Profil d'espèce

Tortue caouanne

Nom scientifique : Caretta caretta
Taxonomie : Reptiles
Répartition du COSEPAC : Océan Atlantique
Date de l’évaluation et le changement de statut: avril 2010
Statut du COSEPAC : En voie de disparition
Critères d'évaluation du COSEPAC: A2b+4b
Justification de la désignation du COSEPAC: Cette espèce est en déclin à l’échelle mondiale. Des déclins continus bien documentés ont été observés chez la population de l’Atlantique Nord-Ouest. Des juvéniles de cette population s’aventurent régulièrement dans les eaux canadiennes de l’Atlantique pour se nourrir. La population canadienne est menacée directement par la pêche commerciale, particulièrement les prises accessoires dans la pêche pélagique à la palangre, ainsi que par la perte et la dégradation de plages de nidification dans le sud-est des États-Unis et dans les Caraïbes. Les autres menaces incluent les prises accessoires des chaluts de fond et pélagiques, le dragage, les filets maillants, les débris marins, la pollution chimique et la récolte illégale d’œufs et de femelles nicheuses.
Historique du statut du COSEPAC: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2010.
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition
Date d’inscription (AAAA-MM-JJ): 2017-04-13

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Description

La tortue caouanne (Caretta caretta) est l’une des six espèces de tortues marines à carapace dure. Ses caractéristiques sont les suivantes : (1) La tête et la carapace (dossière) sont brun rougeâtre, et les nageoires marron, avec le rebord des marginales tirant sur le jaune. La surface ventrale, les nageoires et la queue sont de couleur jaune à blanc crème. (2) Les adultes ont une tête et un bec relativement grands comparativement à d’autres tortues de mer. (3) Les tortues caouanne mâles matures ont une queue plus longue que les femelles, et l’une des deux griffes que l’on trouve sur chacune de leurs nageoires antérieures est plus longue et plus courbée. (4) La tortue caouanne atteint la maturité sexuelle entre 16 et 34 ans environ, et la durée d’une génération est d’environ 46 ans. (Mise à jour 2017/05/18)

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Répartition et population

La sous-population de tortues caouanne de l’Atlantique Nord-Ouest niche principalement sur les plages tropicales et subtropicales des États-Unis et du Mexique. En mer, leur aire de répartition comprend la plus grande partie de l’océan Atlantique Nord. La tendance de l’abondance pour cette sous-population semble augmenter; cependant, à l’échelle mondiale, l’espèce est en déclin. Quand elles sont au Canada atlantique, les tortues caouanne sont le plus souvent présentes dans les eaux au large des côtes. (Mise à jour 2017/05/18)

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Habitat

Les tortues caouanne sont largement répandues dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien. Bien que les populations de l’Atlantique et du Pacifique de la tortue soient génétiquement différentes, il n’existe pas de sous-espèce reconnue. Les tortues caouanne qui se trouvent dans les eaux canadiennes appartiennent vraisemblablement aux mêmes populations nicheuses que l’on trouve dans les eaux du nord-est des États-Unis (Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Floride, Géorgie) et de la côte mexicaine de la mer des Caraïbes. La plus grande aire de nidification pour l’espèce de l’Atlantique Ouest se situe dans la péninsule floridienne. Bien qu’il n’y ait pas de rapports confirmés de la présence de tortues caouanne dans l’océan Pacifique au large de la Colombie-Britannique, les observations au large des côtes de l’État de Washington et de l’Alaska laissent à penser que l’espèce fréquente probablement à l’occasion les eaux de la Colombie-Britannique. En mer, la tortue caouanne préfère des températures de l’eau de 18 °C et plus. Les plus petits individus trouvent de la nourriture, de la chaleur et un abri contre les prédateurs dans des tapis d’algues marines flottantes en haute mer au-delà du plateau continental. Les tortues caouanne juvéniles de plus grande taille, qui sont moins vulnérables à la prédation, occupent les eaux du plateau continental le long du sud-est des États-Unis jusqu’à la Nouvelle-Angleterre ainsi que les eaux du large de l’Atlantique Nord. Les tortues caouanne matures vivent principalement dans les eaux peu profondes du plateau continental, de l’État de New York jusqu’au sud du golfe du Mexique. Dans les eaux canadiennes de l’Atlantique, l’habitat de la tortue caouanne est défini sur les plans temporel et géographique, en partie, par la température à la surface de la mer. On trouve habituellement des températures de l’eau supérieures à 20 °C dans les eaux à dynamique thermique le long du rebord du plateau et plus au large, où les eaux chaudes du Gulf Stream se mélangent avec les eaux plus froides du courant du Labrador. C’est là où l’on pense que les tortues caouanne se trouvent principalement quand elles sont au Canada. (Mise à jour 2017/05/18)

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Biologie

Les tortues caouanne passent la plus grande partie de leur vie en mer, mais les femelles adultes viennent à terre pour la ponte des œufs sur les plages tropicales et subtropicales tous les deux ou trois ans. Au cours d’une saison de nidification, elles pondent trois ou quatre couvées d’environ 110 œufs chacune, avec environ 14 jours d’intervalle entre chaque ponte. Les œufs éclosent au bout de 7 à 13 semaines d’incubation, selon la température du nid. La tortue caouanne est carnivore et se nourrit de divers types de crustacés, de salpes, de poissons, de calmars et de méduses. (Mise à jour 2017/05/18)

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Menaces

Les menaces anthropiques pesant sur les tortues caouannes comprennent (sans ordre particulier) les prises accessoires des pêches, l’empêtrement, le bruit sous-marin, la pollution marine, les collisions avec des navires, la pêche légale et illégale, l’aménagement du littoral, la lumière artificielle et d’autres facteurs potentiels, comme le changement climatique. La pêche, l’aménagement du littoral et la lumière artificielle ne sont pas des menaces dans les eaux canadiennes. (Mise à jour 2017/05/18)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Tortue caouanne est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La tortue caouanne est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Tortue caouanne (2010-12-02)

    Cette espèce est en déclin à l’échelle mondiale. Des déclins continus bien documentés ont été observés chez la population de l’Atlantique Nord-Ouest. Des juvéniles de cette population s’aventurent régulièrement dans les eaux canadiennes de l’Atlantique pour se nourrir. La population canadienne est menacée directement par la pêche commerciale, particulièrement les prises accessoires dans la pêche pélagique à la palangre, ainsi que par la perte et la dégradation de plages de nidification dans le sud-est des États-Unis et dans les Caraïbes. Les autres menaces incluent les prises accessoires des chaluts de fond et pélagiques, le dragage, les filets maillants, les débris marins, la pollution chimique et la récolte illégale d’œufs et de femelles nicheuses.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la tortue caouanne (Caretta caretta) dans les eaux canadiennes de l’Atlantique (2020-12-02)

    La tortue caouanne est l’une des sept espèces de tortues de mer dans le monde. Cette espèce est largement répandue dans les eaux tempérées, subtropicales et tropicales des océans Atlantique, Pacifique et Indien. La tortue caouanne niche à basses latitudes et cherche sa nourriture à des latitudes plus élevées. Neuf segments de population distincts ont été désignés dans le monde. Les tortues caouannes présentes dans les eaux canadiennes de l’Atlantique sont réputées appartenir presque exclusivement au segment de population distinct de l’Atlantique Nord-Ouest. Lorsque ces tortues sont présentes dans les eaux canadiennes pendant l’été, on les trouve habituellement au large, le long de la rupture du plateau continental et au-delà, du banc de Georges au sud des Grands Bancs. Leur répartition s’explique en partie par la température de l’eau, car elles préfèrent les eaux plus chaudes. À l’heure actuelle, il n’existe aucune estimation de la population pour le segment de population distinct de l’Atlantique Nord-Ouest. Les données de nidification font office d’indice de la population. À la suite d’une période de baisse prononcée, le nombre de nids affiche une tendance à la hausse depuis les quelques dernières années.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010-09-03)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Permis et accords connexes

  • Raison pour l'émission de la licence(#DFO-17-PMAR-00001), en vertu de l'article 74 de la LEP (2017-05-03)

    La pêche commerciale de poissons pélagiques à la palangre est autorisée pour les titulaires de permis de pêche ciblant l'espadon et d'autres thonidés (thon blanc, thon obèse, thon albacore) dans les eaux canadiennes de l'Atlantique. La pêche pélagique à la palangre comprend une ligne principale, des avançons et des hameçons appâtés qui peuvent être placés à n'importe quelle profondeur dans la colonne d'eau, en fonction de l'espèce ciblée. On sait que des prises accessoires de tortues caouannes surviennent dans le cadre des pêches pélagiques de l'espadon et d'autres thonidés à la palangre. Selon les connaissances actuelles, il s'agit de la seule menace à cette espèce provoquée par l'activité humaine dans les eaux canadiennes de l'Atlantique.
  • Raison pour l'émission de la licence(#DFO-18-PNCR-00001), en vertu de l'article 74 de la LEP (2018-06-18)

    Les activités consistent à libérer les baleines (notamment les baleines noires de l'Atlantique Nord, le rorqual bleu, la baleine-à-bec commune, le bélouga et le rorqual commun), les tortues de mer (notamment les tortues luth et les tortues caouanne), les dauphins et les marsouins pris dans des engins et lignes de pêche. Les activités de sauvetage comprennent des approches répétées en mer à bord de petits navires et des interactions physiques avec des individus dans le but de les mettre en sécurité, de les désenchevêtrer, de les remettre à l'eau et de les libérer d'engins, y compris des filets-pièges, au moyen de protocoles normalisés. De plus, les activités impliquant des animaux morts comprennent la collecte de données biologiques et le transport des animaux à un endroit où des autopsies peuvent être menées. Il n'y aura pas de prélèvement d'échantillons de tissus provenant d'animaux vivants ni d'étiquetage d'animaux vivants.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PMAR-00007), en vertu de l'article 73 de la LEP (2019-06-06)

    Cette recherche vise à recueillir de l'information sur la reproduction, l'état de santé, les réactions de stress et les charges en contaminants des baleines, et à mieux comprendre et traiter les effets cumulatifs du bruit de la navigation sur les baleines. La recherche cible la baleine noire de l'Atlantique Nord, le rorqual bleu et la baleine à bec commune. Le projet permettra de recueillir des renseignements sur la santé et le bien-être des animaux avant et après l'exposition au bruit des navires. Des survols de drones permettront de prendre des photographies aériennes pour évaluer visuellement l'état corporel des baleines (30 à 40 m au dessus de l'animal). De plus, des données hormonales seront recueillies pour évaluer l'état reproducteur et la réaction de stress. Ces données proviendront d'échantillons de peau et de petit lard (prélevés au moyen de flèches à biopsie lancées à l'arbalète), d'échantillons d'air soufflé (recueillis par des drones volant à 2,5 m au-dessus des animaux) et de matières fécales (recueillies dans l'eau). Des échantillons de petit lard et éventuellement de peau pourront également servir à évaluer les charges en contaminants (concentration de contaminants). Des étiquettes acoustiques appliquées à l'aide de ventouses permettront de recueillir des renseignements sur le comportement des baleines sous l'eau, y compris les sons qu'elles produisent et leurs réactions aux navires. Pour recueillir les biopsies, une arbalète munie de flèches avec une pointe en acier inoxydable (garnie de barbillons pour retenir l'échantillon) sera utilisée pour extraire des échantillons de peau et de petit lard dans la mesure du possible. Les flèches mesurent 7 mm x 40 mm. Les étiquettes utilisées sont des étiquettes d'enregistrement acoustique archivistique numérique non invasives attachées à une ventouse. La baleine peut ainsi être suivie à une distance de 3 à 5 milles marins et l'étiquette est récupérée quand elle tombe (2 à 6 heures plus tard). Les survols des drones permettront également de recueillir à l'occasion des photos de tortues luths et de tortues caouannes afin de compléter les renseignements existants sur la santé (y compris les taux d'empêtrement) et la taille de ces espèces, et par ricochet sur la structure des populations, dans les eaux canadiennes. Ces travaux seront accomplis dans les eaux canadiennes au large des côtes de la Nouvelle Écosse, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve-et-Labrador et dans le golfe du Saint Laurent. Les activités se dérouleront dans l'habitat essentiel désigné de la baleine noire de l'Atlantique Nord, près du bassin Grand Manan et du bassin Roseway, et dans l'habitat essentiel de la baleine à bec commune, près de la zone de protection maritime du Gully et des canyons Shortland et Haldimand au large des côtes de la Nouvelle-Écosse. Ces travaux seront effectués principalement pendant les mois d'été, bien que certaines activités pourront avoir lieu en tout temps d'avril à novembre de 2019 à 2022. Les activités autorisées par le permis sont les suivantes: Approches à proximité des animaux à bord d'un navire (baleines et tortues); Survols de drones (baleines et tortues); Prélèvement d'échantillons de biopsie (baleines seulement); et Application d'étiquettes acoustiques munies de ventouses (baleines seulement).
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PMAR-00010), en vertu de l'article 74 de la LEP (2019-01-01)

    La pêche commerciale de poissons pélagiques à la palangre est autorisée pour les titulaires de permis de pêche ciblant l'espadon et d'autres thonidés (thon blanc, thon obèse, thon albacore) dans les eaux canadiennes de l'Atlantique. La pêche pélagique à la palangre comprend une ligne principale, des avançons et des hameçons appâtés qui peuvent être placés à n'importe quelle profondeur dans la colonne d'eau, en fonction de l'espèce ciblée. Les prises accessoires accidentelles de requins blancs sont rares, mais connues, dans les pêcheries utilisant des palangriers pélagiques pour cibler l'espadon et les «autres thons». On sait que des prises accessoires de tortues caouannes surviennent dans le cadre des pêches pélagiques de l'espadon et d'autres thonidés à la palangre. Selon les connaissances actuelles, il s'agit de la seule menace à cette espèce provoquée par l'activité humaine dans les eaux canadiennes de l'Atlantique.
  • Raison pour l'émission du permis(#19-PMAR-00043 ), en vertu de l'article 73 de la LEP (2020-04-20)

    Les activités proposées feront partie d'un programme pluriannuel et plurispécifique de recherche et de conservation visant à accroître les connaissances sur la biologie et la conservation de la tortue luth et de la tortue caouanne dans les eaux du Canada atlantique. Les activités de recherche proposées contribueront à la réalisation des objectifs de rétablissement énoncés dans les documents du programme de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril (LEP) pour la tortue luth et la tortue caouanne au Canada atlantique. Les activités de recherche proposées comprendront la capture ciblée et accessoire des deux espèces ainsi que des recherches connexes. Les tortues nageant librement peuvent être capturées de façon fortuite au moyen d'efforts de capture ciblée par des navires commerciaux, ou à l'occasion de croisières de recherche sur les tortues effectuées par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) dans les eaux canadiennes. Les tortues capturées seront traitées pour la collecte de données, puis échantillonnées, étiquetées et relâchées. Les autres activités de recherche comprendront le sauvetage des tortues en détresse et l'étude et l'échantillonnage des tortues mortes. Cette recherche vise à améliorer la compréhension de la biologie, des déplacements et de la répartition de la tortue marine dans les eaux canadiennes, à évaluer la prévalence de différentes conditions d'hameçonnage dans la pêche pélagique à la palangre, et à estimer la mortalité après le rejet à la mer des tortues hameçonnées. Les activités autorisées par le permis sont les suivantes : Approches rapprochées en mer par petits bateaux. Capture de tortues pour les embarquer sur les bateaux, puis les relâcher au moyen d'une épuisette ou d'un verveux largable. Manipulation et confinement des tortues pour prélever des échantillons (mesures, échantillons de tissus et de sang) et examiner l'emplacement des hameçons. Manipulation et confinement des tortues pour appliquer des étiquettes (métalliques, de positionnement par satellite, Bluetooth, à déploiement automatique et à archivage) et des enregistreurs de données vidéo-temps-profondeur. Insertion d'étiquettes à micropuce et à transpondeur passif intégré. Libération des tortues prises dans les engins de pêche en utilisant les protocoles établis. Sauvetage des tortues échouées sur une plage. Récupération, conservation dans un endroit pour traitement, mesure, échantillonnage, transport, transfert ou élimination de carcasses, pièces ou échantillons de tortues.

Documents de consultation

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