Profil d'espèce

Otarie de Steller

Nom scientifique : Eumetopias jubatus
Taxonomie : Mammifères
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2013
Statut du COSEPAC : Préoccupante
Critères d'évaluation du COSEPAC:
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette espèce est limitée à seulement cinq localités de reproduction (consistant en 7 roqueries) en Colombie-Britannique qui occupent moins de 10 km², avec environ 70 % des naissances se produisant à une seule localité (îles Scott). La population est en croissance, mais l’espèce est sensible aux perturbations d’origine humaine lorsqu’elle est sur terre et vulnérable aux catastrophes comme les déversements majeurs d’hydrocarbures en raison de la très grande concentration de ses rassemblements de reproduction. L’espèce se qualifie presque pour la catégorie « menacée », mais elle s’est rétablie de l’abattage sélectif mené par le passé et de la persécution délibérée.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « non en péril » en avril 1987. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2003 et en novembre 2013.
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2005-07-14

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Otarie de Steller

Otarie de Steller Photo 1

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Description

L'otarie de Steller est la plus grosse otarie. On les confond souvent avec les phoques dont elles se distinguent, entre autres, par la présence de pavillons aux oreilles. Les mâles de cette espèce sont nettement plus gros que les femelles : les femelles adultes mesurent en moyenne de 2,1 à 2,4 m de long et pèsent de 200 à 300 kg, alors que les mâles adultes atteignent une longueur de 2,7 à 3,1 m et un poids de 400 à 800 kg, les plus gros d'entre eux pesant près d'une tonne. Une légère « crinière » de poils rudes se développe sur le cou renflé et le torse volumineux des mâles adultes, d'où le nom de « lion de mer » qu'on donne parfois à cette espèce. Les petits pèsent de 16 à 23 kg à la naissance, les jeunes mâles étant généralement plus lourds que les femelles. Les petits ont un pelage luisant, brun noirâtre. Les juvéniles et les adultes secs ont une coloration variant du jaune pâle à l'ocre clair, plus sombre sur la face ventrale et près des nageoires, ou pattes natatoires. Mouillée, l'otarie de Steller adulte est d'un blanc grisâtre.

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Répartition et population

L’otarie de Steller vit dans les eaux côtières du Pacifique Nord depuis le sud de la Californie jusqu’au détroit de Béring, puis vers l’ouest et le sud-ouest le long de la côte asiatique jusqu’au Japon. On y distingue dans ces eaux deux populations : la population de l’Est et la population de l’Ouest. Les animaux qui vivent au Canada font partie de la population de l'Est répartie du sud de la Californie au sud-est de l'Alaska, aux États-Unis. Ils ne sont présents qu'en Colombie-Britannique, où se trouvent trois aires de reproduction principales. La première se trouve dans les îles Scott, au large de la pointe nord-ouest de l'île de Vancouver, La deuxième aire de reproduction est située au cap St. James, au large du sud des îles de la Reine-Charlotte, et la troisième se trouve au large des îles Banks, dans la portion nord de la côte du continent. Outre ces sites de reproduction, on compte environ 21 échoueries utilisées toute l'année, ainsi que de nombreux sites hivernaux où les animaux vont à terre de façon irrégulière. Depuis que l'otarie de Steller est protégée, soit depuis 1970, la taille de la population adulte a pratiquement doublé. En 2002, environ 3 400 petits sont nés en Colombie-Britannique. La population totale d'animaux habitant les eaux côtières de la Colombie-Britannique à l'époque de la reproduction se situe entre 18 400 et 19 700 individus. Environ 7 600 d'entre eux seraient en âge de se reproduire. Depuis quelques années, la population de l’Est s’accroît, contrairement à la population de l’Ouest. En 2002, son effectif était estimé à environ 45 000 individus, soit presque autant que la population de l’Ouest, alors que celle-ci comptait pour 90 p. cent de la population mondiale d’Otaries de Steller entre les années 1950 et les années 1970.

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Habitat

L'otarie de Steller habite principalement dans les eaux côtières du Pacifique Nord. On connaît mal son mode de vie en milieu aquatique. En général, la plupart des otaries de Steller semblent se nourrir sur la plate-forme continentale et le long de son rebord. L'été, on observe généralement ces animaux à moins de 60 km des côtes, dans des eaux d'une profondeur inférieure à 400 m, mais ils s'aventurent parfois jusqu'à 200 km du rivage. L'otarie de Steller n'est pas considérée comme une espèce migratrice, mais les individus peuvent se disperser jusqu'à une distance considérable des sites de reproduction. Les animaux vont régulièrement à terre toute l'année et tendent à former des groupes compacts pratiquement sans espace entre les individus. Les sites terrestres fréquentés par l'otarie se divisent en trois catégories : 1) les roqueries, qui consistent en des rochers isolés où les animaux se rassemblent de mai à août pour mettre bas, s'accoupler et allaiter les petits à l'abri de prédateurs terrestres tels que le loup et l'ours; 2) les échoueries permanentes, des terrains accessibles généralement occupés toute l'année; 3) les échoueries hivernales, occupées de façon irrégulière en dehors de la saison de reproduction.

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Biologie

En mer, les otaries de Steller se rencontrent seules ou en groupes de plusieurs animaux. Pendant la saison des amours, elles forment des colonies denses sur la terre ferme où les vocalisations des adultes et les bêlements des nouveaux-nés constituent un perpétuel tintamarre. Les mâles les plus puissants se reproduisent avec plusieurs femelles. Entre la fin de mai et le début de juillet, les femelles reviennent à leur roquerie natale pour mettre au monde un seul petit qu'elles allaitent généralement pendant presque un an, bien que l'allaitement dure parfois jusqu'à trois ans. Les mères restent à terre avec les petits environ un jour sur deux, chaque séjour sur la terre ferme étant suivi d’une journée au large pour se nourrir. Les nouveaux-nés sont précoces. Ils sont capables de ramper dès leur naissance et savent nager vers l'âge de quatre semaines. Un mois après leur naissance, les mères commencent à déménager leurs petits vers les échoueries avoisinantes, rejoignant ainsi les mâles qui ne s'accouplent pas et les jeunes femelles de moins de 10 ans qui ne sont pas encore en âge de se reproduire. Quoiqu'il soit assez difficile à estimer, il semble que le taux de mortalité des jeunes soit assez élevé. La longévité est d'environ 14 ans pour les mâles et de 22 ans pour les femelles. En Colombie-Britannique, l'otarie de Steller se nourrit principalement de poissons vivant en bancs, dont le hareng, le merlu, le lançon, le saumon et la sardine. À l'occasion, les poissons de fond, comme le sébaste, les poissons plats et les raies, ainsi que les calmars et les pieuvres assurent une bonne partie de son régime alimentaire.

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Menaces

On peut regrouper les menaces pesant sur l'otarie de Steller en deux grandes catégories. La première catégorie regroupe des facteurs liés à l'homme comme la chasse et l'abattage. Pour la plus grande partie du XXe siècle, l'otarie de Steller a été abattue dans le cadre de programmes de lutte contre les prédateurs des poissons élevés dans les piscicultures de la Colombie-Britannique. Les prises accidentelles dans les engins de pêche, les débris dans lesquels l'otarie peut se prendre, les accidents catastrophiques tels les déversements de pétrole, les contaminants environnementaux comme les métaux lourds dommageables pour la santé et enfin, le déplacement des populations d'otaries hors de leurs habitats essentiels comme leurs sites de reproduction ou la dégradation de ces habitats constituent d'autres facteurs limitants liés à l'homme. L'espèce est également sujette à une deuxième catégorie de menaces, naturelles cette fois, qui comprennent les diminutions occasionnelles dans le nombre de proies disponibles, la prédation par l'épaulard et la maladie.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La gestion des mammifères marins en eaux canadiennes relève du gouvernement fédéral. La chasse commerciale de tous les mammifères marins, y compris l’otarie de Steller, est défendue dans la Région du Pacifique. Longtemps abattues, les otaries de Steller sont protégées depuis 1970 par divers règlements de la Loi sur les pêches appliqués par le ministère canadien des Pêches et des Océans. Quelques bêtes ont toutefois été abattues en vertu de permis spéciaux. La Loi sur les océans, entrée en vigueur en 1996, protège les habitats des mammifères marins. Certaines aires de reproduction de la Colombie-Britannique bénéficient aussi de protections supplémentaires : la roquerie du cap St. James est protégée en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada et les roqueries des îles Scott font partie d'une réserve écologique.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Aux États-Unis, la population de l'Est (qui englobe les populations de la Colombie-Britannique) est désignée menacée (threatened), et la population de l'Ouest (qu'on retrouve dans le golfe d'Alaska, la mer de Béring, les îles Aléoutiennes et la Russie) est désignée en voie de disparition (endangered) aux termes de la Endangered Species Act des États Unis.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Depuis 1970, Pêches et Océans Canada interdit la chasse commerciale de l’otarie de Steller, en vertu de la Loi sur les pêches. L’élaboration d’un plan de gestion favorisera le rétablissement de l’otarie. Résumé des activités de recherche et de surveillance La Cetus Research and Conservation Society maintient une base de données alimentée par les observations qu’ont fournies des observateurs bénévoles. L’information sert à surveiller les tendances dans l’observation de baleines et à fournir de la rétroaction aux organisateurs d’excursions vertes commerciales. Résumé des activités de rétablissement Les intervenants du programme Straitwatch informent les résidents et les visiteurs de l’île de Vancouver pour les sensibiliser aux espèces aquatiques locales en péril. Le bateau d’intendance de Straitwatch permet de faire respecter les lignes directrices en matière d’observation des mammifères marins et, aussi, de patrouiller dans les eaux afin de détecter des activités potentiellement néfastes. La Cetus Research and Conservation Society mène une campagne de nettoyage de la plage qui comprend une présentation sur les débris marins et les polluants de l’environnement. Cette campagne contribuera au rétablissement de l’otarie de Steller. Adresse électronique Le ministère des Pêches et des Océans :www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/species/species_stellersealion_f.asp

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

17 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports sur les progrès de la mise en œuvre du document de rétablissement

  • Compte rendu des progrès de la mise en œuvre du Plan de gestion de l'otarie de Steller (Eumetopias jubatus) au Canada pour la période 2011 à 2015 (2018-12-20)

    L’otarie de Steller (Eumetopias jubatus) a été inscrit comme espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2004. Le plan de gestion de l’otarie de Steller (Eumetopias jubatus) au Canada. Ce plan a été finalisé et publié dans le Registre public des espèces en péril en 2011. La population a été réévaluée et sa situation préoccupante a été confirmée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2013. Ce compte rendu décrit les progrès de la mise en œuvre du plan de gestion de 2011 to 2015.

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’otarie de Steller (Eumetopias jubatus) au Canada (2014-10-15)

    L’otarie de Steller (Eumetopias jubatus), ou lion de mer de Steller, est le plus gros membre de la famille des Otariidés et le seul représentant existant de son genre. Deux sous-espèces sont définies d’après les tendances morphologiques, démographiques et génétiques : E. j. jubatus (Asie, îles Aléoutiennes et golfe d’Alaska) et E. j. monteriensis (sud-est de l’Alaska, Colombie-Britannique, État de Washington, Oregon et Californie), couramment désignées sous les appellations de populations de l’Ouest et de l’Est, respectivement. Seul l’E. j. monteriensis est présente au Canada.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’otarie de Steller (Eumetopias jubatus) au Canada – Mise à jour (2003-11-01)

    L'otarie de Steller (Eumetopias jubatus Schreber 1776) est le plus gros membre de la famille des Otariidés (ordre des Carnivores, sous-ordre des Caniformes). L'espèce présente un important dimorphisme sexuel. Les femelles adultes mesurent en moyenne de 2,1 à 2,4 m de long et pèsent de 200 à 300 kg. Les mâles adultes sont nettement plus gros, atteignant une longueur de 2,7 à 3,1 m et une masse de 400 à 800 kg. Les petits, qui naissent entre la fin de mai et le début de juillet, pèsent de 16 à 23 kg à la naissance.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Otarie de Steller (2004-10-22)

    Il n'y a que trois endroits de reproduction en Colombie-Britannique. Bien que la population augmente, cette espèce est vulnérable aux perturbations par les humains lorsqu'elle est sur terre. Parmi les menaces, il y a la possibilité de déversements graves d'hydrocarbures. D'autres populations, au nord et à l'ouest de la Colombie-Britannique, connaissent des déclins inexpliqués.
  • Énoncé de réponse – Otarie de Steller (2015-01-13)

    Cette espèce est limitée à seulement cinq lieux de reproduction (consistant en 7 roqueries) en Colombie-Britannique qui occupent moins de 10 km², avec environ 70 % des naissances se produisant à une seule encroit (îles Scott). La population est en croissance, mais l’espèce est sensible aux perturbations d’origine humaine lorsqu’elle est sur terre et vulnérable aux catastrophes comme les déversements majeurs d’hydrocarbures en raison de la très grande concentration de ses rassemblements de reproduction. L’espèce se qualifie presque pour la catégorie « menacée », mais elle s’est rétablie de l’abattage sélectif mené par le passé et de la persécution délibérée.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2017-08-24)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.
  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016-07-04)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.
  • Plan d’action visant des espèces multiples la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf (2018-08-01)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf s’applique aux terres et aux eaux à l’intérieur des limites de la réserve de parc national des Îles-Gulf (RPNIG). Le Plan satisfait aux exigences applicables aux Plans d’action énoncées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP (art.47)) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un Plan d’action et qui sont observées régulièrement à cet endroit. Les mesures décrites dans le Plan entraîneront aussi des bienfaits pour d’autres espèces préoccupantes en matière de conservation que l’on observe régulièrement dans la RPNIG.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de l’otarie de Steller (Eumetopias jubatus) au Canada (2011-01-25)

    L’otarie de Steller, le plus grand représentant des phoques à oreilles, est une espèce relativement longévive à reproduction lente. Son nom scientifique, Eumetopias jubatus, signifie « qui a un large front et une crinière » et fait référence au collier proéminent de poils drus que portent les mâles adultes autour du cou et de la poitrine et qui ressemble à la crinière d’un lion. Toutes les otaries de Steller sont remarquablement agiles sur terre en raison de leur capacité de tourner leurs nageoires postérieures vers l’avant et de s’appuyer sur leurs nageoires antérieures. Les otaries de Steller peuvent grimper sur des rochers escarpés et sont souvent observées à de nombreux mètres au-dessus de la surface de la mer. Sur terre, elles ont tendance à être très grégaires et se rassemblent en groupes compacts dans des colonies de reproduction denses (roqueries) ou sur des échoueries ne servant pas à la reproduction. Bien que les otaries de Steller fréquentent habituellement des échoueries de façon régulière, elles passent parfois de nombreux jours ou plusieurs semaines en mer sans venir à terre et peuvent dormir dans l’eau, habituellement dans des groupes que l’on appelle des « radeaux ».

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004-10-19)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (volume 139, numéro 15, 2005) (2005-07-27)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004-09-16)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014-10-15)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 46), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-08-02)

    Dans le cadre du programme d'intervention en cas d' incidents impliquant des mammifères marins, Pêches et Océans Canada surveille tous les incidents impliquant des mammifères marins et des tortues de mer afin de prendre des mesures dans le cas d'activités humaines inappropriées ou illégales; de surveiller les maladies chez les stocks d'animaux sauvages; d'étudier les tendances d'autres occurrences naturelles susceptibles d'avoir un impact sur la survie des espèces.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 67), en vertu de l'article 73 de la LEP (2007-04-04)

    Les activités et les buts du projet sont étayés par les stratégies énoncées dans le programme national de rétablissement de l'épaulard (populations résidentes du Nord et du Sud) et dans le programme de rétablissement du rorqual bleu, du rorqual commun et du rorqual boréal.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC SARA 87), en vertu de l'article 73 de la LEP (2008-06-01)

    Recueillir des données de référence sur la répartition et l'abondance d'espèces de mammifères marins en Colombie-Britannique. Pour effectuer ce travail, on suivra des transects prédéterminés en se déplaçant à une vitesse d'environ huit nouds et en adhérant aux méthodes d'échantillonnage à distance.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004-11-23)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.
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