Profil d'espèce

Oreillard maculé

Nom scientifique : Euderma maculatum
Taxonomie : Mammifères
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2014
Statut du COSEPAC : Préoccupante
Critères d'évaluation du COSEPAC:
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette chauve-souris aux traits distincts se trouve dans les prairies sèches intermontagnardes du sud de la Colombie-Britannique. Une chauve-souris utilisant les falaises comme aires de repos, ayant une répartition éparse et des besoins spécifiques en matière d’aires de repos donnent à penser que la taille de la population est relativement petite. Les principales menaces pesant sur l’habitat d’alimentation dans le fond des vallées ou sur les sites de repos sont le développement urbain, la conversion des terres en vergers et en vignobles, les routes, l’exploration et l’exploitation minière, les activités récréatives (p.ex. l’escalade), et la pollution lumineuse et sonore. Cette chauve-souris pourrait être vulnérable au syndrome du museau blanc si cette maladie devait se propager vers l’ouest. Ses exigences en matière d’habitat spécialisé et son faible taux de reproduction auront une incidence sur son rétablissement.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Réexamen et confirmation du statut en mai 2004 et en novembre 2014.
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2005-07-14

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Oreillard maculé

Oreillard maculé Photo 1

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Description

L'Oreillard maculé est une chauve-souris de grosseur moyenne qui possède d'immenses oreilles. Le dos est noir et marqué de trois taches blanches : une sur la croupe, et une sur chaque épaule. L'envergure des ailes des adultes est de 35 cm; les Oreillards maculés pèsent de 13 à 20 g.

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Répartition et population

L'espèce est considérée rare dans toute son aire de répartition, qui s'étend du Mexique jusqu'aux états de l'ouest des États-Unis. Au Canada, on ne retrouve les Oreillards maculés que dans l'extrême sud de la Colombie-Britannique. Il n'existe pas d'estimés de la taille de la population canadienne d'Oreillards maculés, mais elle est probablement très petite.

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Habitat

On retrouve les Oreillards maculés dans les régions de pins Ponderosa parsemées de touffes d'herbes du sud-ouest de l'Amérique du Nord, où le climat est chaud en été et doux en hiver. L'espèce préfère les habitats situés près d'un cours d'eau, et près de falaises ou de côtes abruptes. Les Oreillards maculés sont solitaires et se perchent sur les façades des falaises.

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Biologie

L'âge de reproduction des Oreillards maculés n'est pas connu. Les femelles donnent naissance à un petit par année.

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Menaces

Les Oreillards maculés se nourrissent presqu'exclusivement d'insectes; les pesticides sont donc un problème pour cette espèce. Les perturbations causées par les humains sont aussi un facteur limitant pour cette espèce.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Au Canada, l'Oreillard maculé est protégé en vertu de la Loi sur la faune de la Colombie-Britannique.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Aux États-Unis, l'Oreillard maculé fut ajouté à la liste des espèces en voie de disparition en 1968.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

13 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada – Mise à jour (2004-05-01)

    La classification de l'oreillard maculé (Euderma maculatum) est la suivante : ordre des Chiroptères, famille des Vespertilionidés, tribu des Plecotini. Le genre ne comprend qu'une seule espèce, et aucune sous-espèce n'est reconnue. Avec son pelage noir semé de grosses taches blanches sur le croupion et les épaules et ses énormes oreilles, l'oreillard maculé est la chauve-souris la plus spectaculaire du Canada.
  • Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur l'oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada (2015-12-07)

    Cette chauve-souris aux traits distincts se trouve dans les prairies sèches intermontagnardes du sud de la Colombie-Britannique. Une chauve-souris utilisant les falaises comme aires de repos, ayant une répartition éparse et des besoins spécifiques en matière d’aires de repos donnent à penser que la taille de la population est relativement petite. Les principales menaces pesant sur l’habitat d’alimentation dans le fond des vallées ou sur les sites de repos sont le développement urbain, la conversion des terres en vergers et en vignobles, les routes, l’exploration et l’exploitation minière, les activités récréatives (p.ex. l’escalade), et la pollution lumineuse et sonore. Cette chauve-souris pourrait être vulnérable au syndrome du museau blanc si cette maladie devait se propager vers l’ouest. Ses exigences en matière d’habitat spécialisé et son faible taux de reproduction auront une incidence sur son rétablissement.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Oreillard maculé (2004-10-22)

    Au Canada, cette espèce se trouve dans les terres herbeuses et les terrains boisés de pins ponderosa du sud de la Colombie-Britannique. Il s'agit d'une chauve-souris de couleur distincte, ce qui permet de l'identifier sans aucun doute. Contrairement à toute autre espèce de chauve-souris au Canada, les cris d'écolocation de cette espèce peuvent être entendus par l'être humain. Cette espèce se repose dans les crevasses de grandes falaises. Cette espèce est considérée comme l'espèce de chauve-souris la plus recensée et la plus facile à dénombrer au Canada. Les estimations de populations, fondées sur des recensements relativement fiables, suggèrent qu'il existe moins de 1000 adultes. À l'heure actuelle, les nombres semblent stables, et relativement peu de menaces pèsent sur les populations ou les habitats. La plus grave menace pour cette espèce est possiblement la petite taille de sa population. L'utilisation de pesticides sur des insectes qui sont ses proies, la perte de son habitat d'alimentation et la perturbation dans ses sites de repos par des alpinistes sont des menaces possibles. Une immigration de populations avoisinantes aux États-Unis est possible; cependant, le déplacement des individus entre les populations canadiennes et américaines n'a pas été documenté.
  • Énoncé de réaction - Oreillard maculé (2015-12-23)

    Cette chauve-souris aux traits distincts se trouve dans les prairies sèches intermontagnardes du sud de la Colombie-Britannique. Une chauve-souris utilisant les falaises comme aires de repos, ayant une répartition éparse et des besoins spécifiques en matière d’aires de repos donnent à penser que la taille de la population est relativement petite. Les principales menaces pesant sur l’habitat d’alimentation dans le fond des vallées ou sur les sites de repos sont le développement urbain, la conversion des terres en vergers et en vignobles, les routes, l’exploration et l’exploitation minière, les activités récréatives (p.ex. l’escalade), et la pollution lumineuse et sonore. Cette chauve-souris pourrait être vulnérable au syndrome du museau blanc si cette maladie devait se propager vers l’ouest. Ses exigences en matière d’habitat spécialisé et son faible taux de reproduction auront une incidence sur son rétablissement.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada (2015-12-30)

    Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour la conservation de l’oreillard maculé et il a préparé le présent plan de gestion conformément à l’article 37 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Dans l’esprit de collaboration de l’Accord, le gouvernement de la Colombie Britannique a donné au gouvernement du Canada la permission d’adopter le « Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie Britannique » en vertu de l’article 69 de la Loi sur les espèces en péril.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004-10-19)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (volume 139, numéro 15, 2005) (2005-07-27)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004-09-16)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015-11-20)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#22), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-06-01)

    L'activité comprend la capture et la manipulation de 10 à 15 chauves souris blondes au moyen de filets japonais ou de pièges-harpes, le prélèvement d'échantillons de tissus et le marquage avec radioémetteurs. Les individus munis d'un radioémetteur seront subséquemment pistés pour recueillir des données sur l'utilisation de l'habitat par l'espèce et sur ses préférences en matière d'habitat, données nécessaires aux efforts de rétablissement, ainsi que pour localiser de nouveaux lieux de repos et hibernaculums.
  • Raison pour l'émission du permis(#SARA-PYR-2009-0115), en vertu de l'article 73 de la LEP (2009-08-17)

    Les promoteurs mèneront des relevés terrestres d'espèces en péril, y compris des relevés visuels de rencontres d'amphibiens, des recherches terrestres sur l'escargot-forestier de Townsend, des recherches sur les terriers du blaireau, des évaluations sur l'habitat de la musaraigne de Bendire, des recherches sur les perchoirs de l'oreillard maculé, des relevés sur l'alimentation du serpent, des relevés sur le Monarque (recherches visuelles de larves et d'adultes), des relevés sur les masses d'oufs du crapaud du Grand Bassin et sur les terriers du serpent. Aucun piège ne sera installé et les animaux seront manipulés seulement lorsque cela s'avèrera nécessaire à leur identification ou à la documentation photo. Tous les animaux seront alors immédiatement libérés dans l'habitat où ils ont été capturés. Aucun animal ne sera marqué.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004-11-23)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016-07-06)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 2 décembre 2021
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