Profil d'espèce

Tortue ponctuée

Nom scientifique : Clemmys guttata
Taxonomie : Reptiles
Répartition du COSEPAC : Ontario, Québec
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2014
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: C1
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette espèce a un potentiel de reproduction particulièrement faible, incluant une maturation tardive et un taux de fécondité faible, et se trouve dans de petites sous-populations isolées. Bien que certaines sous-populations soient dans des aires protégées, il y a des indications provenant d’un suivi approfondi et du calcul de déclins prévus que même ces populations sont en danger malgré une faible exposition aux menaces anthropiques. Les principales menaces pesant sur l’espèce sont la mortalité sur les routes, la collecte pour le commerce des animaux de compagnie, l’alimentation et la médecine traditionnelle ainsi que la perte d’habitat causée par les plantes envahissantes et le développement. Aucune immigration de source externe à partir d'autres populations n’est possible.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1991. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2004 et en novembre 2014.
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2005-07-14

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Tortue ponctuée

Tortue ponctuée Photo 1
Tortue ponctuée Photo 2

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Description

La tortue ponctuée est une tortue d'eau douce relativement petite; chez l’adulte, la dossière (partie dorsale de la carapace) mesure généralement moins de 13 cm de longueur. L'espèce se reconnaît à sa dossière noire marquée de points jaune orangé. Le plastron (partie ventrale de la carapace) des jeunes tortues est noir et orange, et devient parfois presque entièrement noir avec l'âge. La tête et les membres sont également noirs, avec des points jaunes, et la queue est parfois striée de jaune. Une grande tache orange se trouve de chaque côté de la tête, créant l'impression d'oreilles. Comme c’est le cas chez plusieurs espèces de tortues, le mâle et la femelle sont différents : la femelle a, entre autres, le bec et les yeux orange, le plastron plat et la queue fine et relativement courte, tandis que le mâle a le bec et les yeux brun chamois, le plastron concave et la queue massive et plus longue.

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Répartition et population

La tortue ponctuée ne se rencontre que dans l'est de l'Amérique du Nord, où on trouve des populations dans le sud de l'Ontario, dans la plaine côtière de l'Atlantique, aux États-Unis, depuis le Maine jusqu'au centre de la Floride et, vers l'ouest, sur la rive sud des Grands Lacs jusqu'au nord-est de l'Illinois. L’espèce a également été observée au Québec, mais aucune population ne semble être établie dans cette province. En Ontario, on a fait mention depuis 30 à 40 ans de 104 populations, qui sont concentrées autour de la baie Georgienne et sur la rive nord du lac Érié, à l’exception de petites populations isolées dans le sud-est de la province. Au moins 36 de ces populations seraient maintenant disparues ou historiques. Selon certains auteurs, l'espèce serait pratiquement disparue de la province de Québec et la population ontarienne serait en déclin en raison de la détérioration de son habitat ainsi que de la capture de spécimens pour le marché des animaux de compagnie. Parmi le petit nombre de populations connues, quelques-unes seulement ont un effectif suffisant pour assurer leur survie à long terme. En outre, la plupart sont petites et isolées; aucune ne compte plus de 200 individus. L’effectif de la population canadienne de tortue ponctuée aurait diminué de 35 p. 100 dans les 30 à 40 dernières années. La population serait ainsi est en déclin. Comme les milieux humides du sud de l'Ontario sont en voie de disparition, les populations de cette tortue vont inévitablement continuer de décliner. Comme la tortue ponctuée est une petite tortue qui se déplace peu et dont l'habitat est localisé, sa disparition d'une localité est vraisemblablement définitive. Il est difficile d'estimer l'effectif canadien de la tortue ponctuée. En additionnant toutes les populations connues, on obtient un effectif de 1 000 à 2 000 individus; même s’il reste probablement encore des populations à découvrir, notamment dans la région de la baie Georgienne, l’effectif de 2 000 semble une estimation raisonnable de la population adulte de l’espèce.

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Habitat

La tortue ponctuée préfère les eaux peu profondes, lentes et non polluées des étangs, tourbières, marais, fossés, mares printanières et prés de carex. On peut aussi la trouver dans les eaux tranquilles d’un cours d’eau forestier et près des rives abritées de baies peu profondes. Un sol mou et boueux ainsi qu’une végétation comportant des sphaignes, des touffes de carex, des quenouilles, des nymphéas et des arbustes hydrophiles caractérisent les milieux aquatiques où on la trouve. La tortue ponctuée fréquente différents types de milieux selon la saison et doit s'aventurer à terre à certains moments de son cycle annuel d'activité. Les femelles creusent leur nid à terre dans des lieux exposés au soleil. Dans la baie Georgienne, les nids sont souvent situés dans des anfractuosités remplies de terre du bouclier précambrien. Dans le sud de l'Ontario, elles nichent souvent en groupes, près de digues artificielles, sur des nids de rat musqué et au pied de buttes de graminées. La tortue ponctuée est fidèle à ses lieux d'hibernation et de reproduction qu’elle utilise souvent de façon collective. Ce comportement d'agrégation pour la reproduction et l'hibernation rend la tortue ponctuée vulnérable à la destruction de l'habitat et à la capture pour la vente comme animal de compagnie.

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Biologie

Les tortues ponctuées sortent d'hibernation entre le début et la fin d'avril et passent alors beaucoup de temps à se chauffer au soleil sur des troncs d'arbres et des buttes de végétation. En mai jusqu’au début de juin, elles se rassemblent dans des milieux aquatiques pour se reproduire; elles ont tendance à revenir au même lieu d'année en année. La nidification a lieu principalement la nuit, entre le milieu et la fin de juin. On compte trois à sept oeufs par ponte, avec une moyenne de cinq oeufs. Comme la plupart des femelles ne pondent pas chaque année, le taux de reproduction de la tortue ponctuée est relativement faible. Les femelles creusent leur nid dans un sol peu profond et recouvert de lichen, de mousse et de litière. Les petites tortues naissent à peu près 80 jours après la ponte. Chez certaines populations, une partie des individus se soustraient à la chaleur et à la sécheresse de l'été en s’enfouissant dans le sol et en entrant en torpeur. Ce comportement d’estivation dure de juillet à septembre, jusqu'au moment d'entrer en hibernation. La tortue ponctuée survit en effet aux rigueurs de l'hiver en se réfugiant dans des lieux à l'abri du gel. Souvent, elles hibernent en groupe, revenant au même lieu d'hibernation année après année. En Ontario, l'espèce atteint la maturité sexuelle entre 11 et 15 ans. Certains individus observés en Pennsylvanie et en Ontario étaient âgés d'au moins 30 ans. Des données récentes ont permis d’estimer la longévité maximale chez une population de la baie Georgienne à 110 ans. La tortue ponctuée compte parmi ses prédateurs le raton laveur, la mouffette, la loutre, le rat musqué, le vison, l'ours noir et le Pygargue à tête blanche. Les œufs sont dévorés par le raton laveur, le renard roux, la mouffette et les fourmis. Puisque le taux de mortalité est élevé chez les œufs et les jeunes, la viabilité des populations de tortue ponctuée est fortement dépendante de la survie des adultes.

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Menaces

Les facteurs à l'origine du déclin de la tortue ponctuée sont multiples : capture excessive pour le marché des animaux de compagnie, fragmentation et destruction de l'habitat, mortalité sur les routes, prédation par plusieurs espèces, notamment le raton laveur, agriculture et pollution. La tortue ponctuée est particulièrement sensible à la destruction de l'habitat ainsi qu'à la surexploitation par les fournisseurs d'animaux de compagnie au printemps, au moment des rassemblements de reproduction, et à l'automne, au moment des rassemblements pour l'hibernation. La tortue ponctuée est particulièrement vulnérable à un accroissement de la mortalité et à la capture des jeunes et des adultes, en raison de sa croissance lente, du nombre d'années qu'il lui faut pour atteindre la maturité et du faible taux de survie des œufs et des jeunes. La tortue ponctuée est par ailleurs très sensible à la pollution et aux produits toxiques et succombe rapidement à la dégradation de la qualité de l'eau.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Tortue ponctuée est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Ontario, un permis est requis pour prendre des tortues ponctuées sauvages. Il existe des lois semblables au Québec, qui s'appliquent à tous les reptiles et amphibiens. Environ 25 pourcent des populations actuelles de l'Ontario bénéficient d'une certaine protection, du fait qu'elles se trouvent sur des terres appartenant au moins en partie à un organisme local de conservation de la nature ou faisant partie d'un parc provincial, d'un parc national ou d'une réserve nationale de faune. Certaines populations se trouvent dans des réserves naturelles provinciales, des aires provinciales de gestion de la faune, des terres provinciales ou des terres de la Couronne.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la tortue ponctuée (Clemmys guttata) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Personne contact en matière de rétablissement

  • Québec: Unité de planification de la conservation - Service canadien de la faune - Président/Contact -
     Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Des relevés menés en Ontario donnent à penser qu’environ le tiers des populations connues de tortues ponctuées sont maintenant disparues. De nombreux sites où l’espèce était présente se situent dans le sud-ouest de l’Ontario, où la perte de terres humides est la plus grave. Des populations sont même disparues de certains parcs. Historiquement, la présence de tortues ponctuées a été signalée au Québec, mais il n’y existe actuellement aucune population connue. Un certain nombre d’activités ont été menées et se poursuivent en vue de promouvoir le rétablissement des populations qui sont encore présentes en Ontario (p. ex. le long de la rive nord du lac Érié, dans le région de la baie Georgienne et dans des sites isolés du sud de l’Ontario). Dans l'est de la baie Georgienne, la tortue ponctuée a connu une année extraordinaire en 2005, car 16 nouveaux individus ont été observés et capturés dans quatre sites récemment confirmés. Bien qu’un relevé mené dans une île de cette région ait indiqué qu’un site de reproduction a été modifié par un castor, ce qui a peut-être entraîné des répercussions sur la métapopulation présente, l’abondance des tortues ponctuées dans d’autres sites de reproduction de cette île s’apparentait à l’abondance historique. Les répercussions potentielles de la présence du castor sont actuellement étudiées. Deux populations isolées ont été identifiées dans un milieu humide : une population plus grande dans le centre de la zone de drainage et une population plus petite le long du périmètre du système de drainage. Ces deux populations sont devenues isolées avec le temps à cause des activités humaines, comme l’entretien du système de drainage, et de la capture de tortues pour le marché des animaux de compagnie. La population du périmètre est en déclin et la population du centre est estimée à environ 100 adultes. Des relevés menés dans l’est de l’Ontario ont confirmé la présence de tortues ponctuées à quatre sites. Les tortues ponctuées semblent absentes de quelques emplacements historiques. Malgré de vastes recherches, aucune population connue auparavant n’a été signalée. Résumé des activités de recherche et de surveillance Des études de marquage et de recapture sont effectuées dans une île de la région orientale de la baie Georgienne dans le but de réexaminer la démographie et l’utilisation de l’habitat d’une population de tortues ponctuées étudiée antérieurement. Des relevés de l’habitat potentiel de la tortue ponctuée sont également menés dans cette région. Les tortues sont localisées à l’aide d’un GPS. Des études de marquage-recapture et de radiotélémétrie sont menées le long de la rive nord du lac Érié dans le but d’examiner les caractéristiques du cycle biologique, la dynamique de la population et les besoins en matière d’habitat de la tortue ponctuée dans les écosystèmes de marais lacustres. De plus, des relevés ont été menés dans le bassin versant du cours supérieur de la rivière Thames et dans les comtés de Lambton et d’Essex. La population d’un milieu humide a fait l’objet d’études de marquage-recapture à long terme (depuis 1995) et de radiotélémétrie; la protection de sites de nidification et l’étude des conditions d’habitat d’hivernage ont également été réalisées. L’aire d’activités, le domaine vital, la mortalité due au fauchage agricole et à la prédation par le coyote ont été confirmés. Un plan de gestion de l’habitat est en préparation pour deux populations d’espèces en péril dont les niches écologiques se chevauchent, le massasauga et la tortue ponctuée. Des études démographiques sont en cours dans les quatre sites connus de tortues ponctuées de l’est de l’Ontario. Jusqu’à présent, on a étudié une population durant plus de 20 ans, et un certain nombre d’individus marqués au début des années 1980 sont toujours vivants. La taille de deux des quatre populations semble assez importante, mais les deux autres semblent relativement petites. La radiotélémétrie a été utilisée pour trois des quatre populations afin d’évaluer l’utilisation de l’habitat. Les programmes de surveillance et de recherche favorisent la protection de la tortue ponctuée en aidant à la désignation de l’habitat essentiel, à la concentration des initiatives de recherche et à la planification du rétablissement. Résumé des activités de rétablissement La population de l’est de la baie Georgienne (et d’autres populations) a bénéficié du programme de sensibilisation aux reptiles de la région de la baie Georgienne. Ce programme a joué un rôle central dans la création d’une attitude positive envers les reptiles (y compris la tortue ponctuée), laquelle s’est traduite par des activités d’intendance de la part de Canadiennes et de Canadiens. Il a également fait partie de programmes de surveillance de la tortue ponctuée et d’autres espèces de reptiles en péril. Le Rare Reptile Program de l’Upper Thames River Conservation Authority fournit de l’information ciblée (c.-à-d. aux propriétaires fonciers) et sensibilise le public relativement au cycle vital, à la répartition, à la situation et aux besoins de conservation de la tortue ponctuée et de dix autres espèces de reptiles. Il informe et fait participer le public à des activités d’intendance essentielles pour la survie et le rétablissement de ces reptiles. En plus des activités de disparition, des activités de mise en valeur de l’habitat ont eu lieu dans la région de la rivière Thames (écosystème des basses terres du lac Érié) au profit de la tortue ponctuée et d’autres espèces en voie de disparition ou menacées. Le Thames River Clean Water Project favorise l’intendance rurale afin d’améliorer la qualité de l’eau dans tout le bassin hydrographique pour le bénéfice des espèces aquatiques en péril, dont la tortue ponctuée. D’autres groupes communautaires d’intendance travaillent à la conservation de l’habitat aquatique dans divers sous-bassins hydrographiques de la rivière Thames. Les programmes de sensibilisation envers les reptiles se sont poursuivis dans la région de la rive nord du lac Érié et la région du bassin versant du haut de la rivière Thames. La tortue ponctuée constitue l’une des nombreuses espèces comprises dans le programme de sensibilisation et d’information sur les espèces en péril de Carolinian Canada. Des affiches et des brochures d’information sont distribuées au grand public dans le cadre d’une exposition itinérante, la Big Picture Road Show (pour obtenir de plus amples renseignements sur cette exposition, veuillez consulter le lien mentionné plus bas). Jusqu’à présent, les activités de rétablissement de la population d’un milieu humide comprennent la surveillance de la population et de l’habitat, la protection et l’amélioration de l’habitat, l’intendance des terres, la sensibilisation et l’information. Un programme d’intendance visant la tortue ponctuée a été mis en œuvre en 2006. Financé par Environnement Canada, le travail de la communauté agricole locale, de Land Care Niagara et de la Niagara Peninsula Conservation Authority permettra l’établissement d’un pré humide qui agira comme zone tampon sur le périmètre des terres humides, la remise en état des vestiges du système de lacs en croissant, ainsi que la reconnexion potentielle des populations de la périphérie et du centre à l’aide d’un mécanisme passif fondé sur l’amélioration de l’habitat des terres humides. Conservation de la nature Canada a protégé un site abritant des tortues ponctuées dans l’est de l’Ontario. Il s’agit de terres humides contenant quelques autres espèces en péril. Les trois autres sites connus dans l’est de l’Ontario se trouvent sur des terres fédérales ou provinciales. Bien que de nouvelles populations aient été découvertes dans la région de la baie Georgienne, il est probable que l’on en observe quelques-unes dans d’autres régions de l’Ontario. L’équipe de rétablissement cherche à protéger l’habitat de toutes les populations restantes de l’Ontario en vue d’empêcher d’autres disparitions de populations. Adresses électroniques Big Picture Road Show de Carolinian Canada :www.carolinian.o rg/Events.htm

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

28 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports sur les progrès de la mise en œuvre du document de rétablissement

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tortue ponctuée (Clemmys guttata) au Canada – Mise à jour (2015-12-11)

    La tortue ponctuée (Clemmys guttata) est une tortue d'eau douce relativement petite, la dossière mesurant généralement moins de 13 cm de longueur chez l'adulte. L'espèce se reconnaît à sa dossière noire marquée de points jaune orangé répartis au hasard. Note: Selon l'article 124 de la LEP, sur l'avis du COSEPAC, le ministre a limité la communication de renseignement concernant l'aire où se trouve cette espèce ou son habitat. Cette limitation est à l'avantage de cette espèce.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Tortue ponctuée (2004-10-22)

    La densité de l'espèce est faible, sa capacité reproductive est exceptionnellement basse, associée à un long cycle biologique. On trouve l'espèce en petits nombres dans des tourbières ombrotrophes et des marais qui sont fragmentés et en voie de disparition. Bien que certaines populations vivent dans des aires protégées, il est possible que leur probabilité de persister soit faible, particulièrement parce que leurs petits nombres et leur isolement réduisent la viabilité de la population. Le faible nombre de juvéniles dans la plupart des populations étudiées indique que ces populations sont composées en grande partie de cohortes âgées restantes, dont le succès de reproduction est faible. La collecte de ces tortues pour le commerce des animaux de compagnie représente une autre menace évidente. Il n'y a pas d'immigration de source externe.
  • Énoncé de réaction - Tortue ponctuée (2015-12-23)

    Cette espèce a un potentiel de reproduction particulièrement faible, incluant une maturation tardive et un taux de fécondité faible, et se trouve dans de petites sous-populations isolées. Bien que certaines sous-populations soient dans des aires protégées, il y a des indications provenant d’un suivi approfondi et du calcul de déclins prévus que même ces populations sont en danger malgré une faible exposition aux menaces anthropiques. Les principales menaces pesant sur l’espèce sont la mortalité sur les routes, la collecte pour le commerce des animaux de compagnie, l’alimentation et la médecine traditionnelle ainsi que la perte d’habitat causée par les plantes envahissantes et le développement. Aucune immigration de source externe à partir d'autres populations n’est possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la tortue ponctuée (Clemmys guttata) au Canada (2018-12-21)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique etministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de la tortue ponctuée et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Province de l’Ontario (ministère des Richesses naturelles et des Forêts[2]) et la Province de Québec (ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs), en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne (2016-11-22)

    Le parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne (PNIBG) est situé dans le sud-est de la baie Georgienne, au cœur de la région de villégiature de l'Ontario. La baie Georgienne abrite, avec ses 30 000 îles, le plus important archipel en eau douce au monde, le parc en constituant la porte d'entrée méridionale. Composé de 63 îles et récifs dispersés sur une superficie totale d'environ 14 km2, il s'étend sur 50 km, depuis l'archipel Centennial au sud jusqu'à l'île McQuade au nord. Situé à seulement 150 km de la région du Grand Toronto (RGT), le PNIBG est accessible en voiture, en moins d'une demi-journée, pour des millions de personnes au Canada. Créé en 1929, il s'agit du plus petit parc national canadien. Il chevauche deux régions naturelles et représente une aire protégée centrale de la réserve de la biosphère de la baie Georgienne. Le parc se trouve à la limite du Bouclier canadien et abrite une faune et une flore aussi bien méridionales que septentrionales. Les îles sont réputées pour la variété de reptiles et d'amphibiens qui les peuplent. Occupé de façon continue depuis plus de 5 500 ans, le parc est également doté d'une importante valeur culturelle. La préservation et le rétablissement de l'intégrité écologique constituent la première priorité des parcs nationaux, en vertu du paragraphe 8(2) de la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Les espèces en péril, leurs résidences et leur habitat sont ainsi protégés par les règlements existants et les régimes de gestion des parcs nationaux. De plus, les interdictions de la Loi sur les espèces en péril (LEP) protégeant les individus et leurs résidences s'appliquent automatiquement lorsqu'une espèce est inscrite à la LEP, et toutes les parcelles d'habitat essentiel présentes dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux doivent recevoir une protection juridique dans les 180 jours suivant leur désignation.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016-07-05)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004-10-19)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (volume 139, numéro 15, 2005) (2005-07-27)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004-09-16)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015-11-20)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#12), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-04-21)

    Surveiller la population de tortues par capture de spécimens vivants, marquage et mise en liberté sur les lieux.
  • Raison pour l'émission du permis(#13), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-05-01)

    Inventaire de la faune et de la flore et identification des habitats potentiels des espèces en péril sur le territoire de la communauté de Kahnawake.
  • Raison pour l'émission du permis(#46582), en vertu de l'article 74 de la LEP (2021-02-01)

    On travaille actuellement à élaborer des méthodes d'ADN environnemental (ADNe) afin de faciliter l'évaluation et la surveillance des espèces rares ou difficiles à observer directement. Les programmes d'ADNe efficaces nécessitent la mise au point d'amorces de référence (basées sur des échantillons de tissus ou d'ADN obtenus directement des espèces cibles) pour détecter avec précision la présence d'espèces cibles dans l'environnement. Ce projet permettra de recueillir de l'ADN à partir de l'eau et du matériel génétique de spécimens morts d'espèces en danger pour mettre au point une amorce d'ADNe ou pour tester l'efficacité d'une amorce existante. La collecte des échantillons d'ADNe se fera dans le lieu historique national de la Voie-Navigable-Trent-Severn, le lieu historique national du Canal-Rideau, le parc national de la Pointe-Pelée, le parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne, le parc national Elk Island et le parc urbain national de la Rouge.
  • Raison pour l'émission du permis(#GBI-2011-7694), en vertu de l'article 74 de la LEP (2011-03-15)

    Ce projet comprend la collecte d'échantillons d'ADN (sang) de la tortue ponctuée en vue de procéder à une analyse génétique et d'utiliser ces échantillons dans le cadre d'une étude en cours sur la génétique de la conservation. Si d'autres espèces sont trouvées, des échantillons seront prélevés sur les spécimens et serviront pour d'autres études en cours. Pour réaliser la prise d'échantillons, il sera nécessaire d'accéder aux milieux humides, de capturer des tortues et de placer, à l'occasion, des nasses. L'habitat de la tortue ponctuée est ciblé (le travail se fait à la fois dans l'eau et sur la terre ferme).
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2007-0043), en vertu de l'article 73 de la LEP (2007-04-11)

    Capturer et marquer des tortues mouchetées et des tortues ponctuée, ainsi qu'évaluer leur habitat, leur répartition et leur déplacement. Aussi, munir des tortues ponctuée d'équipement de radiotélémétrie afin de surveiller le déplacement des populations.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2007-0053), en vertu de l'article 73 de la LEP (2007-05-09)

    Relevé visuel de la zone d'étude pour localiser et consigner tous les reptiles et les amphibiens présents. À vrai dire, seuls les spécimens de la tortue mouchetée et de la tortue ponctuée seront capturés à la main, marqués et libérés sur place.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2008-0075), en vertu de l'article 73 de la LEP (2008-03-25)

    Capture et marquage de tortues de Blanding et de tortues ponctuées, et évaluation de leur habitat, de leur répartition et de leurs déplacements.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2009-0118), en vertu de l'article 73 de la LEP (2009-09-16)

    Le projet de construction sur ces parcelles de terrain vise à bâtir une usine de traitement des eaux (dotée d'une prise d'eau dans la baie Twelve Mile) et l'infrastructure de distribution connexe. Un réseau de conduites principales servira à distribuer les eaux traitées à trois parcelles de terrain qui comprennent les terres de réserve. Grâce à l'étude sur le terrain effectuée précédemment, on a déterminé qu'on trouve (ou on pense trouver) des espèces sauvages visées par la LEP dans la région. On propose de surveiller toutes les espèces visées par la LEP durant la saison de construction, et de demander à des biologistes compétents de capturer vivante toute espèce qu'on juge être menacée par la machinerie ou les travaux, de la transporter et de la libérer sur des propriétés adjacentes.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2011-0169), en vertu de l'article 73 de la LEP (2011-05-10)

    Les tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) et ponctuées (Clemmys guttata) seront trouvées et capturées à la main, des mesures morphologiques des individus seront prises et leur santé sera examinée. Cette étude est la continuité d'un programme de recapture qui connaît du succès. Pour chaque tortue, les coordonnées UTM seront enregistrées en plus de données sur le comportement, l'utilisation de l'habitat, le type d'habitat, la profondeur de l'eau, la température de l'air et de l'eau ainsi que les espèces associées et les habitats qui les entourent. Des marques permanentes seront limées sur les plaques marginales de chaque tortue pour permettre une identification de façon permanente.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2011-0172), en vertu de l'article 73 de la LEP (2011-06-01)

    L'étude proposée est une étude de type marquage-capture-recapture sur des tortues ponctuées (Clemmys guttata) dans un bog d'Ontario. Les tortues seront capturées à la main. Toutes les tortues seront mesurées (longueur du plastron et de la carapace), pesées et examinées pour déterminer leur état de santé. Toutes les tortues non marquées, le seront en utilisant le système de codage précédemment employé sur le site. Les relevés en cours fourniront des renseignements précieux pour le rétablissement de l'espèce, y compris : une estimation de la population actuelle, les changements de la taille de la population depuis les années 1980, les modifications du ratio mâle/femelle, une indication du taux de recrutement et de la réussite de la reproduction ainsi que des estimations de longévité. Cette espèce est réglementée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. L'endroit où a lieu ces activités, est une terre fédérale.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2011-0175), en vertu de l'article 73 de la LEP (2011-06-17)

    Échantillonnage d'ADN d'une espèce de tortue en péril afin d'étudier la génétique de conservation des tortues d'eau douce en Ontario. Ce projet permet l'étude du flux génétique entre les populations de tortues de l'Ontario et entre celles-ci ainsi que le rôle de la polyandrie dans l'accouplement. Aucune des méthodes d'échantillonnage ne nuit à l'espèce et aucun individu n'est tué. La survie ou la santé des individus ne subiront probablement pas de répercussions. Cette espèce est réglementée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Les endroit où ont lieu ces activités, sont des terres fédérales.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2011-0177), en vertu de l'article 73 de la LEP (2011-06-16)

    Objectifs généraux : 1) recueillir des données sur la présence d'espèces sauvages dépendant des terres humides, y compris les tortues en péril des terres humides envahies par le Phragmites australis et des terres humides subissant une inondation hâtive; 2) mener une étude de marquage et de recapture de la tortue ponctuée (Clemmys guttata), de la tortue musquée (Sternotherus odoratus) et de la tortue mouchetée (Emydoidea blandingii); 3) recueillir des données sur l'habitat, la répartition, la dynamique et le déplacement des populations; 4) recueillir des données sur les menaces. La recherche en 2011 et 2012 étudiera les divers aspects du cycle vital de la tortue ponctuée, de la tortue musquée et de la tortue mouchetée ainsi que les facteurs de stress actuels qui pèsent sur les populations d'une réserve des Premières nations. Il n'y a aucun travail de recherche semblable effectué auparavant dans cette réserve. Les résultats de cette recherche, renforcés par l'acquisition de connaissances traditionnelles autochtones locales, fourniront de nouvelles données sur la sélection de l'habitat, l'utilisation de l'habitat, la fidélité au site, le chevauchement du domaine vital entre les spécimens, les menaces et la viabilité future des trois espèces dans la réserve des Premières nations. Le promoteur fera un repérage, prendra des mesures morphologiques et évaluera la santé de toutes les tortues ponctuées, musquées et mouchetées qu'il trouvera. Il les marquera également. Pour chaque tortue, une coordonnée UTM sera enregistrée ainsi que des données précises sur le comportement, l'utilisation de l'habitat, le type d'habitat, la profondeur de l'eau, la températurea de l'air et de l'eau, les espèces associées et l'habitat environnant. Des marques permanentes seront gravées sur les scutelles marginales de chaque tortue afin de pouvoir les identifier en tout temps. Les données recueillies seront entrées, analysées et feront l'objet d'un rapport. Des rapports et des présentations détaillés des résultats de chaque saison seront fournis aux organisations, équipes et personnes appropriées (p. ex., groupe de travail des Premières nations sur les espèces en péril, etc.). Les données recueillies seront utilisées pour l'orientation des initiatives actuelles et futures de restauration et de conservation de l'habitat dans les réserves des Premières nations et aux alentours, la poursuite de l'élaboration d'un programme de rétablissement de plusieurs espèces de tortues, les données de référence pour la recherche dans cette région, l'aide aux projets relatifs à d'autres tortues et aux fins de publication. Ces espèces sont réglementées en vertu de la Loi sur les espèces en péril. L'endroit où a lieu ces activités, est une terre fédérale.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004-11-23)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Descriptions dans la Gazette du Canada sur l'habitat essentiel

  • Description de l’habitat essentiel de la tortue ponctuée dans des aires protégées fédérales (2020-02-01)

    La tortue ponctuée (Clemmys guttata) est une espèce semi-aquatique de tortue d’eau douce inscrite à titre d’espèce en voie de disparition à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Au Canada, la tortue ponctuée est présente au sud, au centre et dans l’est de l’Ontario, où elle occupe des milieux humides peu profonds et les zones riveraines; elle peut également utiliser les habitats tels que les forêts sèches et les prés. En raison de la nature des menaces pesant sur l’espèce, la communication de tout renseignement concernant l’aire où se trouve la tortue ponctuée et son habitat essentiel est limitée en vertu de l’article 124 de la Loi sur les espèces en péril dans le but de protéger l’espèce.
  • Description de l’habitat essentiel de la tortue ponctuée dans le parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne du Canada et le parc national de la Pointe-Pelée du Canada (2019-02-02)

    La tortue ponctuée (Clemmys guttata) est une petite tortue semi-aquatique caractérisée par une carapace noire, lisse et bombée, avec des taches éparses jaune orangé. Cette espèce est inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. L’habitat utilisé par la tortue ponctuée varie en fonction de la saison dans l’ensemble de son aire de répartition géographique et d’une population à l’autre. En général, la tortue ponctuée se déplace entre les habitats aquatiques et les habitats terrestres, ce qui peut notamment inclure les milieux humides peu profonds et les baissières. Au Canada, l’espèce se rencontre en populations dispersées dans le sud-ouest de l’Ontario, y compris le long de la péninsule Bruce, de même que dans le centre de la province depuis la rive est de la baie Georgienne et, vers l’est, jusqu’à la frontière du Québec. La présence de la tortue ponctuée au Québec n’est pas encore confirmée.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016-07-06)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 2 décembre 2021
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