Profil d'espèce

Baleine à bec de Sowerby

Nom scientifique : Mesoplodon bidens
Autres noms/noms précédents : Dauphin du Havre
Taxonomie : Mammifères
Répartition du COSEPAC : Océan Atlantique
Date de l’évaluation et le changement de statut: mai 2019
Statut du COSEPAC : Préoccupante
Critères d'évaluation du COSEPAC:
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette petite baleine à bec est endémique de l’océan Atlantique Nord, où on la trouve principalement dans les eaux profondes extracôtières. Sa biologie, sa répartition à petite échelle et son abondance sont peu connues. Le bruit anthropique dans l’océan a augmenté depuis les dernières décennies, et l’espèce appartient à une famille de baleines à bec chez qui une exposition aiguë à des sons intenses (provenant en particulier des sonars militaires, mais également des activités sismiques) a mené à de graves blessures et à la mortalité. Les activités sismiques, actuellement répandues, se sont multipliées dans l’habitat de l’espèce, soit dans les eaux plus profondes le long de la bordure du plateau et de son talus. De plus, des activités militaires comportant l’utilisation de sonars à moyenne et à basse fréquence sont menées occasionnellement dans l’habitat de l’espèce au large de la côte Est du Canada. Cette baleine est également vulnérable aux collisions avec des navires et à l’enchevêtrement dans les engins de pêche.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1989 et en novembre 2006. Réexamen et confirmation du statut en mai 2019.
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2011-06-23

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Description

La baleine à bec de Sowerby est une baleine relativement petite, dont les adultes mesurent généralement entre 4,5 et 5,5 m de longueur. Les caractéristiques distinctives de l’espèce comprennent les suivantes : un corps profilé fusiforme; de couleur gris clair à gris foncé avec le dessous plus clair; certains individus (surtout les mâles) ont de longues cicatrices linéaires blanches sur le dos et les côtés; un petit melon (front), avec une bosse proéminente devant l’évent; un bec long et étroit; une paire de rainures externes en forme de V sur la gorge, entre les os de la mâchoire inférieure; une petite nageoire dorsale falciforme (légèrement crochue ou en forme de faucille) située environ aux deux tiers du dos; pas d’encoche médiane dans la nageoire caudale. Les mâles adultes se distinguent des femelles et des mâles juvéniles par les caractéristiques suivantes : une seule paire de dents qui ont fini de pousser sur la mâchoire inférieure et qui dépassent à l’extérieur de la bouche; cicatrices linéaires sur leur corps, qui semblent être des blessures causées par les dents qui sont le résultat de combats entre mâles.

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Répartition et population

Aire de répartition mondiale de la baleine à bec de Sowerby (en gris). Source : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Cette carte présente la répartition mondiale de la baleine à bec de Sowerby, une espèce qu'on trouve exclusivement dans l'Atlantique Nord. L'ombrage sur la carte indique où l'espèce est présente et comprend les zones principales suivantes : la mer de Norvège, la mer du Nord et les eaux au large de l'Islande et des îles Britanniques; les eaux entourant l'île Madère; les eaux entourant les Açores; et les eaux au large de l'Amérique du Nord, du nord-est des États-Unis au détroit de Davis.

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Habitat

Dans les eaux canadiennes, on pense que les baleines à bec de Sowerby vivent principalement dans les eaux profondes (plus de 500 mètres) le long de la pente continentale de la Nouvelle-Écosse jusqu’au détroit de Davis. Les observations sont relativement rares, en particulier au large de Terre-Neuve et du Labrador; il est donc difficile de déterminer les préférences en matière d’habitat et les profils de répartition de l’espèce. Les données disponibles laissent supposer que les baleines à bec de Sowerby sont communément observées le long du bord du plateau continental de l’est de la plate-forme Néo-Écossaise et près du chenal du Nord-Est. On sait qu’ils sont présents dans les canyons Le Gully, Shortland et Haldimand, dans l’est de la plate-forme Néo-Écossaise.

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Menaces

Les menaces pesant actuellement sur la baleine à bec de Sowerby comprennent, sans ordre d’importance, les bruits anthropiques (d’origine humaine), les empêtrements, les collisions avec les navires et les contaminants. Le bruit anthropique est une menace particulièrement préoccupante puisque la baleine à bec de Sowerby se fie sur les sons pour accomplir ses fonctions biologiques, y compris la quête de nourriture, la socialisation et les déplacements. Le comportement de plongée en eau profonde de cette baleine la rend particulièrement vulnérable aux répercussions physiologiques et comportementales potentiellement causées par les perturbations acoustiques.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) [LEP], les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration de plans de gestion pour les espèces classées préoccupantes et doivent produire des rapports sur les progrès réalisés dans un délai de cinq ans. En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. Le ministre des Pêches et des Océans est le ministre compétent aux termes de la LEP pour la baleine à bec de Sowerby, et il a préparé le présent plan de gestion en vertu de l'article 65 de la LEP. Ce plan a été préparé en collaboration avec d'autres ministères fédéraux et provinciaux, organisations autochtones et intervenants (annexe A). La réussite de la gestion de cette espèce dépend de l'engagement et de la collaboration d'un grand nombre de parties qui participeront à la mise en œuvre des orientations formulées dans la présente stratégie. Cette réussite ne peut uniquement reposer sur Pêches et Océans Canada ou sur une autre instance. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à soutenir la mise en œuvre du programme pour le bien de la baleine à bec de Sowerby et de la société canadienne en général. La mise en œuvre du présent plan de gestion est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des administrations et des organismes participants.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

13 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Baleine à bec de Sowerby (2007-12-04)

    Cette petite baleine à bec est endémique à l’océan Atlantique Nord où elle se trouve principalement dans les eaux profondes tempérées à subarctiques au large des côtes. Sa biologie, sa répartition à petite échelle et son abondance sont peu connues. L’espèce appartient à une famille de baleines, les Ziphiidés, chez laquelle une exposition aiguë au bruit intense (en particulier aux sonars militaires, mais également aux activités sismiques) a été à l’origine de graves blessures et de mortalités. Les activités sismiques sont actuellement fréquentes et les activités militaires comportant l’utilisation de sonars à moyenne et à basse fréquence se produisent probablement, du moins occasionnellement, dans l’habitat de cette espèce au large de la côte est du Canada. Aucune conséquence de ces sources de bruit sur cette espèce n’a été démontrée directement. Toutefois, les effets létaux des sources de bruit ont été largement démontrés chez des individus d’espèces apparentées. Il est donc raisonnable de présumer l’existence d’effets potentiels similaires chez les individus de cette espèce. Les impacts potentiels au niveau de la population de ce type de mortalité ne sont pas connus.
  • Énoncé de réaction - Baleine à bec de Sowerby (2020) (2020-01-07)

    Cette petite baleine à bec est endémique de l’océan Atlantique Nord, où on la trouve principalement dans les eaux profondes extracôtières. Sa biologie, sa répartition à petite échelle et son abondance sont peu connues. Le bruit anthropique dans l’océan a augmenté depuis les dernières décennies, et l’espèce appartient à une famille de baleines à bec chez qui une exposition aiguë à des sons intenses (provenant en particulier des sonars militaires, mais également des activités sismiques) a mené à de graves blessures et à la mortalité. Les activités sismiques, actuellement répandues, se sont multipliées dans l’habitat de l’espèce, soit dans les eaux plus profondes le long de la bordure du plateau et de son talus. De plus, des activités militaires comportant l’utilisation de sonars à moyenne et à basse fréquence sont menées occasionnellement dans l’habitat de l’espèce au large de la côte Est du Canada. Cette baleine est également vulnérable aux collisions avec des navires et à l’enchevêtrement dans les engins de pêche.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la baleine à bec de Sowerby (Mesoplodon bidens) au Canada (2017-04-26)

    C'est en 2006 que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné la baleine à bec de Sowerby (Mesoplodon bidens) comme une espèce préoccupante. En 2011, la baleine à bec de Sowerby a été inscrite sur la liste des espèces préoccupantes en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), une loi fédérale. La baleine à bec de Sowerby est une espèce endémique dans l'Atlantique Nord. On pense que sa répartition dans les eaux canadiennes inclut les eaux hauturières qui longent la pente continentale et les canyons sous-marins au large de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador. La baleine à bec de Sowerby est difficile à observer et à identifier en mer en raison de sa taille relativement petite et de son comportement cryptique à la surface de l'eau. Par conséquent, on en sait peu sur l'utilisation précise de l'habitat, la structure sociale et la dynamique des populations.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 (2007-08-30)

    Le rapport annuel de 2007 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission d'autres documents similaires(#QUE-LEP-005B-2019 ), en vertu de l'article 74 de la LEP (2019-08-06)

    Mener des recherches pour mieux comprendre et traiter les effets cumulatifs du bruit de la navigation sur les baleines noires de l'Atlantique Nord (NARW), les baleines à bec communes et d'autres cétacés dans les eaux de l'est du Canada. Il s'agit notamment de mieux établir des bases de référence pour le bruit dans l'est du Canada (ainsi que pour la santé et le bien-être des animaux), d'examiner les chevauchements potentiels avec les occurrences de NARW et de mieux comprendre les impacts du bruit sur les NARW. Le titulaire du permis est autorisé à effectuer les activités suivantes : 1. Approcher de près et de manière répétée les espèces mentionnées dans le présent document avec un bateau à une distance inférieure à 100 mètres. 2. Prendre des photographies de mammifères marins. 3. Prélèvement d'échantillons de biopsie à l'aide d'une arbalète et de fléchettes à biopsie des espèces mentionnées dans le présent document. 4. Collecte d'échantillons de matières fécales. 5. Étiquetage ou marquage et fixation d'une ventouse sur les espèces mentionnées dans le présent document. 6. Utilisation d'un drone pour obtenir des photos aériennes afin d'identifier les individus par photo-identification et pour recueillir des échantillons de souffle.
  • Raison pour l'émission d'autres documents similaires(#QUE-LEP-006-2020 ), en vertu de l'article 74 de la LEP (2020-06-23)

    Le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages (CQSAS), dans le cadre des interventions réalisées pour le compte du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins (RQUMM), pourra être amené à participer à des opérations d'échantillonnages de mammifères marins et de tortues marines en détresse ou mort. Le CQSAS est autorisé à entreprendre les activités suivantes : 1. Prélever des échantillons biologiques sur des carcasses de mammifères marins et de tortues listées comme disparues du pays, en voie de disparition ou menacées en vertu de la LEP ; 2. Transporter à l'intérieur des frontières canadiennes des échantillons biologiques de mammifères marins et de tortues; 3. Procéder aux premiers soins et à l'échantillonnage de souffle sur des cétacés échoués vivants; 4. Procéder à la remise à l'eau de petits cétacés échoués vivants; 5. Procéder à la capture et à la relocalisation de pinnipèdes portant atteinte à la sécurité publique. 6. Nécropsier des carcasses de mammifères marins dans les limites territoriales de la province du Québec 7. Transporter et remorquer des carcasses de mammifères marins dans les limites territoriales de la province du Québec; 8. Euthanasier des mammifères marins non inscrit à l'annexe I de la Loi sur les espèces en péril dont l'état de santé laisse présager que l'animal est voué à une mort certaine et imminente ou dont le comportement représente un danger ou est menaçant pour la sécurité publique.
  • Raison pour l'émission de la licence(#QUE-LEP-003B-2020 ), en vertu de l'article 74 de la LEP (2020-06-23)

    Le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), dans le cadre des interventions réalisées pour le compte du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins (RQUMM), pourra être amené à participer à des opérations d'échantillonnages de mammifères marins et de tortues marines en détresse ou mort. Le GREMM est autorisé à entreprendre les activités suivantes : 1. Faire des approches répétées vers des cétacés incluant de bélugas, de baleines noires de l'Atlantique Nord, de Rorquals Bleu et de rorquals communs à moins de 100 m de distance; 2. Documenter et photographier des cétacés incluant des bélugas, des baleines noires de l'Atlantique Nord, des Rorquals Bleu et des rorquals communs; 3. Survoler des cétacés incluant de bélugas, de baleines noires de l'Atlantique Nord, de Rorquals Bleu et de rorquals communs à l'aide d'un drone afin d'obtenir des images aériennes pour documenter le comportement des individus; 4. Procéder au marquage de cétacés incluant de bélugas, de baleines noires de l'Atlantique Nord, de Rorquals Bleu et de rorquals communs; 5. Prélever (à la demande express des vétérinaires associés au RQUMM et pour des fins diagnostiques) des biopsies sur des cétacés incluant de bélugas, de baleines noires de l'Atlantique Nord, de Rorquals Bleu et de rorquals commun au moyen d'une carabine de type PaxArm calibre 22 armée d'une fléchette munie d'un dard stérile en acier inoxydable, conformément au protocole approuvé par le Comité institutionnel de protection des animaux; 6. Prélever des échantillons biologiques sur des carcasses de mammifères marins et de tortues; 7. Transporter à l'intérieur des frontières canadiennes des échantillons biologiques de mammifères marins et de tortues. 8. Procéder aux premiers soins et à l'échantillonnage de souffle sur des cétacés échoués vivants; 9. Interagir ou déplacer un mammifère marin, y compris les baleines, dauphins, marsouins, phoques dans le but d'aider le mammifère marin dans des situations d'enchevêtrement, d'échouage ou de piégeage, ou de blessure ou dans le but d'une nécropsie ou d'une évaluation de la santé; 10. Procéder à la remise à l'eau de petits cétacés échoués vivants; 11. Procéder à la capture et à la relocalisation de pinnipèdes portant atteinte à la sécurité publique.

Documents de consultation

  • Cahier de consultation au sujet de l'inscription, à titre d'espèce préoccupante, de la baleine à bec de Sowerby à la liste des espèces en péril (2007-11-14)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée si la baleine à bec de Sowerby devrait être ajouté à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril à titre d'espèce préoccupante. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de cette espèce à la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout de cette espèce à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan de publication de documents relatifs au rétablissement - Pêches et Océans Canada - Exercice financier 2016-2017 (2018-09-28)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), les ministres compétents doivent préparer un programme de rétablissement dans un délai d'un an dans le cas de l'inscription d'une espèce à l'annexe 1 de la LEP à titre d'espèce en voie de disparition et dans un délai de deux ans dans le cas de l'inscription d'une espèce à titre d'espèce disparue du pays ou menacée. Un plan de gestion doit être préparé dans un délai de trois ans pour une espèce inscrite à titre d'espèce préoccupante. Pêches et Océans Canada (MPO) est responsable de 111 des 518 espèces inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril. En février 2016, les programmes de rétablissement, les plans de gestion et les plans d'action de 57 de ces espèces n'avaient pas encore été publiés dans le Registre public des espèces en péril. En outre, les plan de gestion ou d'action de 23 autres espèces aquatiques arriveront prochainement à échéance. La tableau ci-dessous donne un aperçu du plan ministériel de publication dans le Registre public des espèces en péril des documents proposés pour 64 espèces. Le plan du Ministère est de publier des programmes de rétablissement pour 9 espèces, des plans de gestion pour 13 espèces et des plans d'action pour 42 espèces au cours de l'année à venir. Publication originale du Plan de publication de documents relatifs au rétablissement : 2016-05-02
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