Profil d'espèce

Dryoptéride côtière

Nom scientifique : Dryopteris arguta
Taxonomie : Plantes vasculaires
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique
Date de l’évaluation et le changement de statut: mai 2021
Statut du COSEPAC : Préoccupante
Critères d'évaluation du COSEPAC:
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette fougère de la côte Pacifique de l’Amérique du Nord atteint sa limite nord aux îles Gulf, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, où elle est présente au sein de petites sous-populations dans un habitat forestier côtier et accidenté. Même si l’espèce se trouve dans une zone très restreinte sur le plan géographique, sa population semble être relativement stable et n’est actuellement pas exposée à un risque de déclin élevé dû à des menaces naturelles ou anthropiques. La présence de plantes envahissantes et le piétinement accidentel par des amateurs de plein air ont été signalés. L’impact des menaces est actuellement évalué comme étant faible, mais des agents pathogènes fongiques introduits ainsi que l’augmentation des sécheresses et des incendies intensifs associés aux changements climatiques représentent des menaces futures possibles.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1998. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2000 et en mai 2021.
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2003-06-05

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Dryoptéride côtière

Dryoptéride côtière Photo 1
Dryoptéride côtière Photo 2

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Description

Cette espèce est une fougère touffue à feuilles persistantes semblables en texture au cuir, et qui possède d’épais rhizomes courts et grimpants. Elle mesure jusqu’à 70 cm de hauteur. Les robustes tiges des feuilles ont environ la moitié de la longueur des limbes. Ceux-ci sont divisés en deux pinnules oblongues, dont chacune est dentelée deux fois. Les veinules sont étalées et se terminent par une dent épineuse et protubérante, souvent cartilagineuse. Les rhizomes, les stipes et les dessous des segments sont revêtus d’écailles brillantes de couleur noisette et en forme de lance. Les sporanges brun foncé à noirs sont regroupés sur le dessous des pinnules.

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Répartition et population

La Dryoptéride côtière se rencontre le long de la côte ouest nord-américaine à partir de la Colombie-Britannique jusqu’au Mexique. Les 18 populations canadiennes sont restreintes à 16 sites distincts dans le sud-est de l’île de Vancouver et sur plusieurs îles du golfe de Georgie. Ces populations peuvent comprendre quelques spécimens ou plusieurs milliers d’individus. La plus florissante se trouve sur l’île Hornby et comprend de 3000 à 4000 individus. Les habitats de cinq de ces populations sont de mauvaise qualité.

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Habitat

Cette espèce préfère les pentes côtières boisées où les plants sont bien espacés les uns des autres, où la lumière est filtrée par des Sapins de Douglas, des Chênes de Garry et des Arbousiers d’Amérique, et où il y a suffisamment d’humidité et de contenu organique dans le sol. On la rencontre également sur les falaises et promontoires rocheux de la côte où les plantes qui filtrent la lumière, s’il y en a, incluent le Chêne de Garry et Holodiscus discolor, une Rosacée arbustive. Les sites colonisés sont habituellement orientés vers le sud soit partiellement ou complètement. Le climat de cette région est humide en hiver et sec en été.

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Biologie

Après une à cinq années de développement, les limbes de cette plante produisent des spores à la fin de la saison de croissance. Chaque limbe fertile peut produire de 13,5 à 15 millions de spores, dont un bon nombre est retenu pendant l’hiver et relâché le printemps suivant. Dans de bonnes conditions de sol, l’espèce se reproduit de manière sexuée. La Dryoptéride côtière se développe aussi de manière végétative par élongation de rhizomes souterrains, ce qui engendre parfois de grandes touffes de clones.

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Menaces

Le défrichage des terres en vue de leur développement constitue la principale menace pour la population de la pointe Dorcas, sur l’île de Vancouver. Plusieurs populations insulaires, comme sur l’île Hornby, seraient affectées négativement par la construction d’infrastructures touristiques, tels que des sites de camping et des sentiers pédestres. Certaines populations situées sur des promontoires rocheux sont particulièrement exposées à l’érosion.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Des populations de dryoptérides côtières se trouvent sur l’île Ballenas sur des terres du ministère de la Défense nationale, terres qui font partie du territoire domanial protégé en vertu de la LEP. L’espèce se trouve aussi dans les parcs provinciaux des îles Denman et Hornby.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur la Dryoptéride côtière Dryopteris argute au Canada (2022-01-14)

    La dryoptéride côtière est une fougère à frondes persistantes de 25 à 90 cm de hauteur qui pousse à partir d’un épais rhizome rampant. Le limbe des feuilles est coriace et est doublement divisé : les pennes (segments primaires) sont profondément découpées, tandis que les pinnules (segments secondaires) sont bordées de petites dents. Les rhizomes, les stipes et la face inférieure des pennes présentent des écailles lancéolées brun clair. Notez : Le ministre a reçu cette évaluation du COSEPAC le 12 octobre 2021.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Dryoptéride côtière (2022-01-10)

    Cette fougère de la côte Pacifique de l’Amérique du Nord atteint sa limite nord aux îles Gulf, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, où elle est présente au sein de petites sous-populations dans un habitat forestier côtier et accidenté. Même si l’espèce se trouve dans une zone très restreinte sur le plan géographique, sa population semble être relativement stable et n’est actuellement pas exposée à un risque de déclin élevé dû à des menaces naturelles ou anthropiques. La présence de plantes envahissantes et le piétinement accidentel par des amateurs de plein air ont été signalés. L’impact des menaces est actuellement évalué comme étant faible, mais des agents pathogènes fongiques introduits ainsi que l’augmentation des sécheresses et des incendies intensifs associés aux changements climatiques représentent des menaces futures possibles.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la dryoptéride côtière (Dryopteris arguta) au Canada (2011-08-11)

    Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a désigné la dryoptéride côtière (Dryopteris arguta) espèce préoccupante en 2001, et elle est inscrite comme telle à la Loi sur les espèces en péril. La dryoptéride côtière est une fougère aux fronde persistantes que l’on trouve depuis le sud de la Colombie-Britannique jusqu’en Californie. Au Canada, l’espèce est présente dans le sud?est de l’île de Vancouver et dans plusieurs des îles Gulf nordiques adjacentes. Elle pousse dans des forêts claires de douglas taxifoliés (Pseudotsuga menziesii), de chênes de Garry (Quercus garryana) et parfois d’arbousiers d’Amérique (Arbutus menziesii), ainsi que sur des escarpements et affleurements rocheux littoraux. La plupart des populations occupent des pentes abruptes au sol à drainage rapide (sols modérément à très secs). L’effectif total des 13 populations signalées au Canada est estimé à plus de 7 500 individus couvrant une zone d’occupation de 1,9 ha.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC 2020 à 2021 (2021-10-12)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a évalué un total de 66 espèces sauvages, dont quatre fut attribuée le statut de non en péril. Sur ces 66 espèces sauvages, le COSEPAC a réexaminé la situation de 41 espèces; parmi eux, 80 % a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 826 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, soit 369 espèces en voie de disparition, 196 espèces menacées, 239 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 19 espèces sauvages, les données de 62 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes, et 202 espèces ont été désignées non en péril.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-PYR-2009-0126), en vertu de l'article 73 de la LEP (2010-02-04)

    Ce projet vise à protéger l'habitat des populations d'espèces rares sélectionnées qui est menacé par les espèces envahissantes ou l'empiètement des conifères. Ces espèces sont : Bartramia stricta, bartramie à feuilles dressées Dryopteris arguta, dryoptère côtière Entosthodon fascicularis, entosthodon fasciculé Epilobium densiflorum, epilobe densiflore Limnanthes macounii, limnanthe de Macoun Lotus formosissimus, lotier splendide Lupinus densiflorus, lupin densiflore Meconella oregano, méconelle d'Orégon Microseris bigelovii, microséris de Bigelow Minuartia pusilla, minuartie naine Ranunculus alismifolius, renoncule à feuilles d'alisme Sanicula arctopoides, sanicle patte-d'ours Sanicula bipinnatifida, sanicle bipinnatifide Tortula laevipila laevipila, tortule à poils lisses Le permis proposé est destiné aux activités pluriannuelles d'intendance des espèces en péril sur plusieurs sites du ministère de la Défense nationale dans la partie sud de l'île de Vancouver. Les espèces en péril sur chaque site résident dans des prés ouverts qui sont exposés à certaines espèces envahissantes, notamment : le genêt à balais, le lierre, l'ajonc d'Europe, le houx commun, le daphné à feuilles de laurier, l'aubépine monogyne, les mauvaises herbes annuelles et bisanuelles, les graminées annuelles et vivaces et/ou les conifères. L'objectif est d'enrayer ces espèces du secteur et des zones adjacentes où logent les populations d'espèces à risque sélectionnées.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres, janvier 2022 (2022-01-10)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 640 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard le 10 mai 2022 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières et le 10 octobre 2022 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées. Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril à l’adresse suivante : La réponse de la ministre de l'environnement aux évaluations des espèces en péril.
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