Profil d'espèce

Mûrier rouge

Nom scientifique : Morus rubra
Taxonomie : Plantes vasculaires
Répartition du COSEPAC : Ontario
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2014
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: B2ab(ii,iii,iv,v); C2a(i); D1
Justification de la désignation du COSEPAC: Le nombre d’individus matures et de sous-populations de cet arbre de petite à moyenne taille des forêts caroliniennes du sud de l’Ontario a connu un déclin depuis la dernière évaluation du COSEPAC en 2000. On sait que seulement 217 individus au total sont présents au Canada, et que seulement 105 de ces individus sont considérés comme étant en âge de se reproduire. Seulement quatre sous-populations ont plus de cinq individus reproducteurs. La plus grande menace pesant sur l’espèce est l’hybridation avec le mûrier blanc non indigène. Les effets de la maladie du chancre des rameaux contribuent également aux déclins. À deux sites, la nidification par le Cormoran à aigrettes représente une menace importante.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « menacée » en avril 1987. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en novembre 2014.
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2003-06-05

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Mûrier rouge

Mûrier rouge Photo 1

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Description

Le Mûrier rouge est un arbre de petite ou moyenne taille qui mesure de 6 à 18 m de hauteur. L'écorce des arbres matures est brun pâle avec des plaques verticales qui s'écaillent. Les feuilles mesurent de 8 à 24 cm de longueur; elles sont en forme de coeur, de texture rugueuse sur la face supérieure, et ont un long bout pointu; la sève est laiteuse. On retrouve les fleurs dans des chatons pendants jaune vert ou rouges. Le fruit est comestible et de forme cylindrique et mesure de 2 à 3 cm de longueur; les fruits deviennent rouge foncé.

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Répartition et population

Au Canada, cette espèce de l’Est de l’Amérique du Nord se trouve seulement dans le Sud de l’Ontario. Sa présence a été confirmée à 18 endroits de la province, mais seulement huit de ces sites comptent cinq individus ou plus. La population totale contenait 123 arbres en 1999, environ 200 en 2001, et 234 en 2002, tous situés dans la zone carolinienne du Sud de l’Ontario. L’augmentation des nombres n’est pas attribuable à la croissance de la population, mais plutôt à de nouvelles découvertes de plants. Selon données historiques, l’espèce semble connaître un déclin.

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Habitat

Le Mûrier rouge est un arbre qu’on rencontre dans les forêts humides, dont la cime n'atteint pas la voûte de feuillage de la forêt. En Ontario, ses habitats comprennent les pentes et les ravins de l’Escarpement de Niagara, ainsi que les langues de sable et les basses terres près du lac Érié dans la région des comtés de Kent et d’Essex.

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Biologie

Les fleurs pollinisées par le vent apparaissent en même temps que les feuilles vers la fin du printemps. Un Mûrier rouge peut porter des chatons mâles seulement, des chatons femelles seulement, ou les deux. Les oiseaux sont probablement les plus importants propagateurs des graines; les fruits parviennent à maturité à la mi-juillet. Les graines germent souvent la même année qu'elles sont produites, mais certaines demeurent dormantes dans le sol.

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Menaces

On croit que la perte d'habitat due au déboisement et aux changements dans les systèmes hydriques est le facteur limitant principal pour le Mûrier rouge. De plus, le Mûrier rouge subit peut-être l’impact du mûrier blanc (Morus alba), une espèce introduite et envahissante avec laquelle elle s’hybride sans contraintes. Cette situation est aggravée par le faible taux de recrutement de l’espèce en Ontario. Dans le Parc national de la Pointe Pelée, des mûriers rouges ont été tués par une rouille des ramilles. On y a également remarqué de forts taux de broutage des jeunes semis par les gastéropodes.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Mûrier rouge est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du Mûrier rouge (Morus rubra) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement du Mûrier rouge

  • Donald Kirk - Président/Contact - Gouv. de l'Ontario
    Tél. : 519-826-4925  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent L’équipe de rétablissement du mûrier rouge vise à conserver et, au besoin, à rétablir des populations fonctionnelles de mûriers rouges afin de les stabiliser à long terme dans les deux régions de sud de l’Ontario où ils sont présents. La majorité des populations de l’espèce pure de mûriers rouges sont protégées dans des terres de conservation publiques ou privées. Cependant, le mûrier blanc prend la place du mûrier rouge dans la plus grande partie de son aire de répartition sous l’action de la compétition et de l’hybridation. Le mûrier blanc est une espèce exotique envahissante plus courante. Des expériences ont montré que l’élimination sélective du mûrier blanc peut accroître la réussite de la reproduction du mûrier rouge et réduire l’hybridation. On s’attend toutefois, compte tenu de la plus grande valeur d’adaptation du mûrier blanc, à devoir intervenir plusieurs fois pour empêcher la disparition du mûrier rouge. Résumé des activités de recherche et de surveillance Des recensements visant à repérer toutes les populations restantes de mûriers rouges ont été effectués entre 1998 et 2000. Des relevés de l’habitat ont aussi été réalisés pour toutes les populations de mûriers rouges. Les données recueillies au cours des recensements et des relevés servent à la planification du rétablissement du mûrier rouge en Ontario. Des spécimens d’herbier représentatifs de chacune des populations ont aussi été préparés. La plupart des populations de mûriers rouges de l’Ontario poussent dans les mêmes emplacements que les populations de mûriers blancs, une espèce non indigène, et la présence d’individus ayant des feuilles de forme intermédiaire indiquait aux chercheurs qu’il y avait peut être hybridation entre les deux espèces. Des études génétiques effectuées entre 1998 et 2004 ont confirmé l’hybridation. De plus, les hybrides possédaient dans leur génome plus de marqueurs de mûriers blancs que de mûriers rouges et le nombre de marqueurs blancs augmentait en proportion du nombre de mûriers blancs dans la population. Ces résultats fournissent la preuve de la dilution génétique du mûrier rouge par le mûrier blanc. L’efficacité de l’élimination sélective des mûriers blancs a été évaluée au parc national de la Pointe Pelée et dans la réserve naturelle de Fish Point. Douze mûriers rouges ont été choisis et les mûriers blancs ont été enlevés dans un rayon de 25 m autour de six d’entre eux. Les fruits produits par les mûriers rouges ont été recueillis, puis les graines ont été germées et cultivées en serre, et des échantillons de feuilles des plantules ont été préparés en vue d’une analyse moléculaire. Les résultats de ces travaux montrent qu’enlever les mûriers blancs et les mûriers hybrides sur des parcelles où a eu lieu l’élimination sélective augmente le nombre de graines fécondées par les mûriers rouges et décroît la proportion de fécondations par les mûriers blancs et les mûriers hybrides. Une expérience visant à déterminer les conditions dans lesquelles les mûriers ont le meilleur rendement a été effectuée. Des mûriers rouges, blancs et hybrides ont été plantés en plein soleil et à l’ombre dans deux milieux naturels et un jardin. La survie et la hauteur ont été mesurées pendant deux ans et la valeur d’adaptation des plants a été calculée à partir de ces mesures. Les résultats montrent que les mûriers hybrides et les mûriers blancs l’emportent de beaucoup sur les mûriers rouges, que ce soit au soleil ou à l’ombre, et à chacun des emplacements. La valeur d’adaptation supérieure des mûriers blancs et des hybrides dans tous les types d’habitats semble indiquer que le mûrier rouge continuera d’être en péril partout où le mûrier blanc non indigène est présent. Pendant les inventaires, des chancres et des brûlures des rameaux ont été observés sur de nombreux mûriers rouges. Les chercheurs ont cerné la cause de la maladie à plusieurs endroits en Ontario, dont le parc national de la Pointe Pelée, la réserve naturelle de Fish Point, le parc provincial Rondeau et les Jardins botaniques royaux. L’étude a conclu qu’aucun agent pathogène en particulier n’est responsable des symptômes de la maladie parce que plusieurs pathogènes opportunistes, dont ceux qui provoquent des chancres et deux d’entre eux qui causent des maladies des racines, étaient associés aux arbres malades. Ces pathogènes opportunistes ne peuvent infecter des tissus sains, mais réussissent à infliger des dégâts aux hôtes affaiblis. Ces résultats signifient que la cause de la brûlure et du dessèchement n’est pas une maladie virulente, mais que d’autres stress affaiblissent les arbres et les rendent susceptibles à l’infestation. Les causes probables de ces stress sont la sécheresse, un sol peu fertile et l’ombrage créé par les arbres. Résumé des activités de rétablissement La principale activité de rétablissement a été la suppression des mûriers blancs dans le parc national de la Pointe Pelée et la réserve naturelle de Fish Point, qui a commencé en 1993. Certains mûriers ont aussi fait l’objet d’une élimination sélective dans le parc provincial Rondeau. Tel qu’il a été mentionné ci dessus, cette élimination sélective devrait avoir un effet positif sur le recrutement du mûrier rouge et elle est également envisagée dans d’autres sites de mûriers rouges. La réglementation du mûrier rouge en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario est aussi en cours. En 2004, on a communiqué avec les propriétaires fonciers ayant des mûriers rouges sur leur propriété pour les renseigner sur la réglementation et répondre à leurs préoccupations. Presque tous les propriétaires fonciers ont été contactés et tous ont exprimé leur appui.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

14 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Mûrier rouge Morus rubra au Canada (2015-12-11)

    Le mûrier rouge est un arbre de taille petite à moyenne (haut de 6 à 20 m), qui atteint à l’occasion l’étage arborescent inférieur et pousse en forêt dans les plaines inondables, les vallées et les terrains bas. L’écorce de l’arbre adulte est caractéristique, avec ses plaques lâches de forme allongée et de couleur havane grisâtre clair. Les feuilles sont alternes, non lobées, bilobées ou trilobées, longues de 9 à 24 cm, presque aussi larges que longues, longuement acuminées, grossièrement dentées, à base large ou cordiforme, à face supérieure rugueuse et mate et à sève laiteuse. Les fleurs sont réunies en chatons vert jaunâtre (ou parfois rougeâtres) et apparaissent pendant la feuillaison. L’arbre est normalement unisexué. L’espèce produit des fruits comestibles, sucrés, rouges à violet foncé, longs de 2 à 3 cm, ressemblant aux mûres du genre Rubus, mais allongées.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Mûrier rouge (2015-12-23)

    Le nombre d’individus matures et de sous-populations de cet arbre de petite à moyenne taille des forêts caroliniennes du sud de l’Ontario a connu un déclin depuis la dernière évaluation du COSEPAC en 2000. On sait que seulement 217 individus au total sont présents au Canada, et que seulement 105 de ces individus sont considérés comme étant en âge de se reproduire. Seulement quatre sous-populations ont plus de cinq individus reproducteurs. La plus grande menace pesant sur l’espèce est l’hybridation avec le mûrier blanc non indigène. Les effets de la maladie du chancre des rameaux contribuent également aux déclins. À deux sites, la nidification par le Cormoran à aigrettes représente une menace importante.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du mûrier rouge (Morus rubra) au Canada (2011-02-28)

    Le mûrier rouge (Morus rubra) est un arbre de petite taille de l'étage inférieur des communautés de forêts, de boisés et de talus d'éboulis humides de l'Est de l'Amérique du Nord. Au Canada, son existence est confirmée à 21 endroits dans deux grandes régions de la zone biologique carolinienne du Sud de l'Ontario : 1) le comté d'Essex et la municipalité de Chatham Kent et 2) le Niagara, y compris les villes de Hamilton et de Burlington. Seulement 10 sites comptent cinq individus ou plus. L'aire de répartition de l'espèce rétrécit et sa population diminue. En 2000, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné le mûrier rouge comme une espèce en voie de disparition parce que le nombre d'individus matures de cette espèce est peu élevé (moins de 250) et en déclin et que sa population est fragmentée. La première version de ce programme de rétablissement a été publiée en 2010. La version actuelle (affichée ici) est le fruit de modifications apportées à la première version, conformément à l’article 45 de la Loi, afin d’ajouter certaines formulations concernant les connaissances écologiques traditionnelles.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016-07-05)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015-11-20)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#PP-2014-17477), en vertu de l'article 74 de la LEP (2014-09-05)

    Toutes les études de cartographie et d'identification antérieures seront utilisées pour réaliser des travaux sur le terrain visant à localiser et à marquer des mûriers rouges purs et des mûriers rouges hybrides dans la partie continentale du parc national de la Pointe Pelée et sur l'île Middle, et à en recueillir des échantillons. Seulement deux feuilles par arbre seront récoltées et immédiatement placées dans de petits sacs de plastique contenant du gel de silice afin de les assécher. Une courte branche terminale (de moins de 30 cm) sera également prélevée aux fins d'utilisation comme spécimen d'herbier. Ces éléments seront transportés à l'herbier de l'Université de Guelph, puis envoyés à l'herbier de l'Université d'État de Columbus.
  • Raison pour l'émission du permis(#PP-2019-32680), en vertu de l'article 74 de la LEP (2019-06-17)

    L'activité comprend la collecte de dix boutures (extrémité des branches) de résineux (d'environ 20 cm de long) à l'aide de sécateurs et d'émondoirs dans la couronne de huit mûriers rouges purs identifiés précédemment sur l'île Middle, dans le parc national de la Pointe-Pelée. Les boutures seront transportées à l'Arboretum de l'Université de Guelph, où elles seront enracinées et cultivées dans une serre puis plantées dans la banque de gènes du mûrier rouge afin de contribuer à la conservation et au rétablissement à long terme de l'espèce.
  • Raison pour l'émission du permis(#PPNP-2013-15), en vertu de l'article 74 de la LEP (2014-10-20)

    Le personnel et les fournisseurs de Parcs Canada accompliront des tâches ayant une incidence sur des arbres appartenant à des espèces en péril, lors de la tonte annuelle du gazon et de la végétation herbacée, de la taille des végétaux ligneux et de l'élimination des débris de végétation le long des routes dans le parc national de la Pointe Pelée (PNPP). Ces arbres sont le ptéléa trifolié, le micocoulier rabougri, le mûrier rouge, le chicot févier et le noyer cendré.
  • Raison pour l'émission du permis(#PPNP-2013-15), en vertu de l'article 74 de la LEP (2017-11-01)

    Le personnel et les fournisseurs de Parcs Canada accompliront des tâches ayant une incidence sur des arbres appartenant à des espèces en péril, lors de la tonte annuelle du gazon et de la végétation herbacée, de la taille des végétaux ligneux et de l'élimination des débris de végétation le long des routes dans le parc national de la Pointe Pelée (PNPP). Ces arbres sont le ptéléa trifolié, le micocoulier rabougri, le mûrier rouge, le chicot févier et le noyer cendré.
  • Raison pour l'émission du permis(#PPNP-2015-03), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-10-28)

    Les travaux de construction entrepris au parc national de la Pointe-Pelée comprennent l'enfouissement de canalisations de services publics pour l'alimentation électrique et les télécommunications sous la route principale, l'élargissement de celle-ci ainsi que son resurfaçage. Ce projet permettra la mise hors service et l'enlèvement d'un couloir de ligne aérienne de transport d'électricité de 6 km. En raison de la proximité de la route (~9 m), un mûrier rouge adulte pourrait être touché/endommagé lors des travaux et environ 383 m2 d'habitat essentiel en bordure de la route seront détruits pendant la première phase du projet. Quelque 0,011 km2 d'habitat essentiel de la couleuvre fauve de l'Est et de la tortue mouchetée et 0,005 km2 d'habitat essentiel du scinque pentaligne le long de la route existante seront eux aussi détruits. Les effets résiduels des activités de réfection de la route incluent l'endommagement possible de 200 ptéléas trifoliés, ce qui pourrait causer des blessures au perceur du ptéléa ou encore sa mort, et endommager ou détruire sa résidence.
  • Raison pour l'émission du permis(#PPNP-2015-18677), en vertu de l'article 74 de la LEP (2015-05-10)

    Afin d'accroître le nombre de mûriers rouges, une opération de pollinisation contrôlée sera effectuée sur des arbres génétiquement purs pour favoriser la production de graines dont les semis seront plantés un peu partout dans le parc. Dans le cadre de cette activité de pollinisation contrôlée, la propagation du pollen du mûrier blanc sera entravée au moyen de sacs à pollinisation industriels; l'activité comprendra également la récolte de pollen des fleurs mâles, la pollinisation manuelle de fleurs femelles sélectionnées, la récolte de fruits et de graines, le traitement des graines et l'entreposage. Les opérations de pollinisation auront lieu pendant trois printemps consécutifs (2015-2017), au cours des mois de mai et de juin. S'il y a une bonne production de graines, une modification sera alors apportée au permis afin de préciser les méthodes à utiliser pour la germination, la croissance des semis, la transplantation et la protection des semis dans le parc. .
  • Raison pour l'émission du permis(#PPNP-2017-26697), en vertu de l'article 74 de la LEP (2017-10-28)

    Des semis de mûrier rouge d'un an et demi seront plantés dans le parc national de la Pointe Pelée. Ces semis sont le produit d'une pollinisation contrôlée des arbres du parc en 2015. Ils seront plantés à l'aide d'un plan expérimental visant à vérifier l'efficacité de différents dispositifs de protection des semis.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-OR-2007-0056), en vertu de l'article 73 de la LEP (2007-05-24)

    Un relevé des espèces et de leur abondance sera effectué en marchant dans les transects. Aucun animal ne sera pris ni aucune plante ne sera cueillie, bien que certains spécimens puissent être touchés pour vérifier leur identification. Les contacts avec les animaux se conformeront au protocole du Comité de protection des animaux du Service canadien de la faune (SCF).

Descriptions dans la Gazette du Canada sur l'habitat essentiel

  • Description de l’habitat essentiel du mûrier rouge dans le parc national de la Pointe-Pelée du Canada (2011-05-21)

    Le mûrier rouge (Morus rubra) est une espèce inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril en tant qu’espèce en voie de disparition. Il s’agit d’un arbre de sous-étage qu’on trouve dans trois sites de la portion continentale du parc national de la Pointe-Pelée du Canada et dans un site de l’île Middle, à l’intérieur de ce même parc. L’habitat essentiel du mûrier rouge est défini dans le Programme de rétablissement du mûrier rouge (Morus rubra) au Canada.
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