Profil d'espèce

Raie tachetée Population de l'est du plateau néo-écossais et de Terre-Neuve

Nom scientifique : Leucoraja ocellata
Taxonomie : Poissons
Répartition du COSEPAC : Océan Atlantique
Date de l’évaluation et le changement de statut: mai 2015
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: A2b
Justification de la désignation du COSEPAC: On estime que l’abondance d’individus matures a connu un déclin de 98 % depuis le début des années 1970, et qu’elle a maintenant atteint un niveau historiquement bas. La taille de l’aire de répartition de cette population a varié au cours de cette période, ayant augmenté jusqu’au milieu des années 1980 pour ensuite diminuer. La surpêche dans les années 1980 et 1990, y compris la pêche dirigée de la raie, pourrait avoir contribué au déclin de l’abondance pendant cette période. Depuis, les principales menaces ont été un taux élevé non durable de mortalité due à des causes autres que la pêche, possiblement en raison de la prédation par le phoque gris, ainsi que la mortalité par pêche en raison des prises accessoires dans la pêche visant d’autres espèces.
Historique du statut du COSEPAC: La population de l’est du plateau néo-écossais de la raie tachetée a été évaluée « menacée » en mai 2005, et la population du nord du Golfe et de Terre-Neuve a été évaluée comme faisant partie de la catégorie « données insuffisantes » en mai 2005. Les Lignes directrices pour reconnaître les unités désignables du COSEPAC (2013) ont été utilisées pour réviser la structure des populations pour l’évaluation de 2015, résultant ainsi en de nouvelles unités désignables. La nouvelle population de l’est du plateau néo-écossais et de Terre-Neuve est composée de la population précédente de l’est du plateau néo-écossais et de parties de la population précédente du nord du Golfe et de Terre-Neuve. Les sous-populations restantes de la population du nord du Golfe et de Terre-Neuve ont été assignées à la nouvelle population du golfe du Saint-Laurent. La population de l’est du plateau néo-écossais et de Terre-Neuve a été désignée « en voie de disparition » en mai 2015.
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ):

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Description

La Raie Tachetée est un poisson marin benthique (des grandes profondeurs) qui présente un corps aplati et de grandes ailes ressemblant à des nageoires. L’une des plus grandes espèces de raies du Canada atlantique, la Raie Tachetée appartenant à la population de l’est de la plate-forme Néo-Écossaise-de Terre-Neuve-et-labrador arrive à maturité lorsqu’elle affiche une taille beaucoup plus grande que chez les raies que l’on peut rencontrer dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Habituellement, les mâles atteignent la maturité à l’âge de 11 ans et lorsqu’ils mesurent jusqu’à 91 cm, tandis que les femelles tendent à atteindre la maturité à l’âge de 13 ans, et à une longueur ne dépassant pas 80 cm. Les femelles déposent leurs œufs fertilisés dans des capsules ovigères (sacs) rectangulaires à enveloppe dure sur le plancher océanique. Une femelle représentative dépose jusqu’à 41 à 56 capsules ovigères par an, et les œufs éclosent au bout de 18 à 22 mois. Parmi les caractéristiques distinctives de l’espèce figurent les suivantes : une longue queue effilée; un museau arrondi; une couleur allant de brun pâle à brun foncé sur le dessus (dos); un ventre blanc; des taches noires et une ou plusieurs taches blanches plus grandes près du coin arrière de chaque nageoire pectorale; certaines raies mesurent plus de 110 cm de long; et les raies nouvellement écloses mesurent de 10 à 15 cm de long.

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Habitat

On ne trouve la Raie Tachetée que dans l’océan Atlantique Nord-Ouest (c’est-à-dire qu’il s’agit d’une espèce endémique de cette région). La population de l’est de la plate-forme Néo-Écossaise-de Terre-Neuve-et-Labrador est l’une de trois populations du Canada atlantique, et son aire de répartition va de la rive est de la Nouvelle-Écosse au sud de Terre-Neuve. Cette zone comprend les divisions 4VW et 3LNOP de l’OPANO. Sur la plate-forme Néo-Écossaise, la Raie Tachetée cohabite dans les mêmes zones que la raie hérisson. Ces espèces sont difficiles à distinguer l’une de l’autre lorsqu’elles mesurent moins de 36 cm de long. La Raie Tachetée affiche une préférence pour des substrats faits de sable ou de gravier. On la trouve le plus souvent dans des eaux dont la profondeur est inférieure à 100 m. Certains animaux peuvent être observés dans des eaux aussi peu profondes que 24 m, et quelques-uns peuvent se tenir à des profondeurs aussi importantes que 657 m. Dans les eaux canadiennes, la Raie Tachetée a tendance à préférer des eaux plus chaudes, et on la trouve le plus communément sur des parties de la plate-forme Néo-Écossaise où la température va de 5 à 9 °C. On la trouve rarement à des températures se situant en dessous de 2 °C. Cette population de raies tachetées a décliné dans une proportion estimée à 98 % depuis les années 1970, et son aire de répartition s’est rétrécie. Des travaux récents de modélisation de la population donnent à penser que cette population continue à décliner.

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Menaces

La Raie Tachetée affiche un faible taux de croissance et parvient à maturité à un âge plus avancé, ce qui se traduit par une durée de génération longue et un faible taux de reproduction. Étant donné ces caractéristiques du cycle vital, la Raie Tachetée pourrait être hautement vulnérable à la pression de la pêche et à d’autres menaces et incapable de se rétablir rapidement. Cette population de raies tachetées a décliné dans une proportion estimée à 98 % depuis les années 1970, et son aire de répartition s’est rétrécie. Des travaux récents de modélisation de la population donnent à penser que cette population continue à décliner. La pêche est la seule activité humaine connue ayant un impact sur la raie tachetée. Il n’y a pas de pêche ciblant la raie tachetée, mais celle-ci est souvent capturée en tant que prises accessoires durant les pêches au poisson de fond, au pétoncle et à la mactre. Actuellement, la menace la plus importante pesant sur cette population de raies tachetées semble être les niveaux élevés de mortalité naturelle. Les causes exactes de ce taux élevé de mortalité naturelle doivent encore être établies. On en sait très peu sur la prédation de la raie tachetée, bien qu’elle semble être consommée par diverses espèces, incluant des requins, d’autres espèces de raies et des phoques gris.

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Protection

Protection fédérale

En 2015, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la population de raies tachetées de l’est de la plate-forme Néo-Écossaise-de Terre-Neuve-et-Labrador et a désigné cette espèce comme étant en voie de disparition. Pêches et Océans Canada entreprend actuellement un processus pour établir s’il convient ou non d’inscrire l’espèce sur la liste des espèces sauvages en péril en tant qu’espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Raie tachetée, Population de l'est du plateau néo-écossais et de Terre-Neuve (2015-12-23)

    On estime que l’abondance d’individus matures a connu un déclin de 98 % depuis le début des années 1970, et qu’elle a maintenant atteint un niveau historiquement bas. La taille de l’aire de répartition de cette population a varié au cours de cette période, ayant augmenté jusqu’au milieu des années 1980 pour ensuite diminuer. La surpêche dans les années 1980 et 1990, y compris la pêche dirigée de la raie, pourrait avoir contribué au déclin de l’abondance pendant cette période. Depuis, les principales menaces ont été un taux élevé non durable de mortalité due à des causes autres que la pêche, possiblement en raison de la prédation par le phoque gris, ainsi que la mortalité par pêche en raison des prises accessoires dans la pêche visant d’autres espèces.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015-11-20)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Documents de consultation

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