Profil d'espèce

Tortue mouchetée Population de la Nouvelle-Écosse

Nom scientifique : Emydoidea blandingii
Autres noms/noms précédents : Emydoidea blandingi
Taxonomie : Reptiles
Répartition du COSEPAC : Nouvelle-Écosse
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2016
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v); C2a(i)
Justification de la désignation du COSEPAC: La présente population compte moins de 500 individus matures. Les trois principales sous-populations se distinguent génétiquement les unes des autres, de même que des autres populations du Québec, de l’Ontario et des États-Unis. Bien que la plus grande sous-population se trouve dans une aire protégée, ses effectifs continuent de connaître un déclin, montrant possiblement encore les effets d’une mortalité historique qui a eu lieu il y a de 30 à 60 ans. Les autres sous-populations sont vulnérables à la dégradation accrue de l’habitat causée par les activités forestières, les loisirs, la manipulation des niveaux d’eau et la construction de chalets. Deux sous-populations sont très petites (moins de cinq adultes) et pourraient ne pas être viables. Les menaces dans l’ensemble de l’aire de répartition incluent l’augmentation de la pression exercée par les prédateurs, la mortalité causée par les véhicules routiers et hors route, la vulnérabilité à la capture, les impacts potentiels des poissons prédateurs exotiques et les effets des changements climatiques.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « menacée » en avril 1993. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2005 et en novembre 2016.
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2006-08-15

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Tortue mouchetée Photo 2

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Description

La tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) est le seul représentant du genre Emydoidea. Il s’agit d’une tortue d’eau douce de taille moyenne dotée d’une gorge jaune vif facilement reconnaissable et d’une carapace formant un dôme prononcé, de couleur noire avec des taches et des mouchetures jaunâtres. Son aire de répartition mondiale est parmi les plus petites pour toutes les tortues nord-américaines, et environ 20 % de cette aire, seulement, se trouve au Canada. [Actualisé 22/01/2018]

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Répartition et population

Au Canada, la population de tortues mouchetées des Grands Lacs et du Saint-Laurent vit principalement dans le sud de l’Ontario (malgré des mentions isolées jusqu’à Timmins, au nord) et dans le sud du Québec (malgré des mentions isolées jusque dans l’Abitibi-Témiscamingue, au nord, et jusque dans la région de la Capitale-Nationale, à Québec, à l’est). La population de la Nouvelle-Écosse, beaucoup plus petite, est observée dans la partie sud de la province; il s’agit de la population la plus isolée au sein de l’aire de répartition de l’espèce. Aux États-Unis, la tortue mouchetée est présente dans les États du nord-est, et en plus grandes concentrations autour des Grands Lacs. Elle a cependant été observée jusqu’au Nebraska et au Dakota du Sud à l’ouest, et de petites populations isolées existent le long de la côte de l’Atlantique dans les États de New York, du Massachusetts, du New Hampshire et du Maine. Dans toute son aire de répartition nord-américaine, la tortue mouchetée est principalement observée en petites sous-populations isolées regroupant de quelques dizaines à une centaine d’individus. Au Canada, la plupart des sous-populations ayant fait l’objet d’un suivi semblent comporter moins de 150 adultes; aucune n’en compte plus de 1 000. La taille de la population de tortues mouchetées des Grands Lacs et du Saint-Laurent est impossible à estimer avec exactitude étant donné que très peu d’études par marquage-recapture ont été faites dans la région. On croit cependant qu’elle compte moins de 50 000 adultes. Selon les estimations, la population a connu un déclin de plus de 60 % au cours des 3 dernières générations en raison du drainage de zones humides à grande échelle après l’arrivée des Européens. Elle devrait subir un déclin de 50 % de plus au cours des 3 prochaines générations d’après les tendances observées dans les sous-populations faisant l’objet d’un suivi et les modèles de mortalité routière. Le programme de marquage-recapture de longue date mis en œuvre au Québec a permis de trouver, à ce jour, moins de 200 adultes. Si aucune tendance n’a été confirmée pour cette sous-population, elle a sans doute elle aussi connu un déclin étant donné la disparition historique des milieux humides et les menaces anthropiques qui se poursuivent. Le nombre total de tortues mouchetées matures au sein de la population de la Nouvelle-Écosse est estimé à moins de 500. La sous-population étudiée depuis le plus longtemps arrive à maturité très tard (20 à 25 ans) et a une très grande longévité (plus de 70 ans). Si aucune mesure de gestion n’est prise, les modèles prédisent que cette population présente un risque élevé de disparition, même si elle vit dans une aire protégée.[Actualisé 22/01/2018]

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Habitat

En Nouvelle-Écosse, la tortue mouchetée montre une préférence pour les eaux foncées, associées à une productivité secondaire relativement élevée. La population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, cependant, est souvent observée dans les milieux humides caractérisés par des eaux claires et eutrophes. L’espèce manifeste une grande fidélité aux sites qu’elle occupe, mais elle peut se déplacer entre plusieurs plans d’eau interreliés au cours de la saison active. Les individus de tout âge fréquentent principalement des habitats d’eau peu profonde. Les femelles creusent leur nid dans divers substrats : sable, sol organique, gravier, galets et crevasses emplies de terre sur des affleurements rocheux. Les adultes et les juvéniles hivernent dans divers plans d’eau permanents d’environ un mètre de profondeur, en moyenne; on a cependant vu des nouveau-nés passer leur premier hiver en milieu terrestre. La superficie moyenne du domaine vital de la tortue mouchetée se situe entre 10 et 60 ha (maximum de 382 ha) ou entre 1 000 et 2 500 m (maximum de 7 000 m). Toutefois, la plupart des études sous-estiment probablement la superficie du domaine vital de l’espèce puisque peu ont eu recours à des enregistreurs utilisant un système GPS pour assurer le suivi quotidien des déplacements pendant une ou plusieurs saisons actives.[Actualisé 22/01/2018]

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Biologie

La tortue mouchetée a une longévité exceptionnelle et une maturité particulièrement tardive, même par comparaison aux autres tortues. Elle met de 14 à 25 ans à atteindre la maturité et peut réussir à se reproduire jusqu’à au moins 75 ans. Les femelles matures produisent une couvée tous les un à trois ans, et la fécondité ainsi que la fréquence de reproduction sont positivement corrélées à l’âge des individus. Les femelles effectuent une migration de nidification sur une longue distance et peuvent alors parcourir plus de 10 km hors de l’eau. La capacité de la tortue mouchetée de se déplacer sur de grandes distances facilite le flux génique entre les milieux humides et augmente peut-être grandement le succès de reproduction. La durée moyenne d’une génération de cette espèce au Canada est d’environ 40 ans.[Actualisé 22/01/2018]

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Menaces

Cette espèce fait l’objet de nombreuses menaces, dont les plus graves sont les suivantes : i) mortalité sur les routes et les voies ferrées, et effets connexes des routes; ii) perte d’habitat causée par le roseau commun, une espèce envahissante, ainsi que par divers types de développement et la modification des milieux humides; iii) collecte illégale pour le commerce des animaux de compagnie, des aliments et des produits médicinaux traditionnels; iv) augmentation de la mortalité d’individus et de la destruction de nids par des prédateurs favorisés par les activités humaines. Les autres menaces possibles incluent la mortalité causée par la production d’agrégats, l’exploitation forestière, la production d’énergie et les activités récréatives; la pollution des milieux humides; les changements climatiques; l’introduction d’autres espèces envahissantes. Les menaces les plus graves pour les sous-populations de tortues mouchetées sont celles qui causent la mortalité ou la perte d’adultes. Les principaux facteurs limitatifs de l’espèce sont son cycle vital lent (longévité extrême, âge de maturité très élevé, faible efficacité annuelle de la reproduction, faible taux de recrutement des juvéniles et dépendance à un taux annuel élevé de survie des adultes) ainsi que les étés courts et frais à la périphérie septentrionale de son aire de répartition, ce qui réduit sa fréquence de reproduction et son succès de nidification. Ces facteurs limitatifs rendent la tortue mouchetée très vulnérable à toute hausse, même mineure (moins de 5 %), de la mortalité annuelle des adultes. Comme cette espèce met bien plus de temps à atteindre la maturité que les autres tortues qui vivent au Canada, sa vulnérabilité au déclin est aussi beaucoup plus grande. La stabilité et la persistance de la population dépendent donc en grande partie du taux de survie des adultes.[Actualisé 22/01/2018]

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Tortue mouchetée, Population de la Nouvelle-Écosse, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la population néo écossaise de tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent L’aire de répartition des tortues mouchetées en Nouvelle-Écosse est confinée au sud-ouest de la partie intérieure de la province, où l’on trouve au moins trois petites populations génétiquement distinctes. En 2005, le COSEPAC a reclassifié le statut de la population des tortues mouchetées de la Nouvelle-Écosse pour le faire passer de « menacé » à « en voie de disparition », en se basant partiellement sur une analyse de la viabilité des populations indiquant qu’au moins une de ces populations était en déclin. En 2000, la tortue mouchetée a été inscrite parmi les espèces en voie de disparition en vertu de la Nova Scotia Endangered Species Act. Ces décisions ont été fondées, entre autres, sur la répartition limitée de l’espèce à l’intérieur de la province, la structure d’âge inégale de la population et le faible taux de recrutement dans la population reproductrice. L’équipe de rétablissement de la tortue mouchetée est en fonction depuis 1993 et un programme bien établi de recherche et d’intendance est en cours et il vise à protéger les tortues et leurs habitats, à localiser de nouvelles populations et à déterminer la situation réelle des populations ainsi qu’à relever les menaces qui pèsent sur celles-ci. L’objectif du plan de rétablissement de la tortue mouchetée est de maintenir ou de restituer, selon les besoins, la taille et la structure démographique en remettant l’habitat en état et en assurant le maintien des processus écologiques. Un taux de survie élevé des adultes est essentiel pour cette espèce qui vit plus de 70 ans. Résumé des activités de recherche et de surveillance Des chercheurs pratiquent le marquage individuel des tortues mouchetées du parc national et lieu historique national Kejimkujik depuis 1969 et surveillent leur nidification chaque année depuis 1992. Les recherches sur les populations à l’extérieur du parc ont débuté en 1996 et sont de plus en plus nombreuses depuis les dernières années. Une recherche menée principalement par des étudiants consistait à étudier différents aspects de la biologie de la tortue, dont la structure génétique des populations, l’ensemble de l’aire de répartition en Nouvelle-Écosse, le comportement et le succès de nidification, les déplacements des nouveaux-nés, l’écologie d’hivernage, la croissance des juvéniles, les caractéristiques de l’habitat, le taux de survie par groupe d’âge et les tendances démographiques. Des chercheurs mènent des études sur les variations génétiques partout dans l’aire de répartition nord-américaine depuis 1995. Ces études indiquent que la population de la Nouvelle-Écosse est très différente sur le plan génétique des autres populations se trouvant dans l’aire de répartition principale et qu’elle est constituée d’une grande partie de la biodiversité génétique de l’espèce. En Nouvelle-Écosse, les trois populations connues sont génétiquement distinctes, ce qui laisse croire que les tortues se déplacent très peu d’une population à l’autre. Des différences dans le comportement, l’utilisation de l’habitat, les taux de croissance, la taille des adultes et le nombre d’œufs par ponte ont également été relevées. Résumé des activités de rétablissement Parmi les trois populations de tortues mouchetées en Nouvelle-Écosse, l’une se trouve dans un parc national, une deuxième est principalement présente dans une aire protégée à la fois par la province et par des organismes privés et la troisième est présente dans un paysage humanisé comprenant de nombreuses terres privées de petite superficie. Cette diversité s’accompagne d’un large éventail de mesures de conservation et de gestion possibles. Des activités de rétablissement dans les paysages humanisés combinant la recherche et l’éducation et la sensibilisation du public ont permis à la science de se combiner à l’intendance. Les activités de rétablissement ont, à ce jour, suscité la collaboration des gouvernements, de l’industrie, des organismes locaux et des membres de la collectivité. Un programme de protection des nids mené par des bénévoles a été établi dans le parc national et lieu historique national Kejimkujik dans les années 1990 et s’est par la suite étendu aux deux autres populations connues à l’extérieur du parc. Chaque soir, pendant la saison de nidification, des bénévoles accompagnés de chercheurs surveillent les sites de nidification connus et observent les femelles tout au long de la nidification. Dès qu’une tortue a terminé son nid, une cage en treillis métallique est placée sur ce nid pour le protéger des éventuels prédateurs. Au cours des dernières années, les bénévoles ont travaillé plus de 1 000 heures par année et ont ainsi contribué à protéger plus de 30 nids chaque année. Ce programme continue de prendre de l’expansion et donne la chance aux membres des collectivités locales et à d’autres bénévoles de participer activement aux nombreux aspects du rétablissement. Depuis 2002, des chercheurs élèvent des tortues juvéniles en captivité dans une zone où l’on sait que la population est en déclin depuis 40 ans, et ce dans le but d’en augmenter le nombre d’individus. Les tortues juvéniles sont élevées en captivité pendant un ou deux ans et sont ensuite relâchées dans la population une fois qu’elles ont atteint une taille suffisamment grande pour réduire leur risque de prédation. Les tortues tachetées atteignent tardivement la maturité (à 20 ans ou plus) et c’est pourquoi il y a un long délai entre le moment où les mesures de rétablissement sont entreprises par les chercheurs, comme protéger les nids ou élever les tortues juvéniles, et le moment où de nouveaux adultes font leur apparition dans la population reproductrice à la suite de ces mesures. Adresse électroniqueConservation et rétablissement de la tortue mouchetée en Nouvelle-Écosse : www.speciesatrisk.ca/blandings/french/index.html

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

15 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) au Canada – Mise à jour (2017-10-24)

    La tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) est une tortue d'eau douce de taille moyenne, largement confinée au bassin des Grands Lacs. Elle vit dans des lacs, des étangs temporaires ou permanents, des cours d'eau et des milieux humides. Elle est le seul représentant du genre Emydoidea, de la famille des Émydidés. Sa carapace, en forme de dôme et lisse, peut atteindre 27,4 cm de longueur. Elle est grisâtre à noire avec des taches ou des mouchetures brun roux à jaune réparties de façon aléatoire. Ces marques tendent à s'atténuer avec l'âge et peuvent disparaître complètement. Le plastron est jaune vif, et chaque écaille présente une tache noire dans le coin extérieur et postérieur. Il est articulé, et certains individus arrivent ainsi à fermer complètement leur carapace. Chez le mâle, le plastron est concave, ce qui facilite l'accouplement, alors que chez la femelle, il est plat. Les adultes des deux sexes ont la mâchoire inférieure et la gorge jaune vif, caractère le plus distinctif de l'espèce.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Tortue mouchetée, Population de la Nouvelle-Écosse (2018-01-18)

    La présente population compte moins de 500 individus matures. Les trois principales sous-populations se distinguent génétiquement les unes des autres, de même que des autres populations du Québec, de l’Ontario et des États-Unis. Bien que la plus grande sous-population se trouve dans une aire protégée, ses effectifs continuent de connaître un déclin, montrant possiblement encore les effets d’une mortalité historique qui a eu lieu il y a de 30 à 60 ans. Les autres sous-populations sont vulnérables à la dégradation accrue de l’habitat causée par les activités forestières, les loisirs, la manipulation des niveaux d’eau et la construction de chalets. Deux sous-populations sont très petites (moins de cinq adultes) et pourraient ne pas être viables. Les menaces dans l’ensemble de l’aire de répartition incluent l’augmentation de la pression exercée par les prédateurs, la mortalité causée par les véhicules routiers et hors route, la vulnérabilité à la capture, les impacts potentiels des poissons prédateurs exotiques et les effets des changements climatiques.
  • Énoncés de réaction - Tortue mouchetée (2005-11-15)

    Les trois petites sous-populations de cette espèce se trouvant dans le centre du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse totalisent moins de 250 individus matures. Ces trois sous-populations sont génétiquement distinctes les unes des autres et d’autres tortues mouchetées au Québec, en Ontario et aux Etats-Unis. Bien que la plus grande sous-population se trouve dans une aire protégée, son nombre d’individus est toujours en déclin. Les autres sous-populations sont également exposées à l’accroissement de la dégradation de leur habitat, la mortalité des adultes et la prédation de leurs oeufs et de leurs petits.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la population néo écossaise de tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) au Canada (2012-02-08)

    On trouve généralement les tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) dans les milieux humides peu profonds à végétation abondante. Les tortues fréquentent divers habitats pendant leur vie et elles peuvent parcourir des distances considérables à partir des étendues d'eau, en particulier pour la nidification. Il leur faut une vingtaine d'années pour atteindre la maturité et elles peuvent vivre plus de 80 ans. La population de la Nouvelle Écosse est isolée de la principale aire de distribution de l'espèce et sa répartition dans la province semble se limiter au Sud Ouest intérieur. On a jusqu'à présent repéré trois populations principales ainsi que deux concentrations plus restreintes. Ces populations présentent des différences marquées dans leur comportement, leur morphologie, leur fréquentation de l'habitat et leur fécondité. Une analyse de leur viabilité laisse supposer qu'au moins deux de ces populations pourraient être exposées à un risque important d'extinction. L'isolement, la distribution restreinte, la taille réduite des populations et leur déclin anticipé ont entraîné l'inscription de la population de la Nouvelle Écosse sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril fédérale (L.C. 2002, ch. 29) ainsi que de l'Endangered Species Act de la Nouvelle Écosse (Lois de la Nouvelle Écosse, 1998, ch. 11). L'habitat essentiel mis à jour pour la tortue mouchetée, population de la Nouvelle-Écosse, est désigné dans la mesure du possible dans le plan d'action de l'espèce (2020)

Plans d'actions

  • Plan d’action pour la tortue mouchetée (Emydoidea blandingii), population de la Nouvelle-Écosse, au Canada (2020-12-09)

    Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de la tortue mouchetée, population de la Nouvelle-Écosse, et a élaboré le présent plan d’action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l’article 47 de la LEP. Dans la mesure du possible, ce plan d’action a été préparé en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse, les experts de la tortue mouchetée, les groupes autochtones et les organisations non gouvernementales de l’environnement, en vertu du paragraphe 48 (1) de la LEP.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (2017-02-07)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujikvise les terres et les eaux se trouvant dans les limites du parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (PNLHNK), y compris le parc national Kejimkujik Bord de mer. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP, art.47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le présent plan profiteront également à d’autres espèces préoccupantes du point de vue de la conservation, qui fréquentent régulièrement le PNLHNK.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005-08-12)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC 2016 à 2017 (2017-10-24)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 40 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (78 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Des 73 espèces évaluées, 11 ont été désignées « non en péril » (8 réévaluations et 3 nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 735 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, soit 321 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 219 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues du pays (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, 16 espèces sont considérées comme disparues, les données ont été jugées insuffisantes dans le cas de 58 espèces sauvages, et 186 espèces ont été désignées comme étant « non en péril ».

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#KNP-2018-30297), en vertu de l'article 74 de la LEP (2018-10-01)

    La tortue mouchetée est une espèce longévive qui fait l'objet de nombreux programmes de surveillance et de rétablissement dans le parc national et lieu historique national Kejimkujik, notamment pour la surveillance des nids, le piégeage, les relevés visuels, le suivi par radioémetteurs, l'émergence des jeunes et les relevés de sites d'hivernage. Ces activités contribuent à la mise en ouvre des mesures énoncées dans le Programme de rétablissement de la population néo écossaise de tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) au Canada et le Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik, qui ont pour but la survie et le rétablissement de l'espèce, l'atténuation des menaces, la détermination du succès ou des résultats de mesures de rétablissement antérieures (comme le projet Bon départ) et l'obtention d'information sur l'effectif de la population. Ces renseignements seront utilisés pour déterminer la viabilité de la population et les prochaines mesures à adopter pour la protection de cette espèce.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres, Janvier 2018 (2018-01-26)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 555 espèces forment la liste. En 2017, des décisions finales d’inscription ont été prises pour 44 espèces terrestres et 15 espèces aquatiques. Parmi ces 59 espèces, 35 ont été nouvellement ajoutées à la liste, 16 ont fait l’objet d’une reclassification, trois ont subi un changement dans leur définition, deux ont été supprimées de l’annexe 1, une a été renvoyée au COSEPAC pour réévaluation et deux ont fait l’objet d’une décision de ne pas inscrire l’espèce à l’annexe 1. En 2017, sur recommandation de la ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 45 espèces sauvages. Il est proposé que 21 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 11 soient reclassifiées, 12 aient leur définition modifiée et une soit renvoyée au COSEPAC pour réévaluation. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 45 espèces sont attendues d’ici août 2018. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 22 mai 2018 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 22 octobre 2018 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées. Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005-11-16)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Descriptions dans la Gazette du Canada sur l'habitat essentiel

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