Profil d'espèce

Chabot des montagnes Rocheuses Populations du Pacifique

Nom scientifique : Cottus sp.
Autres noms/noms précédents : Chabot des Montagnes Rocheuses (Populations du versant ouest),Chabot des montagnes Rocheuses (Populations du versant ouest)
Taxonomie : Poissons
Répartition du COSEPAC : Colombie-Britannique
Date de l’évaluation et le changement de statut: novembre 2019
Statut du COSEPAC : Préoccupante
Critères d'évaluation du COSEPAC:
Justification de la désignation du COSEPAC: Ce petit poisson d’eau douce est limité à un petit nombre de cours d’eau du bassin de la rivière Flathead, dans le sud-est de la Colombie-Britannique. Il est sédentaire à l’âge adulte et est sensible à la dégradation de l’habitat et aux apports de sédiments dus aux incendies de forêt, à l’aménagement et à l’utilisation de routes, aux activités hors route, et aux sécheresses et à la hausse des températures causées par les changements climatiques. L’espèce pourrait correspondre à la catégorie « menacée » si les facteurs soupçonnés d’avoir des effets négatifs sur sa persistance ne sont pas gérés efficacement.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « préoccupante » en avril 2010. Le nom de la population a été changé à « populations du Pacifique » en novembre 2019; réexamen et confirmation du statut de l’espèce qui demeure « préoccupante ».
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2017-04-13

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Taxinomie

Poissons

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Description

Le chabot des montagnes Rocheuses est un membre de la famille des cottidés. Comme les autres chabots, il a une grosse tête, de grandes nageoires pectorales et un corps fuselé (vers la queue). Il est de petite taille (maximum 11 cm). Ce poisson présente diverses colorations, mais il a habituellement le dos vert foncé ou brun et les flancs pâles. Le bord de la première nageoire dorsale des mâles reproducteurs est jaune ou orange, et leur corps est souvent noir. Les adultes non reproducteurs ont deux taches foncées sur leur première nageoire dorsale. Ils se distinguent par leur tête relativement petite, qui présente de petites « bosses », et l'absence de « piquants » sur le corps.

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Répartition et population

Le chabot des montagnes Rocheuses est présent au Canada et aux États-Unis, de chaque côté de la ligne continentale de partage des eaux. Au Canada, les populations du versant ouest se trouvent à neuf endroits connus dans le bras inférieur de 28 km de la rivière Flathead, au sud-est de la Colombie-Britannique (les populations du versant est sont en Alberta). Les estimations de l'abondance sont inconnues pour l'instant.

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Habitat

À la lumière des données recueillies sur les autres populations, on suppose que cette espèce sédentaire et nocturne préfère les habitats constitués de rapides, où il y a aussi des eaux peu profondes à plus faible débit avec des pierres, des rochers ou un substrat de blocs rocheux. On sait peu de choses sur les habitats nocturnes ou d'hivernage. Les nids des autres populations de l'espèce se trouvent habituellement dans des trous sous les rochers, à une profondeur de plus de 40 cm.

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Biologie

La femelle chabot des montagnes Rocheuses atteint la maturité sexuelle entre deux et trois ans, alors que les mâles l'atteignent à deux ans. L'espèce fraie au printemps; les comportements de frai sont basés sur ceux des espèces semblables. Par exemple, les mâles attirent les femelles en changeant de couleur et en envoyant des signaux acoustiques et comportementaux. La femelle pond ses œufs dans un nid creusé par les mâles, qui aèrent les œufs et les protègent jusqu'à leur éclosion (environ de trois à quatre semaines plus tard, lorsque l'eau atteint une température d'au moins 7 °C). Les larves s'enlisent ensuite dans le gravier puis en ressortent deux semaines plus tard. Les prédateurs possibles pour cette espèce comprennent les autres chabots, le harle couronné et l'omble à tête plate. L'espérance de vie du chabot des montagnes Rocheuses est de sept ans; la plupart vivent cinq ans.

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Menaces

Les principales menaces pour le chabot des montagnes Rocheuses sont la sédimentation attribuable aux travaux routiers (construction et entretien) et la circulation des embarcations de plaisance motorisées. Les autres menaces possibles sont la dégradation et la destruction de l'habitat, notamment les répercussions sur le débit d'eau et la qualité de l'eau découlant des projets d'infrastructure et d'extraction des ressources.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

MPO région du Pacifique

  • DFO Pacific Region - MPO région du Pacifique - Président/Contact - Pêches et Océans Canada
     Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

13 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le chabot des montagnes Rocheuses (Cottus sp.), populations du versant ouest, au Canada (2010-09-03)

    Le chabot des montagnes Rocheuses (Cottus sp.), dont le nom scientifique reste à établir, appartient à un groupe distinct de chabots (les « Uranidea ») présents dans l’est et dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Les populations du versant ouest se retrouvent seulement dans la rivière Flathead provenant de la pointe sud-est de la Colombie-Britannique. Ce poisson peut atteindre une longueur totale d’environ 110 mm. Les chabots sont des poissons de fond à tête et nageoires pectorales relativement grosses. Le corps s’effile de la tête à la queue en un pédoncule caudale relativement étroit. Le chabot des montagnes Rocheuses se distingue des autres chabots par sa tête relativement courte et pourvue de petites protubérances et par l’absence de piquants sur le corps.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le chabot des montagnes Rocheuses (Cottus sp.) Populations du Pacifique Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson Populations de la rivière Missouri au Canada (2020-10-21)

    Le chabot des montagnes Rocheuses est un petit chabot d’eau douce que l’on ne trouve que dans trois bassins versants au Canada. Sa taxonomie a été contestée par le passé, mais des découvertes génétiques et morphologiques récentes suggèrent que le chabot des montagnes Rocheuses est une espèce distincte qui n’a pas encore été officiellement décrite. Le chabot des montagnes Rocheuses représente une composante importante de la diversité génétique du complexe des chabots de l’Ouest. En outre, la répartition du chabot des montagnes Rocheuses ne ressemble à celle d’aucun autre poisson d’eau douce. En effet, dans le réseau de la Flathead, il semble y avoir de multiples zones distinctes où le chabot des montagnes Rocheuses et le chabot visqueux se côtoient et s’hybrident. Une telle concentration de zones d’hybridation semblables dans une région aussi restreinte est intéressante du point de vue de la biologie évolutionniste. Notez : Le ministre a reçu cette évaluation du COSEPAC le 2 septembre 2020.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Chabot des montagnes Rocheuses Cottus sp. - Populations du versant ouest (2010-09-03)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Chabot des montagnes Rocheuses - populations du versant ouest Nom scientifique Cottus sp. Statut Préoccupante Justification de la désignation Ce petit poisson d’eau douce est restreint à un petit nombre de localités (neuf) dans le bassin de la rivière Flathead, dans le sud-est de la Colombie-Britannique. Il est sédentaire à l’âge adulte et est particulièrement vulnérable à la dégradation de l’habitat causée par la construction des routes et leur utilisation. Répartition Colombie-Britannique Historique du statut Espèce désignée « préoccupante » en avril 2010.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Chabot des montagnes Rocheuses, Populations du Pacifique (2020-12-02)

    Ce petit poisson d’eau douce est limité à un petit nombre de cours d’eau du bassin de la rivière Flathead, dans le sud-est de la Colombie-Britannique. Il est sédentaire à l’âge adulte et est sensible à la dégradation de l’habitat et aux apports de sédiments dus aux incendies de forêt, à l’aménagement et à l’utilisation de routes, aux activités hors route, et aux sécheresses et à la hausse des températures causées par les changements climatiques. L’espèce pourrait correspondre à la catégorie « menacée » si les facteurs soupçonnés d’avoir des effets négatifs sur sa persistance ne sont pas gérés efficacement.
  • Énoncé de réaction - Chabot des montagnes Rocheuses, Populations du versant ouest (2010-12-02)

    Ce petit poisson d’eau douce est restreint à un petit nombre de localités (neuf) dans le bassin de la rivière Flathead, dans le sud-est de la Colombie-Britannique. Il est sédentaire à l’âge adulte et est particulièrement vulnérable à la dégradation de l’habitat causée par la construction des routes et leur utilisation.

Plans de gestion

  • Plan de gestion pour le chabot des montagnes Rocheuses (Cottus sp.), populations du versant ouest, au Canada (2021-02-11)

    Le ministre de Pêches et Océans Canada est le ministre compétent aux termes de la LEP pour le chabot des montagnes Rocheuses, populations du versant ouest et il a préparé le présent plan de gestion, en vertu de l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, ce plan de gestion a été élaboré en collaboration avec des organisations non gouvernementales de l’environnement, l’industrie et des spécialistes de l’espèce et la province de la Colombie-Britannique, conformément au paragraphe 66(1) de la LEP.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010-09-03)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.
  • Rapport annuel du COSEPAC 2019 à 2020 (2020-09-02)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a évalué un total de 21 espèces sauvages, dont aucune ne fut attribuée le statut de non en péril. Sur ces 21 espèces sauvages, le COSEPAC a réexaminé la situation de neuf espèces; parmi eux, 44 % a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 810 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, soit 363 espèces en voie de disparition, 190 espèces menacées, 235 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 19 espèces sauvages, les données de 59 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes, et 198 espèces ont été désignées non en péril.

Permis et accords connexes

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