Profil d'espèce

Loutre de mer

Nom scientifique : Enhydra lutris
Taxonomie : Mammifères
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Date de l’évaluation et le changement de statut: avril 2007
Statut du COSEPAC : Préoccupante
Critères d'évaluation du COSEPAC:
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette espèce était disparue de la Colombie-Britannique en raison du commerce de sa fourrure dès le début des années 1900 et a fait l’objet d’une réintroduction de 1969 à 1972. Elle a depuis repeuplé de 25 à 33 % son aire de répartition historique en Colombie-Britannique, mais n’est toujours pas complètement en sécurité. Les effectifs sont faibles (moins de 3 500 individus) et nécessitent une étroite surveillance. La sensibilité de l’espèce aux hydrocarbures et sa proximité à d’importants trajets maritimes de pétroliers la rendent particulièrement vulnérable à des déversements d’hydrocarbures.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1978. Réexamen et confirmation du statut en avril 1986. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 1996 et en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2007.
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2003-06-05

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Loutre de mer

Loutre de mer Photo 1

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Description

- Un des plus petits mammifères marins. - Le mâle pèse environ 45 kg et atteint 150 cm de longueur. - Les femelles sont un peu plus petites. - L'espèce possède une fourrure douce et épaisse, de couleur rouille, brun foncé, ou noire, qui agit comme couche isolante contre le froid. La fourrure est plus pâle sur la tête, la gorge et la poitrine. Les loutres de mer ont une grosse tête aplatie, de grandes dents pour briser les coquilles de mollusques, un nez émoussé, des whiskers, des yeux noirs et de très petite oreilles. La queue est courte et costaude. Les pattes d'en avant sont relativement petites et faibles; les pattes d'en arrière sont aussi assez petites, mais elles sont plus fortes que celles d'en avant et jouent le rôle de nageoires.

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Répartition et population

Distribution - L’espèce se trouvait auparavant le long du bassin du Pacifique, du nord du Japon jusqu’à Baja California au Mexique. - La population mondiale était de 150 000 à 300 000 animaux avant l’exploitation commerciale. L'espèce disparut de la plupart de son aire dès les XVIIIe et XIXe siècles à cause de la chasse pour leur fourrure. - Il ne restait que 2 000 animaux ou moins au début des années 1900. - Il était déjà trop tard pour sauver la loutre de la Colombie-Britannique lorsque des mesures de protection furent prises en 1911, mais elles ont réussi à sauver la petite population de la Californie et la population un peu plus grande de l’Alaska. - L’espèce occupe maintenant environ la moitié de son aire de distribution originale, et compte 150 000 individus globalement. - On la trouve vers l’ouest du nord du golfe de l’Alaska jusqu’à l’archipel des Aléoutiennes, la péninsule Karnchatka et l’archipel Kuril. - De grandes régions au sud du golfe de l’Alaska demeurent inhabitées. - Les exceptions sont au sud-est de l’Alaska, en Colombie-Britannique et dans la région de Washington, où les populations ont été réintroduites. - Quatre-vingt neuf individus ont été réintroduits graduellement en Colombie-Britannique de 1969 à 1972. Cette population a connu un taux de croissance de 18.6% par année, pour atteindre plus de 1500 loutres en 1995. - On la trouve surtout au large de l’île de Vancouver, mais aussi à 125 km au nord près de l’île Goose. Taille et tendances des populations - La population mondiale est de nouveau d’environ 150 000. - La population de la C.-B. était de plus de 1 500 en 1995. - La croissance en C.-B. est l’équivalent d’un taux annuel de croissance de 18,6 %. - La population provient de 89 loutres réintroduites au début des années 1970.

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Habitat

- L’espèce habite les eaux côtières peu profondes. - Elle s’aventure rarement au-delà de 1 ou 2 km des côtes. - Elle se nourrit dans des profondeurs de 30 m ou moins. - Toutes les Loutres de mer, particulièrement les mères et les nouveau-nés, semblent préférer les régions où le varech est abondant, mais le varech n’est pas une exigence essentielle de son habitat. - L’utilisation de l’habitat varie selon le climat et l’état de l’océan. - Au large de l’île de Vancouver, par exemple, les loutres quittent les côtes pendant des périodes prolongées d’eaux calmes et se retrouvent dans des régions protégées des côtes au cours des tempêtes. - L’habitat le plus adéquat se trouve au large de la côte ouest de l’île de Vancouver, sur la côte du plateau continental au nord de l’île de Vancouver et autour des Îles-de-la-Reine-Charlotte.

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Biologie

- La plupart des femelles atteignent la maturité sexuelle à trois ans ou plus. - Les mâles deviennent matures à cinq ou six ans. - Les femelles donne naissance à un seul nouveau-né à peu près une fois par année; les jumeaux sont rares. - Les nouveau-nés naissent normalement dans l’eau. - Le nombre de juvéniles d'assez grande taille, mais toujours dépendants de leur mère, observés au large de l’île de Vancouver en juillet suggère que beaucoup d’entre eux naissent d’avril à juillet, Toutefois, les naissances peuvent avoir lieu pendant toute l’année. - La période de dépendance des nouveau-nés varie mais dépasse rarement un an. - Les Loutres de mer ne sont pas migratoires. - La ségrégation est habituellement basée sur le sexe et l’âge. - Les mâles et les femelles ont tendance à se reposer dans des endroits différents. - Les aires du mâle sont beaucoup plus grandes que celles des femelles, et en particulier des femelles avec des petits. - La différence reflète le mouvement saisonnier des mâles reproducteurs. - Le déplacement quotidien dépend du statut territorial du mâle et de la présence d'un nouveau-né avec la femelle. - Les Pygargues à tête blanche, les Épaulards, les requins et les êtres humains sont les principaux prédateurs des loutres. - La loutre consomme surtout des crustacés et des oursins verts, mais elle est très adaptable, exploitant souvent des ressources alimentaires abondantes de façon saisonnière. - La loutre aime se retourner sur son dos lorsque qu'elle a trouvé de la nourriture, placer la nourriture sur sa poitrine et la manger morceau par morceau. - Elle entoure des algues autour de son corps pour ne pas être emportée par le courant. - Elle passe beaucoup de temps à nettoyer sa fourrure puisqu’elle en dépend davantage que du pannicule adipeux pour se protéger contre le froid.

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Menaces

- Le manque de nourriture est une cause importante de mortalité, mais les déversements de pétrole sont probablement la plus grande menace à laquelle les loutres font face. - Les prédateurs comprennent les Pygargues à tête blanche, les Épaulards et les requins. - Les Pygargues à tête blanche sont une cause importante de la mortalité des nouveau-nés. - Les menaces associées aux êtres humains comprennent la contamination de l’environnement, le conflit avec la pêche commerciale et les prises occasionnelles.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La loutre de mer est protégée par le Règlement sur les mammifères marins pris en application de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. Ce règlement interdit de nuire aux mammifères marins, de les tuer ou de les harceler. La loutre de mer est présente dans la réserve de parc national Pacific Rim, où elle est protégée par la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Cette espèce est inscrite parmi les espèces menacées en vertu de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Cette loi interdit de tuer, de capturer et de harceler les individus de cette espèce, et d’en faire le commerce ou de détruire leur habitat.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Disparue du Canada en raison de la chasse excessive, la loutre de mer a été réintroduite avec succès dans un secteur éloigné de la côte ouest de l’île de Vancouver de 1969 à 1972 par les gouvernements fédéral, provinciaux et étatiques du Canada et des États Unis. La réserve écologique de la baie Checleset a été établie en 1981 afin d’offrir un habitat suffisant pour cette population réintroduite, qui s’est étendue et qui a augmenté à un taux d’environ 18 p. 100 par année. En 1996, plus de 1 500 loutres de mer étaient présentes dans cette portion du littoral, et l’espèce est passée de la catégorie « en péril » à la catégorie « menacée ». Les populations réintroduites dans l’État de Washington et dans le sud est de l’Alaska se sont également établies. La réintroduction de la loutre de mer a des répercussions importantes sur la collectivité des espèces côtières en Colombie Britannique, ce qui a été documenté durant une dizaine d’années de recherche. Les loutres de mer se nourrissent d’oursins et d’autres invertébrés herbivores qui consomment intensément du varech. En Colombie Britannique, la loutre de mer semble représenter le prédateur non humain la plus apte à réguler les populations d’oursins. Au cours de la centaine d’années au cours de laquelle l’espèce était absente de son aire de répartition historique, les populations d’oursins se sont accrues, ce qui a entraîné un déclin des tapis de varech le long du littoral rocheux. À la suite du retour de la loutre de mer dans la région, les populations d’oursins ont diminué, et les tapis de varech sont réapparus. Cette situation a entraîné des changements dans l’écosystème littoral. Les tapis de varech accroissent la productivité près de la côte en fournissant une source d’alimentation pour de nombreux animaux, créant ainsi un habitat pour les poissons et ralentissant les courants pour permettre l’établissement des invertébrés. Les communautés autochtones côtières participent aux évaluations de la population de loutres de mer et à des activités d’information par le programme fédéral d’intendance de l’habitat. Résumé des activités de recherche et de surveillance En 2001 et en 2002, Pêches et Océans Canada a entrepris l’élaboration d’une méthode de relevé efficace en vue de l’évaluation continue de la population de loutres de mer. Depuis, le Ministère a mené des dénombrements aériens et marins dans toute l’aire de répartition de la population. En outre, depuis 2002, des biologistes du conseil tribal Nuu chah-nulth ont effectué des dénombrements marins dans des portions de leur territoire traditionnel. L’élaboration d’un modèle d’habitat visant à estimer la capacité biotique de loutres de mer en Colombie Britannique est en cours. Des échantillons d’ADN, de moustaches, de sang et de poil prélevés sur des loutres de mer capturées vivantes sont actuellement analysés. En outre, des carcasses sont recueillies en vue de nécropsies dans le but de dresser le bilan de santé des loutres de mer canadiennes et d’en faire le suivi. Résumé des activités de rétablissement En 2002, le conseil tribal Nuu-chah-nulth a mis sur pied et présenté des ateliers visant à informer les membres de la communauté sur la biologie et l’écologie de la loutre de mer ainsi qu’à discuter des points de vue divergents relativement au rôle de l’espèce dans l’écosystème. Toujours en 2002, la Johnstone Strait Marine Mammal Interpretive Society a ouvert un musée à Telegraph Cove (Colombie Britannique) axé sur les mammifères marins locaux, dont la loutre de mer. En 2004 et en 2005, des forums jeunesse mettant un accent particulier sur l’écologie littorale et le rétablissement de la loutre de mer ont été organisés; des élèves ont élaboré des plans d’action personnels à apporter chez eux. L’élaboration d’un document de travail sur un plan d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures menaçant la loutre de mer a été soutenue par une subvention du Nestucca Trust Fund accordée à la Biodiversity Branch du Ministry of Water, Land and Air Protection de la Colombie Britannique. En vue de pousser la planification en cas de déversement d’hydrocarbures, un groupe de mise en œuvre du rétablissement de la loutre de mer en cas de déversement d’hydrocarbures a été mis sur pied en 2005. De plus, le Vancouver Aquarium, la West Coast Aquatic Management Association et les Premières nations Nuu-chah-nulth et Heiltsuk ont offert une formation sur les interventions liées aux espèces sauvages en cas de déversement, en vertu du programme fédéral de l’intendance de l’habitat et du programme de renforcement des capacités autochtones. Adresses électroniques Programme national de rétablissement de la loutre de mer au Canada :www.pac.dfo-mpo.gc.ca/comm/pages/consultations/sea-otters/documents/04SeaOtter_RS.doc Ministère des Pêches et des Océans : Ateliers sur la stratégie de rétablissement de la loutre de mer :www.pac.dfo-mpo.gc.ca/comm/pages/consultations/sea-otters/default_f.htm Vancouver Aquarium : Loutres de mer : Espèces en péril :www.vanaqua.org/mmrr/seaotters/ Ministère des Pêches et des Océans : Interventions environnementales :www.pacific.ccg-gcc.gc.ca/er/index_f.htm

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

27 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la loutre de mer (Enhydra lutris) au Canada (2007-08-30)

    La loutre de mer (Enhydra lutris) fréquentait autrefois tout le nord du Pacifique, depuis la côte centrale de la Basse-Californie jusqu'au nord du Japon. La chasse intensive pour la fourrure pratiquée aux XVIIIe et XIXe siècles a décimé l'espèce dans la majeure partie de son aire de répartition. Protégée depuis 1911, l'espèce occupe aujourd'hui à peu près la moitié de son aire de répartition historique. À l'heure actuelle, la population mondiale de loutres de mer s'élève à quelque 150 000 individus. La population de Colombie-Britannique, issue des 89 animaux réintroduits dans l'île de Vancouver entre 1969 et 1972, s'est accrue à un rythme stable de 19,6 p.100 par année, rythme semblable à celui des populations réintroduites dans le Washington et le sud de l'Alaska. En 1993, on dénombrait au moins 1 078 loutres de mer dans la province, dont la plupart se trouvaient près de l'île de Vancouver. On en a aussi observé au moins 135 près de l'île Goose, à 125 km au nord de l'île de Vancouver; l'origine de ce dernier groupe est incertaine. La loutre de mer est actuellement considérée comme une espèce en voie de disparition en Colombie-Britannique et est protégée en vertu des réglementations provinciales et fédérales.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Loutre de mer (2007-12-04)

    Cette espèce était disparue de la Colombie-Britannique en raison du commerce de sa fourrure dès le début des années 1900 et a fait l’objet d’une réintroduction de 1969 à 1972. Elle a depuis repeuplé de 25 à 33 % son aire de répartition historique en Colombie-Britannique, mais n’est toujours pas complètement en sécurité. Les effectifs sont faibles (moins de 3 500 individus) et nécessitent une étroite surveillance. La sensibilité de l’espèce aux hydrocarbures et sa proximité à d’importants trajets maritimes de pétroliers la rendent particulièrement vulnérable à des déversements d’hydrocarbures.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la loutre de mer (Enhydra lutris) au Canada (2007-12-19)

    L’aire de répartition de la loutre de mer s’est déjà étendue du nord du Japon jusqu’au centre de la Basse Californie, mais la chasse intensive dont elle a fait l’objet pendant la traite des fourrures marines qui a débuté au milieu des années 1700 a failli provoquer son extinction. On estime que seulement 2 000 individus, soit plus ou moins 1 % de la population initiale, auraient survécu dans les 13 populations qui subsistaient en 1911. La dernière loutre de mer dont la prise a été confirmée au Canada a été abattue en 1929 près de Kyuquot, en Colombie Britannique (C. B.). Entre 1969 et 1972, 89 loutres de mer provenant de l’île Amchitka et du détroit Prince William, en Alaska, ont été transférées (translocation) dans la baie Checleset, sur la côte ouest de l’île de Vancouver. Selon des relevés de la population récents (2001 à 2004), la population canadienne de loutre de mer compte au moins 2 700 individus répartis le long de la côte ouest de l’île de Vancouver et 500 individus disséminés dans la région centrale de la côte de la C. B. La loutre de mer est désignée en tant qu’espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), mais a fait dernièrement l’objet d’une réévaluation par le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC), qui l’a désignée en tant qu’espèce préoccupante du fait qu’elle avait repeuplé de 25 à 33 % de son aire de répartition historique et que la population est en croissance et en expansion. Toutefois, on considère que l’effectif demeure peu élevé (< 3 500 individus) et que la population est particulièrement vulnérable aux déversements de pétrole en raison de sa fragilité aux hydrocarbures et de la proximité des principales routes maritimes empruntées par les pétroliers (COSEPAC, 2007).

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2017-08-24)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.
  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016-07-04)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la loutre de mer (Enhydra lutris) au Canada (2014-01-31)

    La loutre de mer (Enhydra lutris) est un mammifère marin qui a été inscrit sur la liste des espèces « préoccupantes » en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en mars 2009. Auparavant considérée comme « menacée » en vertu de cette même Loi, la loutre de mer est passée à un niveau de risque plus faible et est désormais considérée comme « préoccupante », à la suite d'une évaluation réalisée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2007, laquelle a constaté une poussée de croissance des populations de l'espèce et une expansion territoriale tendant à réinvestir l'aire de répartition traditionnelle.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 (2007-08-30)

    Le rapport annuel de 2007 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML 2004-028/ SARA-02), en vertu de l'article 73 de la LEP (2004-06-01)

    Les chercheurs effectueront un relevé marin des loutres de mer afin de dénombrer de façon précise la population. Ils recueilleront également des données sur toutes les perturbations dues aux navires afin d'élaborer des lignes directrices sur l'observation des loutres de mer. Si des carcasses de loutres de mer sont trouvées, elles seront recueillies à des fins d'analyse.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML 2004-032/SARA-01), en vertu de l'article 73 de la LEP (2004-06-01)

    Le but de l'étude est d'examiner la présence de maladies et de contaminants ainsi que la diversité génétique des loutres de mer. Les chercheurs captureront (et relâcheront) de 18 à 25 animaux sur la côte ouest de l'île de Vancouver et, à l'aide de techniques à effraction minimale, prélèveront des échantillons de sang et des petits échantillons de tissus (par biopsie) et marqueront les individus. Les données seront utilisées pour répondre à des questions portant sur la structure génétique et la diversité de la population, pour identifier des agents pathogènes préoccupants et des maladies nouvelles chez la loutre de mer de la Colombie Britannique et pour stocker des échantillons aux fins d'une étude parallèle sur les contaminants et les effets sur la santé.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 01), en vertu de l'article 73 de la LEP (2004-06-30)

    Le but de l'étude est d'examiner la présence de maladies et de contaminants ainsi que la diversité génétique des loutres de mer. Les données seront utilisées pour répondre à des questions portant sur la structure génétique et la diversité de la population, pour identifier des agents pathogènes préoccupants et des maladies nouvelles chez la loutre de mer de la Colombie Britannique et pour stocker des échantillons aux fins d'une étude parallèle sur les contaminants et les effets sur la santé.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 02), en vertu de l'article 73 de la LEP (2004-08-30)

    Les chercheurs effectueront un relevé marin des loutres de mer afin de dénombrer de façon précise la population. Ils recueilleront également des données sur toutes les perturbations dues aux navires afin d'élaborer des lignes directrices sur l'observation des loutres de mer. Si des carcasses de loutres de mer sont trouvées, elles seront recueillies à des fins d'analyse. Les loutres de mer seront dénombrées et leur localisation par GPS sera enregistrée. Lorsqu'un groupe d'animaux sera trouvé, les observateurs couperont le moteur du bateau et tenteront de déterminer de façon précise le nombre d'individus.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 07), en vertu de l'article 73 de la LEP (2005-06-22)

    Les chercheurs mèneront des relevés par avion et par bateau des populations de loutres de mer. Ils récupéreront également toute carcasse de loutre de mer découverte à des fins de nécropsie. Ces activités contribueront à notre connaissance des populations de loutres de mer et de leur répartition, ce qui soutiendra l'atteinte des objectifs de rétablissement de cette espèce en péril.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 17), en vertu de l'article 73 de la LEP (2005-07-04)

    Les chercheurs qui étudient les populations de loutres de mer mèneront des relevés par bateau et par avion pour estimer les tendances et la croissance des populations de même que la répartition de celles-ci. Ils récupéreront des carcasses de loutres de mer à des fins de nécropsie.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 18), en vertu de l'article 73 de la LEP (2005-08-01)

    Les chercheurs étudieront les effets de la prédation par les épaulards sur les populations de loutres de mer. Ils observeront la façon dont les loutres de mer réagissent à des enregistrements sonores d'épaulards et à des indices visuels. On ne fera jouer qu'une seule fois les enregistrements de contrôle et expérimentaux par radeau de loutres de mer afin d'éviter l'accoutumance, dans des conditions préétablies (distance, profondeur et marées). La réponse comportementale des loutres de mer à la présence d'épaulards sera documentée, et la vigilance des loutres sera mesurée.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 24), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-03-12)

    Un relevé par transects linéaires sera réalisé sur le côté ouest de l'île de Vancouver, en Colombie-Britannique. L'emplacement de tous les animaux et leur nombre seront consignés à l'écrit. L'ensemble des épaulards et des rorquals à bosse observés seront photographiés à des fins d'identification. Les données sur le comportement du plus grand nombre possible d'épaulards résidents du Sud seront recueillies (maximum probable de 40 individus) au moyen d'une approche axée sur le suivi focal.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 26), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-05-01)

    L'objectif global de ce projet est de comparer la réponse comportementale des loutres de mer à la présence d'épaulards en effectuant des observations sur le terrain de loutres de mer avant, durant et après l'exposition à des signaux artificiels d'épaulards. Dans les lacunes relevées dans le programme de rétablissement de la loutre de mer figure la nécessité de recherches plus poussées sur la biologie/l'écologie. En particulier, il faut mieux comprendre les sources et les impacts de la prédation naturelle sur la population de loutres de mer de la Colombie-Britannique, car ils ne sont pas bien documentés.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 45), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-07-05)

    L'étude est une évaluation de la population reposant sur des dénombrements par bateau dans certains segments de l'aire de répartition et sur des relevés de reconnaissance aériens et maritimes que les chercheurs réalisent afin de surveiller l'expansion de l'aire de répartition de la population. La trajectoire des relevés dans chaque segment couvre la plupart des secteurs où l'eau affiche moins de 40 mètres de profondeur.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 46), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-08-02)

    Dans le cadre du programme d'intervention en cas d' incidents impliquant des mammifères marins, Pêches et Océans Canada surveille tous les incidents impliquant des mammifères marins et des tortues de mer afin de prendre des mesures dans le cas d'activités humaines inappropriées ou illégales; de surveiller les maladies chez les stocks d'animaux sauvages; d'étudier les tendances d'autres occurrences naturelles susceptibles d'avoir un impact sur la survie des espèces.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 52), en vertu de l'article 73 de la LEP (2006-08-08)

    Les buts de l'étude sont les suivants : fournir des estimations des populations de loutres de mer; relever les emplacements des « radeaux » en hiver; récupérer toute carcasse découverte de façon incidente ou signalée sur les plages.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 66 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2007-05-01)

    L'objectif global de ce projet est de comparer la réponse comportementale des loutres de mer à la présence d'épaulards en effectuant des observations sur le terrain de loutres de mer avant, durant et après l'exposition à des signaux artificiels d'épaulards.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 67), en vertu de l'article 73 de la LEP (2007-04-04)

    Les activités et les buts du projet sont étayés par les stratégies énoncées dans le programme national de rétablissement de l'épaulard (populations résidentes du Nord et du Sud) et dans le programme de rétablissement du rorqual bleu, du rorqual commun et du rorqual boréal.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC MML SARA 70), en vertu de l'article 74 de la LEP (2007-07-01)

    L'objectif du projet est de produire un film pour éduquer un public d'envergure internationale sur la loutre de mer et son habitat, dans le cadre d'une production sur les écosystèmes des peuplements d'algues brunes. Le projet nous permettra également de fournir des séquences vidéo et des photographies à l'équipe de rétablissement de la loutre de mer. Les images vidéo seront réalisées à partir de bases terrestres, d'un petit bateau et sous l'eau, si possible.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC SARA 83), en vertu de l'article 73 de la LEP (2008-03-05)

    Dénombrer les loutres de mer du secteur à partir de petits bateaux. Effectuer des relevés aériens pour délimiter les principaux emplacements des « radeaux » en hiver; cette information sera utilisée dans le cadre des mesures d'intervention qui pourraient être prises en cas de déversements accidentels d'hydrocarbures.
  • Raison pour l'émission du permis(#PAC SARA 84), en vertu de l'article 73 de la LEP (2008-03-17)

    Des relevés sur l'emplacement et le nombre d'individus par groupe de mammifères marins observés seront menés et documentés. Tous les épaulards et les rorquals à bosse observés seront photographiés aux fins d'identification photographique. Des échantillons supplémentaires seront prélevés sur les épaulards : données comportementales, proies restantes après l'alimentation, matières fécales et biopsies de la peau et du petit lard.
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