accidentellement auront le temps de croître et d'arriver à maturité sans être manipulés, jusqu'à ce que le risque pour la survie découlant de la manipulation diminue. Ils seront conservés pendant une période maximale de 12 mois, puis relâchés dans la nature au moment opportun. Des contrôles sanitaires seront effectués régulièrement et des protocoles sont en place pour réduire au minimum les risques pour la survie des individus.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PPAC-00020 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-08-20)

    L'activité comprendra les tâches suivantes : L'ormeau nordique sera compté et la longueur de sa coquille sera mesurée par des plongeurs qualifiés pendant les relevés d'invertébrés effectués par Pêches et Océans Canada. Toutes les mesures seront prises sous l'eau. Dans la mesure du possible, l'ormeau nordique sera mesuré sur place. Les ormeaux nordiques qui seront détachés des roches ne le seront que pendant le temps nécessaire à la mesure de la longueur, et seront retournés dès que possible à l'endroit où ils auront été prélevés. Tout ormeau nordique qui ne peut être détaché en toute sécurité sera laissé sur place, mesuré sur les lieux dans la mesure du possible, ou simplement compté.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PPAC-00022 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-08-15)

    L'activité comprendra les tâches suivantes : Les ormeaux nordiques seront comptés et la longueur de leur coquille sera mesurée à l'aide de verniers par des chercheurs spécialisés lors de relevés intertidaux et de relevés en plongée. Dans la mesure du possible, l'ormeau nordique sera mesuré sur place. Les ormeaux nordiques qui seront détachés de la roche ne le seront que durant le temps nécessaire à la mesure et seront retournés dès que possible à l'endroit où ils ont été prélevés. Tout ormeau nordique qui ne peut être détaché de la roche en toute sécurité sera laissé là où il se trouve et sera mesuré sur place, dans la mesure du possible, ou simplement compté.
  • Raison pour l'émission du permis(#20-HPAC-00073 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2020-03-01)

    Les travaux consisteront à sécuriser l'infrastructure du quai du terminal de navires de croisière d'Ogden Point, qui est endommagé par les eaux. Les travaux de stabilisation consisteront à installer des plaques d'acier contre la façade du quai actuel et à remblayer les espaces vides derrière la plaque avec du béton. Des sacs de sable seront empilés dans les espaces vides au niveau de la base du quai et la barre d'armature sera sécurisée au besoin. Il est possible qu'il y ait des haliotides pies (Haliotis kamtschatkana) dans la zone des travaux. Si c'est le cas, ils seront récupérés et déplacés avant le début des travaux. Leur récupération nécessitera leur capture et leur manipulation. Les haliotides pies capturées pendant l'opération de récupération seront remises à l'eau à un endroit à proximité, le long du brise-lames d'Ogden Point et à la même profondeur que l'eau dans laquelle elles se trouvaient au niveau du quai.
  • Raison pour l'émission du permis(#20-HPAC-00368 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2020-12-31)

    Les travaux consistent à construire un nouveau site d'amarrage pour des traversiers à moins de 500 m du terminal existant de BC Ferries à Quathiaski Cove, sur l'île Quadra, en Colombie-Britannique. Le battage de pieux est nécessaire dans le cadre de la construction du poste d'amarrage des traversiers. D'après les résultats d'un relevé du site mené précédemment, des ormeaux nordiques (Haliotis kamtschakana) pourraient être présents à proximité lieu proposé pour le battage des pieux. Avant le début du battage des pieux, un relevé en plongée de l'ormeau nordique sera réalisé. Tous les ormeaux nordiques se trouvant à proximité de l'empreinte de battage proposée seront capturés et transférés dans un habitat propice adjacent à cette empreinte, mais en dehors de celle-ci, et à la même profondeur que celle à laquelle ils auront été capturés. Il est interdit de tuer des ormeaux nordiques ou d'autres poissons en vertu de ce permis.
  • Raison pour l'émission du permis(#20-PPAC-00001 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2020-04-28)

    L'activité comprendra les tâches suivantes : I. Inspection et surveillance de l'ormeau nordique présent dans des habitats artificiels (« condos ») dans 35 sites par des plongeurs. Ces « condos » sont constitués de briques de béton disposées et logées dans un casier à crabe commercial modifié. ii. Le relevé de chaque « condo » est effectué en enlevant et examinant soigneusement les briques de béton. iii. Retirer les briques pour mesurer chaque ormeau nordique présent dans les « condos » et enregistrer les données (in situ). Notamment : Combien d'individus d'ormeaux nordiques sont présents dans chaque habitat artificiel? Quelle est la taille de ces ormeaux?
  • Raison pour l'émission du permis(#20-PPAC-00012 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2020-07-15)

    L'activité 1 (échantillonnage pour l'analyse des isotopes) comprendra ce qui suit : i. Recueillir jusqu'à 20 ormeaux par site (pour un maximum de 80 ormeaux nordiques à tous les sites) par des plongeurs sous-marins. ii. Ramener au bateau les ormeaux nordiques recueillis et les garder dans de l'eau de mer fraîche et aérée. iii. Prélever, préserver et conserver des échantillons d'épipodes en respectant les procédures décrites dans Withler et al. (2003). Un maximum de 10 épipodes sera prélevé sur chaque ormeau nordique. iv. Mesurer chaque ormeau nordique et en déterminer le sexe. v. Ramener les ormeaux nordiques au site où ils ont été recueillis. L'activité 2 (relevés sur le terrain) comprendra ce qui suit : i. Effectuer des relevés de la taille et de la fréquence de l'ormeau nordique à huit sites permanents de Gwaii Haanas. Une partie des ormeaux nordiques rencontrés dans chaque transect sera mesurée à l'aide de verniers. Les individus échantillonnés durant l'activité 1 ne le seront pas pendant l'activité 2.
  • >> Visionnez le reste des Permis et accords connexes

Décrets visant l'habitat essentiel

  • Arrêté visant l’habitat essentiel de l’ormeau nordique aussi appelé haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) (2017-12-13)

    On prévoit qu’il peut se passer plusieurs décennies avant que l’objectif du programme de rétablissement se réalise, c’est-à-dire que l’ormeau nordique atteigne des niveaux permettant l’autosuffisance. Les efforts visant à atteindre les buts à court et à long terme sont continus et sont appuyés par les mesures décrites dans le Plan d’action pour l’haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) au Canada et dans le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas. Parmi les menaces qui pèsent actuellement sur l’ormeau nordique relevées dans le programme de rétablissement figurent la pêche illégale, un recrutement faible, la perte ou la dégradation de l’habitat et la prédation par les loutres de mer. En comparaison avec les autres menaces qui pèsent sur l’ormeau nordique, la perte d’habitat ou sa dégradation suscite un degré de préoccupation jugé faible dans le programme de rétablissement, car l’habitat dont dispose la population de l’ormeau nordique est considéré comme suffisant.
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