Notification du permis

Numéro régional ou local : WLNP-2016-038

Avis par la présente, ce document (Permis) no. WLNP-2016-038, est émis en vertu des dispositions de l'article 74 de la LEP.

Objet:
Autre type d'activité nécessaire ou profitable à l'espèce

Description :
Parcs Canada réalisera un brûlage dirigé dans les unités de brûlage du complexe Eskerine et du bassin Horseshoe. Ces activités ne peuvent avoir lieu que dans des conditions optimales et ne s’échelonneront pas sur toute la durée de l’autorisation. Les brûlages dirigés sont nécessaires pour rétablir l’intégrité écologique; ils imitent les perturbations naturelles dans des secteurs où les incendies ont été supprimés par le passé, et permettent la conservation de l’habitat de prairies ouvert et de l’habitat de forêts ouvert. Les brûlages contribuent donc à l’augmentation de la diversité de l’habitat et à la santé des praires. Ces activités contreviennent à l’article 32 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en ce qui concerne le pin à écorce blanche, et aux articles 32 et 58 de la LEP pour ce qui est du porte queue demi lune. De façon générale, les brûlages dirigés devraient avoir des bénéfices pour toutes les espèces qui figurent à l’annexe 1 de la LEP, mais il est raisonnable de s’attendre à ce que certains pins à écorce blanche porteurs de cônes et qui ne sont pas mortellement infectés ainsi que des larves en hibernation de porte queue demi lune seront détruits. Le pin à écorce blanche se trouve sur les pentes à haute altitude des unités de brûlage proposées. Cette espèce et son habitat sont en déclin à cause de la suppression des incendies et de la compétition avec des espèces plus tolérantes à l’ombre. Ces facteurs, ainsi que le stress entraîné par la rouille vésiculeuse du pin blanc (maladie non indigène), ont causé un sérieux déclin des populations de pins à écorce blanche. Les brûlages dirigés prévus devraient créer davantage d’habitat de colonisation pour le pin à écorce blanche et ainsi contribuer à son rétablissement. On s’attend à ce que le sol et la couche de substrat associés à tout pin à écorce blanche sain ne soient pas touchés de façon négative par le brûlage dirigé. Plus précisément, la couche de substrat contiendra encore les caractéristiques nécessaires à la régénération et/ou à la persistance du pin à écorce blanche. De plus, le brûlage dirigé peut améliorer les caractéristiques biophysiques liées à la régénération du pin à écorce blanche en réduisant la possibilité d’empiètement des arbustes et des arbres. Les brûlages dirigés prévus créeront davantage d’habitat de prairies ouvert pour le porte queue demi lune. La diminution de la possibilité d’empiètement des arbustes et des arbres devrait également avoir des bénéfices pour le porte queue demi lune grâce à une augmentation de la disponibilité de l’habitat de prairies.

Date du début: 2017-04-19   Date de fin: 2027-03-31

Autorité de délivrance : Agences de Parcs Canada

Autorité utilisée :

  • Loi sur les espèces en péril
  • Loi sur les parcs nationaux du Canada

Localisation de l'activité (province, territoire ou océan) :

  • Alberta

Espèces touchées :

Conditions préalables :
a)toutes les solutions de rechange susceptibles de minimiser les conséquences négatives de l’activité pour l’espèce ont été envisages et la meilleure solution retenue Les solutions de rechange envisagées sont les suivantes : l’enlèvement mécanique des espèces envahissantes et aucun brûlage du pin à écorce blanche; l’enlèvement mécanique de la végétation, la suppression chimique de la végétation, et aucun brûlage de l’habitat du porte queue demi lune. Dans le cas d’autres espèces, la solution de ne pas utiliser le brûlage entraînerait un risque élevé de perte d’habitat à cause des gros incendies difficiles à maîtriser et de la perte d’intervalles historiques entre les feux, qui à son tour entraîne la perte d’un processus écosystémique qui constitue un élément de la gestion du paysage. Dans le cas du pin à écorce blanche, l’enlèvement mécanique des d’arbres envahissants ayant un petit diamètre ne peut pas reproduire les effets du feu et peut se révéler inefficace à l’échelle requise dans le parc national des Lacs Waterton. Tandis que l’enlèvement mécanique est avantageux dans le cadre d’un programme local de gestion de l’habitat, l’enlèvement mécanique seul ne permettra pas d’atteindre les objectifs écologiques du projet. Pour ce qui est du porte queue demi lune, l’enlèvement mécanique de la végétation ne permettra pas de lutter contre les effets de l’invasion du brome, et ne permettra pas l’élimination efficace des débris accumulés. Dans ce cas, l’enlèvement mécanique de permettra pas non d’atteindre les objectifs écologiques du projet. De plus, dans le cas du porte queue demi lune, l’utilisation seule de produits chimiques pour lutter contre l’invasion du brome ne permettra pas d’éliminer les débris et la couche d’humus accumulés dans les parcelles où se trouve le brome, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur la possibilité de repeuplement des espèces indigènes. b)toutes les mesures possibles seront prises afin de minimiser les conséquences négatives de l’activité pour l’espèce, son habitat essentiel ou la résidence de ses individus: Dans les zones où le pin à écorce blanche est présent, des mesures préventives (comme mouiller les combustibles autour des arbres, brûlage de protection autour des fûts, éliminer les combustibles adjacents ou éviter complètement les zones) seront prises, notamment dans les zones où des pins à écorce blanche possiblement résistants à la rouille vésiculeuse ont été observés avant le brûlage, afin d’éviter la destruction accidentelle de ces arbres. Une récolte de graines et de boutures sera également effectuée en vue de préserver la diversité génétique, de produire des semis pouvant servir à des analyses de résistance à la rouille vésiculeuse et d’exécuter des projets de plantation de rétablissement. Le brûlage dirigé dans le polygone d’habitat essentiel du porte queue demi lune visera principalement des zones hors de l’habitat essentiel de l’espèce. La collectivité végétale sera également examinée avant et après les brûlages pour évaluer la réponse du système aux feux, dont la santé des pâturages, la population de mauvaises herbes et les caractéristiques de l’habitat essentiel. Un programme de surveillance des mauvaises herbes et de lutte contre celles ci sera mis en œuvre pour s’attaquer aux espèces qui auront proliféré après les brûlages. c) l’activité ne mettra pas en péril la survie ou le rétablissement de l’espèce: Un objectif en matière d’effectif et de répartition fondé sur le site établi dans le plan d’action proposé visant des espèces multiples dans le parc national des Lacs Waterton du Canada et le lieu historique national du Ranch Bar U (Parcs Canada, 2017a) est « [d’]établir, dans toute l’aire de répartition de l’espèce, une population [de pins à écorce blanche] autosuffisante et résistante à la rouille vésiculeuse qui présente les caractéristiques suivantes : dispersion naturelle des graines, connectivité, diversité génétique et capacité d’adaptation au changement climatique. » Les brûlages dirigés devraient permettre d’atteindre cet objectif en réduisant la concurrence exercée par les essences ombrophiles et en créant un habitat propice à la régénération du pin à écorce blanche. L’objectif en matière d’effectif et de répartition mentionné dans le programme de rétablissement du porte queue demi lune est « [d’]assurer la persistance du porte queue demi lune dans toutes les localités existantes connues (et toute nouvelle localité) à l’intérieur de l’aire de répartition de l’espèce au Canada. » L’objectif en matière d’effectif et de répartition fondé sur le site établi dans le plan d’action proposé visant des espèces multiples dans le parc national des Lacs Waterton du Canada et le lieu historique national du Ranch Bar U (Parcs Canada, 2017a) est d’assurer la persistance du porte queue demi lune dans sa localité connue du parc national des Lacs Waterton. Les brûlages dirigés prévus devraient toucher environ 21 % du polygone d’habitat essentiel. Les brûlages dirigés ciblent une zone hors de l’habitat essentiel, où l’habitat est de plus faible qualité, et ne devraient pas compromettre l’atteinte des objectifs établis pour l’espèce en matière d’effectif et de répartition.

Personne(s)-ressource(s)
Parcs Canada
Conservation et gestion des espèces
Conservation des ressources naturelles
Parcs Canada
30, rue Victoria 3ième étage
Gatineau, QC
J8X 0B3
Tel: 888-773-8888
Fax: 819-420-9273
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