Profil d'espèce

Hermine de la sous-espèce haidarum

Nom scientifique : Mustela erminea haidarum
Autres noms/noms précédents : Hermine (Population des îles de la Reine-Charlotte)
Taxonomie : Mammifères
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique
Date de l’évaluation et le changement de statut: mai 2015
Statut du COSEPAC : Menacée
Critères d'évaluation du COSEPAC: C2a(i)
Justification de la désignation du COSEPAC:

Cette sous-espèce génétiquement distincte de l’hermine n’est connue qu’à Haida Gwaii. L’espèce semble avoir connu une diminution de la taille de sa population en raison des changements de l’habitat associés à l’introduction du cerf mulet et d’une possible compétition pour la nourriture avec une population croissante de la martre du Pacfique. Une comparaison des résultats de récents efforts d’échantillonnage intensif avec des enregistrements de piégeage historique semblent indiquer un déclin des effectifs et que la population devrait continuer à faire l’objet d’un déclin en raison de menaces constantes.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1984. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en mai 2001 et en mai 2015.
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2003-06-05

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Hermine de la sous-espèce haidarum

Hermine de la sous-espèce haidarum Photo 1

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Description

L’Hermine est un petit mammifère carnivore féroce. Elle a le corps long et mince, le visage petit, la queue recouverte de fourrure, de petites oreilles de forme ovale et elle possède des glandes odoriférantes qui produisent une forte odeur de musc. Durant l'été, elle est presque toute de couleur brun chocolat sauf ses parties inférieures, le dessous des pattes et les orteils qui sont blancs. Durant l'hiver, l'Hermine devient complètement blanche, sauf pour le bout de la queue qui est noir toute l’année. La mue a lieu deux fois par année : au printemps (fin mars et avril) et en automne (fin octobre et novembre). Environ neuf sous-espèces d'hermines ont été identifiées. L'Hermine de la sous-espèce haidarum a le dessous de la base de la queue de la même couleur que le ventre. Les mâles sont presque deux fois plus gros que les femelles, mesurant de 251 à 315 mm de long et pesant entre 67 et 106 g.

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Répartition et population

L’Hermine se trouve partout au Canada, sauf dans le Sud-Est de la Saskatchewan et sur certaines îles côtières. Cependant, cette sous-espèce se trouve seulement dans les îles de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique. L'Hermine de la sous-espèce haidarum semble être très rare aujourd’hui. Au cours des études effectuées entre 1992 et 1998, seulement deux hermines ont été capturées. Bien qu’il n’existe pas de données définitives sur l’espèce, son taux de capture au début des années 1900 laisse croire que les populations d’hermines étaient probablement beaucoup plus abondantes qu’elles ne le sont aujourd’hui.

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Habitat

Les Hermines se trouvent dans les forêts de conifères, la toundra, les marais, les prés et les terrains boisés. Les îles de la Reine-Charlotte sont caractérisées par des conditions humides, des montagnes accidentées, des régions encore sauvages, des forêts de cèdres et d’épinettes de Sitka imposants, ainsi que de fjords. L'Hermine de la sous-espèce haidarum se trouve dans une variété d’habitats, et pas nécessairement dans les forêts d’âge mûr. Cette sous-espèce semble préférer des sites peu élevés près de l’océan, des rivières, des ruisseaux et des estuaires.

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Biologie

Les femelles atteignent la maturité sexuelle très rapidement, soit à l’âge de deux à trois mois. Les mâles atteignent la maturité sexuelle à un an. En général, les hermines se reproduisent de mai à juillet. L’implantation de l’œuf dans l'utérus est différée pendant neuf mois. La période de gestation dure donc un total de dix à onze mois. Les femelles ont une portée par année, laquelle est composée de cinq à neuf petits. Les mâles sont polygames. Les hermines ne migrent pas. Les niveaux de population fluctuent avec ceux de leurs proies (principalement des campagnols, mais aussi certains reptiles, amphibiens et insectes). Les hermines peuvent aussi s’adapter. En Europe, par exemple, l’espèce a survécu à toutes les tentatives d’élimination par le piégeage.

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Menaces

Les facteurs limitants potentiels de L'Hermine de la sous-espèce haidarum sont la concurrence avec la martre, l’écureuil roux introduit, le rat noir, le rat surmulot et le raton laveur. Cependant, selon les renseignements recueillis, la prédation par les martres semble représenter la menace la plus importante. Le nombre des martres a énormément augmenté en raison de la disponibilité de nouvelles proies, soit les mammifères introduits. L’introduction du cerf à queue noire peut avoir augmenté les risques de la prédation par la martre en raison de l’élimination générale des arbustes qui servaient auparavant de couvert à l’hermine. L’hermine est prise partout ailleurs au Canada pour sa précieuse fourrure, sauf sur les îles de la Reine-Charlotte où le piégeage est illégal.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Hermine de la sous-espèce haidarum est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’hermine de la sous-espèce haidarum est protégée par la Loi sur les parcs nationaux du Canada lorsqu’elle se trouve dans la réserve de parc national Gwaii Haanas. Elle est protégée aussi par la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Cette loi interdit de tuer ou d’empoisonner sans permis tout mammifère terrestre indigène.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de L'Ermine de la sous-espèce haidarum (Mustela erminea haidarum) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'Hermine de la sous-espèce haidarum

  • Berry Wijdeven - Président/Contact - Gouv. de la Colombie Britannique
    Tél. : 250-559-6245  Téléc. : 250-559-8342  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur l’hermine de la sous-espèce haidarum (Mustela erminea haidarum) au Canada - Mise à jour (2016-02-04)

    L’hermine de la sous-espèce haidarum (Mustela erminea haidarum; ci-après le M. e. haidarum) a la forme typique d’une belette, avec un petit visage, de petites oreilles ovales et un corps long et mince ainsi qu’une queue recouverte de fourrure dont la pointe est noire. En été, l’espèce a un pelage brun rougeâtre avec un ventre blanc crème; en hiver, le pelage passe au blanc. Le statut subspécifique du M. e. haidarum est fondé sur des caractéristiques morphométriques uniques, et soutenu par des analyses génétiques. Le M. e. haidarum a été isolé du continent pendant quelque 11 000 ans, et constitue un indicateur important de l’existence d’un refuge glaciaire sur la côte du Pacifique Nord. Il s’agit de l’un de quatre clades génétiques de l’hermine à l’échelle de la planète.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Hermine de la sous-espèce haidarum (2015-12-23)

    Cette sous-espèce génétiquement distincte de l’hermine n’est connue qu’à Haida Gwaii. L’espèce semble avoir connu une diminution de la taille de sa population en raison des changements de l’habitat associés à l’introduction du cerf mulet et d’une possible compétition pour la nourriture avec une population croissante de la martre du Pacfique. Une comparaison des résultats de récents efforts d’échantillonnage intensif avec des enregistrements de piégeage historique semblent indiquer un déclin des effectifs et que la population devrait continuer à faire l’objet d’un déclin en raison de menaces constantes.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l’hermine de la sous-espèce haidarum (Mustela erminea haidarum) au Canada (2011-07-22)

    Le présent Programme de rétablissement de l'hermine de la sous espèce haidarum (Mustela ermine haidarum) au Canada a été préparé à partir du Programme de rétablissement de l'hermine de la sous espèce haidarum (Mustela ermine haidarum) en Colombie-Britannique. Le supplément fédéral apporte les modifications nécessaires pour rendre le programme provincial conforme aux politiques de la Loi sur les espèces en péril. Ces modifications concernent notamment le but et les objectifs de rétablissement, la définition de l'habitat essentiel et les considérations socioéconomiques.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016-07-04)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015-11-20)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#GH-2004-03), en vertu de l'article 74 de la LEP (2004-05-17)

    La recherche vise à établir la présence et la distribution de l'hermine dans la réserve de parc et site du patrimoine haida Gwaii Haanas. On utilisera des collets (dispositif pour récolter des poils), des caméras à distance et la cueillette d'excréments. Les collets seront constitués de tubes de bois et d'appâts, fixés à des collants qui retiendront les poils lâches lors du passage des animaux. Leur analyse génétique pourraient permettre d'établir la taille de la population et sa viabilité.
  • Raison pour l'émission du permis(#GHE 2013-01), en vertu de l'article 74 de la LEP (2013-07-10)

    L'éradication des rats sur les îles Murchison et Faraday sera effectuée au moyen de l'épandage aérien, sur les deux îles, d'appâts raticides contenant du brodifacoum à une dose spécifique. Il faudra aussi répandre des appâts manuellement sur les îles plus petites ainsi qu'aux endroits où cette méthode ne peut être appliquée ou ne convient pas. Dans le cadre du projet, on réduira d'abord le nombre de cerfs de Sitka (Odocoileus hemionus sitkensis), une espèce surabondante introduite, sur les îles ciblées avant de procéder à l'éradication des rats. Les individus des espèces suivantes, lesquelles figurent toutes sur la liste de la Loi sur les espèces en péril, peuvent être touchés par les activités proposées : l'autour des palombes (sous espèce laingi) (menacée); la petite nyctale (sous espèce brooksi) (menacée); et l'hermine (sous espèce haidarum - population des îles de la Reine Charlotte) (menacée). Les deux espèces d'oiseaux (l'autour des palombes et la petite nyctale) sont exposées à l'empoisonnement secondaire du fait qu'elles chassent des rats ou des passereaux qui peuvent avoir mangé l'appât raticide ou qu'elles se nourrissent de leurs carcasses.
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